Berry Bro’s & Rudd Craigellachie 14 ans Cask Strength

60,1% al.c/vol.

Cask 70900669 – Distillé en 2007, embouteillé en 2022

Patrick 89%
J’aime tellement ces beaux single malts purs et boisés! Ils représentent selon moi le cœur de ce qu’est le scotch, et ce Craigellachie en est un superbe exemple. Nez : Foin sec, biscuits, miel, vanille et chêne sec. Après quelques minutes, je remarque aussi des pommes vertes et une touche d’agrumes. Bouche : Belle arrivée en bouche boisée et mielleuse, avec du jus de pommes vertes, des agrumes et du sucre d’orge. La texture en bouche est agréablement huileuse. Finale : D’une très belle longueur, boisée et épicée.

Kim 83
Nez : Oh boboy, l’alcool m’assaille les narines au point où je me demande si le métal de mon piercing va fondre. S’ouvre ensuite sur un côté vineux, rappelant le bouchon de liège d’un vin blanc, du poivron vert rôti, de la pelure de citron grillée et de la pomme verte. Bouche : J’ajoute rarement, voire jamais d’eau à mon whisky, mais là une petite goutte s’impose. Le profil de saveurs est costaud, presqu’austère, sur le grué de cacao et le grain de café couvert de chocolat noir. Les tannins surgissent sans délicatesse, asséchant la bouche sur un moyen temps. Si ce n’est pas tout à fait mon profil de goûts, je ne doute pas qu’il saura plaire à certains.

Tin Roof – Bomb de Pomme

72% alc./vol.
Distillerie située à Lunenburg en Nouvelle-Écosse – Whisky infusé avec du bois de pommier et du bâton de cannelle.

Patrick 87%
J’ai pris un peu peur lorsque j’ai vu la mention « whisky infusé » mais, à ma grande surprise, j’ai en fait retrouvé un whisky superbement balancé et très agréable à boire. Et si le taux d’alcool ne se ressent pas au goût, quelques minutes après avoir commencé à ses mots, je le ressens dans le fond de l’estomac. Bref oui, absolument, mais à petite dose. Nez : Sans surprise, je retrouve au nez de belles pommes rouges juteuses et un peu de cannelle, mais aussi un peu de caramel et de vanille. Bouche : J’étais plutôt appréhensif face au taux d’alcool de 72%, mais il donne l’impression d’être beaucoup plus raisonnable. Bref, j’y retrouve de la cannelle, du caramel, des pommes rouges sucrées et beaucoup d’épices, dont une bonne dose de poivre noir. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fruitée et épicée.

Kim 85%
Nez : Outre l’évident copeau de pommier, qui rappelle un brandy de pomme, et l’alcool, j’ai des épices et pas seulement les bâtons de cannelle qu’on a infusé dans le spiritueux. Malgré le profil ultra-arrangé-avec-le-gars-des-vues, j’ai du cumin et de la coriandre moulus qui se joignent au mélange. Bouche : J’infuse parfois du whisky avec du gras de bacon, et je retrouve un peu ce côté gras et viandé ici. Par ailleurs, la cannelle et la pomme se font subtiles, fondues. L’alcool, un impressionnant 72%, s’intègre franchement bien, ce qui pourrait être dangereux. Un produit curieux, mais vraiment pas déplaisant.

Société Secrète – Soleil Noir 6 ans

46,5% alc./vol.
Brassé à partir d’un mélange d’orge et de blé rouge malté du Québec. Vieilli six ans dans un baril de chêne français. La distillerie est située à Cap d’Espoir, en Gaspésie.

Patrick 90%
Un whisky extraordinaire, qui démontre que le Québec n’est peut-être pas si loin de produire certains des meilleurs whiskys au monde. Nez : Le parfum me fait penser à de la dentelle : délicat et complexe, avec une balance admirable. J’y retrouve des notes de sous-bois, de petits fruits des champs, de caramel, de mélange d’épices boréales… Vraiment unique. Le genre de parfum auquel je pourrais consacrer des heures. Bouche : Ici, je retrouve un mélange de bois sec et grillé en premier plan, pour ensuite retrouver les arômes détectés aux, soient les notes de sous-bois, les petits fruits des champs, le caramel et le mélange d’épices boréales. Finale : C’est malheureusement ici que ce chef d’œuvre perd ses points, celle-ci étant trop courte. Peut-être est-ce aussi que j’ai été tellement impressionné par le reste que j’aurais voulu que le plaisir s’étire indéfiniment??

SFR 3 ans

45% alc./vol.

Le whisky SFR est un assemblage de deux moûts qui ont été vieillis séparément pendant 3 ans dans des fûts de chêne neufs et des fûts ayant contenu du bourbon. Ce whisky est distillé à partir d’un mélange de 88 % de maïs, 10 % de seigle et 2 % d’orge maltée.

Patrick 84%
Un whisky qui goûte super bon, mais dont la dilution bâclée a tout gâché. Bref, à suivre, je ne peux pas croire qu’ils ne trouveront pas comment corriger ce problème (si quelqu’un de la distillerie lit ceci, donnez-moi un coup de fil, je vais vous expliquer comment faire en 5 minutes). Nez : Parfum agréable, avec des bananes vertes, des épices grillées, des pommes et de la cassonade. Un parfum tout de même assez unique. Bouche : Les épices sont au premier plan, avec du caramel, du fudge et de la vanille. Puis, la banane verte revient faire un tour avec des noix de Grenoble et des pommes grillées avec une pointe de cannelle. Son seul défaut est la texture en bouche qui est vraiment mince. Dommage. Finale : Insuffisante, comme la texture en bouche.

Kim 83%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Aurais-je le nez dans un bouquet de fleurs? Lilas printanier, pétales de rose séchées et une généreuse dose de cannelle. Viennent ensuite des fruits rouges, comme des cerises juteuses et de la confiture de fraises. Vraiment complexe et prometteur. Bouche : Mes attentes étaient élevées, je suis donc un peu déçue… Adieu la complexité et la promesse de belle sucrosité. Le bois est vraiment présent, un peu vert. Quel dommage. Au 2e tour je lui pardonne un peu cette verdure douteuse, mais pas tout à fait.

Red Bank Sailor’s Reserve

45% alc./vol.

Malgré nos recherches, il semble que la seule différence de ce whisky, comparativement à la version régulière, soit 5% d’alcool…

Patrick 77%
Un whisky plutôt et sans grand intérêt. Nez : Blé soporifique avec une touche florale, amandes et caramel. Bouche : Des fleurs, du chêne, un peu de miel et les épices du seigle. La texture en bouche est presque aqueuse. Finale : Un peu courte, épicée.

Kim 72%
Nez : 7-Up, odeur caractéristique de whisky très jeune, pelure de pomme verte, je ne me fais pas de trop grosses attentes. Bouche : L’attaque est astringente, presque violente. Bois vert, la finale vient corriger un peu et rappelle un 7-up dégazé, mais ça reste dans l’ensemble plutôt ordinaire.

Maverick Barnburner Small Batch

41,6% alc./vol

Le Barnburner est un assemblage de whiskies de maïs et de seigle, ayant subi un double vieillissement en fûts de bourbon à la distillerie Maverick, à Oakville, en Ontario.

Patrick 81%
Ma première impression, à l’aveugle, fût de trouver ce whisky plutôt soporifique. Toutefois, au moment d’écrire ces lignes, je dois admettre que si ce whisky ne regorge pas d’originalité, il se boit tout de même très bien. Nez : Parfum relativement léger et très typique des whiskys canadiens, avec des notes sucrées de maïs, une touche d’épices venant du seigle et un peu de chêne sec. Bouche : Vanille, caramel, maïs, pommes, poires et une note de fumée extrêmement subtile. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Kim 91%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Alcool à friction, c’est mauvais signe. J’ai vraiment de la difficulté à sentir autre chose que ça… décapant à vernis à ongles et acétone? Concentré de jus d’orange en canne des années 90 et mélange d’épices à pain d’épice. Bouche : Wow, c’est étrange mais bon. À fond sur une marinade sucrée, le brûlé est encore là et ça rend l’expérience riche et gourmande. Comment un whisky peut-il est si moche au nez mais si bon?

Kilchoman Machir Bay Cask Strength 2021

58,3% alc./vol.

Patrick 90%
Je commence à manquer de superlatifs pour décrire les scotchs de Kilchoman. Alors, au risque de me répéter, voici encore une autre réussite de la part de cette spectaculaire distillerie d’Islay. Nez: Dès la première inspiration, je reconnais le style des Machir Bay de Kilchoman. Fumée de tourbe terreuse, touche saline, agrumes et un peu de chêne sec. Bouche : Porté par une belle texture, j’y trouve des notes de fumée de tourbe terreuse et salée, des agrumes, du chêne sec, un peu de vanille et de la cendre de cigare. Finale : D’une très belle longueur, fumée, salée, boisée avec une discrète note d’agrumes sucrés.

Kim 90%
Nez : Pied de brocoli enrobé de bacon, poivron vert grillé sur le charbon, une touche d’extrait de vanille, mais je me retrouve rapidement le nez dans mon fumoir, à contrôler la fumaison à froid de plusieurs flancs de porc saumurés. Bouche : Une bonne tranche de jambon forêt noir, ou encore de ce que les Anglais appellent du bacon mais qui n’est finalement que du jambon. Et le jambon, on couvre habituellement ça de sirop d’érable, mais dans ce cas j’ai le sucré sans l’érable et c’est parfait sans tomber dans l’outrance. Le poivron vert grillé demeure, venant équilibrer la chose. C’est bon, mais je ne suis pas surprise venant de Kilchoman.

Whisky Sponge The Marketing Malt 15 ans

57,1% alc./vol.

Decadent Drinks ne peut pas vous dire qu’il s’agit d’un Macallan… mais nous ne sommes soumis à aucune restriction de ce genre. Ce whisky a été élevé pendant 15 ans dans un fût de sherry, rempli à l’origine en 2008. Il s’agit d’un exemple rare de whisky provenant de cette distillerie aujourd’hui malheureusement fermée. L’étiquette rend humblement et respectueusement hommage à ce grand whisky en faisant allusion à la version grandeur nature de la maison des Teletubbies qui a été érigée à l’endroit où elle se trouvait autrefois. Veuillez déguster ce whisky dans un silence empreint de révérence, avec un respect mélancolique et un profond sentiment de sérieux.
Pour des raisons que même la science ne peut expliquer entièrement, le whisky a toujours été meilleur lorsqu’il était baigné dans un marketing ne contenant que les histoires les plus vivantes et les plus incroyables. En raison de l’amélioration de la qualité des spiritueux, la plupart des distilleries plus récentes n’insistent plus sur l’utilisation de ce genre de gadgets marketing. Les directeurs du THE MARKETING MALT, eux, le font !
Seul le marketing le plus raffiné et le plus exquis est utilisé dans la création du The Marketing Malt. La direction se consacre sans relâche à ce processus, ce qui fait du The Marketing Malt le summum de tout le marketing du whisky – la Fiat Uno des malts ! »

Patrick 90%
Du grand Macallan, même s’il ne faut pas en prononcer le nom. Les embouteillages réguliers étant ridiculement trop cher, il faut savoir se tourner vers les embouteilleurs, même si ceux-ci ne nous pas vraiment de cadeaux non plus. Nez : Du beau xérès profond, du bois, de la terre mouillée recouverte de quelques feuilles mortes et de délicieux et riches petits fruits mûrs. Bouche : Superbe texture en bouche, supportant de riches fruits mûrs, du chêne grillé et épicé, du tabac et un peu de chocolat noir. Finale : D’une très belle longueur, avec du chêne grillé, des fruits mûrs et du fudge.

Kim 85%
Nez: Une petite touche de soufre se glisse désagréablement comme des publicités trop longues au cinéma, mais on finit par s’en remettre lorsqu’on ouvre le sac de Nibs et que le gras du beurre sur le popcorn nous glisse sur la langue. Parce que oui, beurre et Nibs font partie de mes notes au nez, mais aussi des arômes tertiaires de tabac, champignons et feuilles mortes. Bouche : Sensation beurrée, et je ne parle pas du goût mais plutôt de la rondeur sur la langue. C’est plaisant, l’alcool vient envelopper un caramel au tabac, des framboises lyophilisées, et du chocolat blanc. Sans me jeter sur le popotin, et surtout pour le prix, il est tout de même bien sympa.

Macallan 15 ans

43% alc./vol.

Patrick 86%
Un très bon whisky, mais 350$ pour un dram de seulement 15 ans dilué au maximum? Je suis plutôt fan de Macallan, mais c’est le genre de truc qui fait que je suis toujours gêné de l’avouer en public. Nez: Le délicieux xérès typique des embouteillages de Macallan est bien présent au nez avec des fruits secs, du caramel, de la vanille, des pommes cuites et des miettes de chocolat sur une planche de chêne grillée. Bouche : Raisins secs et chêne grillé, un zeste d’agrumes et quelques gouttes de vanille. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et fruitée.

Kim 80%
Nez : Agréablement vineux, comme un vieux Bordeaux qui en serait rendu à libérer des arômes tertiaires de feuilles mortes, de champignons. S’y ajoute de la pomme enrobée de caramel rappelant avec nostalgie une balade à Expo-Québec. Bouche : La feuille morte s’impose, et j’aurais aimé ou plutôt je me serais attendue à une rondeur pour venir équilibrer, mais malgré toute ma patience, je reste sur des arômes tertiaires. On s’entend, le tertiaire c’est super, mais dans un whisky il faut que ce soit équilibré et là tout ce que j’ai c’est de la pastille Cepacol pour venir trancher ma bouchée de feuilles automnales. C’est pas mauvais, mais à ce prix-là mes attentes sont quand même un peu plus élevées.

Deanston Virgin Oak Cask Strength

58.5% alc./vol.
Édition 2023 – Batch #1

Patrick 84%
Le parfum de ce dram mérite presque une note parfaite, mais la bouche présente une intensité que j’ai eu un peu de misère à maîtriser. Ça demeure un bon scotch, mais mes attentes étaient plus élevées, surtout considérant que j’aime beaucoup la version régulière. Nez: La parfum est mais tout de même d’une belle intensité, avec de délicieuses notes de caramel, de vanille et de miel, ainsi qu’une touche de pommes vertes. Bouche : Ici, je dis adieu à la douceur. En fait, l’arrivée en bouche est aussi douce qu’un coup de planche de bois sec en pleines dents, après avoir pris une bonne croquée de grains de poivre noir non moulus! Toutefois, après la deuxième gorgée, le caramel, le miel et la vanille viennent mettre un subtil baume sur le coup de planche. Ici encore, la touche de pommes vertes vient ajouter un agréable niveau de complexité à l’ensemble. Finale : D’une belle longueur, marquée par la planche de chêne sec.

Kim 78%
Nez : Impression poussiéreuse et boisée, comme d’un vieux chalet en bois ou d’un garage dans lequel on entreposerait du bois, des outils et un VTT. L’alcool se manifeste peu subtilement et mes narines nécessitent un moment avant de reprendre leur esprit, ce qui ne m’arrive pas avec la plupart des CS. Bouche : Définitivement, on reste encore dans le garage, l’atelier de menuiserie, avec le bois traité, mais aussi une généreuse dose de vernis. C’est aride, mais aussi curieux, sauf que je ne suis pas sure si c’est curieux bon ou curieux pas-bon.