Chivas Regal 15 ans

40% alc./vol.
Affiné en fûts de cognac.

Patrick 84%
Un bon whisky offrant une complexité intéressante… Le site web officiel recommandant de le déguster sur glace, mes attentes étaient plutôt basses (avait-on quelque chose à cacher?), mais je dois admettre être assez satisfait de l’expérience. Nez : Parfum fruité, avec des notes de raisins, de pommes rouges, d’oranges, de caramel et de vanille. Bouche : Un mélange beaux fruits mûrs et séchés, des oranges, du caramel et beurre, de la vanille, des poires trempées dans le miel, des fruits secs et un peu de chêne grillé. Finale : D’une longueur moyenne, chaleureuse avec du chêne grillé et des notes fruitées rappelant le cognac.

Chivas 12 ans (1980’s)

43% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Blends Chapitre II » de la Maison du Whisky. Chivas doit son nom à James Chivas, propriétaire d’une épicerie créée en 1820 à Aberdeen. Le succès de son entreprise lui vaut un Royal Warrant de la reine Victoria en 1843. Si la lignée des Chivas s’éteint en 1893, la société conserve le nom de Chivas Brothers. Propriétaires de six marques de blends, ses dirigeants Charles Howard et Alexander Smith profitent du développement rapide de l’économie américaine pour mettre sur le marché un assemblage de luxe : Chivas 25 ans. La version 12 ans a quant à elle été lancée en 1939 pour le marché américain, son âge plus modeste visant à préserver les stocks. Exsangue financièrement au sortir de la guerre, Chivas est repris en 1949 par Seagram qui rachète la distillerie Milton l’année suivante et la renomme Strathisla ; cette dernière devient alors un composant majeur de l’assemblage et le siège de la marque.

Patrick 82%
Ce vieil embouteillage ne fera pas de moi un fan de ce blend qui n’est pas vraiment dans mes goûts. Bref, c’est bien, sans plus. Nez : Notes d’oranges et de pommes fraiches, avec du miel floral et du cuir chauffé au soleil. Bouche : Belle texture huileuse en bouche, apportant une délicate note de fumée, du cuir, des oranges, du chêne grillé, des pommes vertes et une goutte de miel. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne grillé.

Johnnie Walker Red Label (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Blends Chapitre II » de la Maison du Whisky. À 15 ans, John Walker achète une épicerie en 1819 à Kilmarnock, sa ville natale. S’il vend déjà du whisky, c’est son fils Alexander qui crée, dans les années 1860, le Walker’s Old Highland Blend. Sa célèbre bouteille carrée est l’ancêtre des versions Red Label et Black Label de 1909, ornées du Striding Man dessiné par Tom Browne l’année précédente. La société est rachetée par Distillers Company Limited (DCL) en 1925. Devenu le blend le plus vendu du monde dans les années 1950, le succès de Johnnie Walker ne s’est, depuis, jamais démenti.

Patrick 90%
Ok, je n’ai pas affaire au Red Label de la SAQ! Mon Dieu, j’ai l’impression d’avoir en fait goûté un « Blue Label ». J’ai comme l’impression qu’en introduisant le « Blue », Diageo a dilué la qualité de ses autres produits afin de motiver leurs clients à dépenser plus. Ça me tombe sur les nerfs lorsque j’entends des gens dire que les whiskys étaient bien meilleurs « dans le bon vieux temps » mais ici, je suis forcé de leur donner raison. [NDLR : L’échantillon provient du bouteille destinée au marché Italien des années 70]. Nez : Hein? Quoi? Je dois valider sur l’étiquette que je ne me suis pas trompé… Oui, c’est bien du Red Label. Mais quel parfum sublime! De la cire, de la fumée de tourbe bien mesurée, du poivre, du curry, des oranges, du caramel onctueux, de la vanille et un peu de chêne. Le tout est complexe et rudement bien balancé. Bouche : La texture en bouche est légèrement déconcertante, étant à la fois un peu aqueuse et cireuse… Masi globalement très agréable. Le goût est quant à lui extraordinairement complexe, avec du bois brûlé, de la fumée de tourbe hyper aromatique, du curry, des fruits des champs bien mûrs, du poivre, des oranges, du miel et du caramel. Finale : D’une superbe longueur, boisée, fumée et épicée.

William Grant’s (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Blends Chapitre II » de la Maison du Whisky. L’histoire du blend William Grant’s commence en 1898, après la fondation de Glenfiddich (1887) et de Balvenie (1893) par la famille Grant. En 1903, William Grant embauche son beau- fils, Charles Gordon, pour vendre son whisky. Après des débuts laborieux, Grant’s – alors connu sous le nom de Grant’s Standfast d’après la devise de la famille – trouve le succès au Royaume-Uni et surtout en Amérique. Sa bouteille triangulaire est conçue en 1957 par le designer Hans Shleger. L’ingrédient principal de Grant’s est le whisky de grain Girvan, distillerie appartenant à William Grant & Sons, de même que les whiskies de malt Glenfiddich, Balvenie et probablement Ladyburn pour une édition de cette époque.

Patrick 87%
Un très bon whisky, qui me fait réaliser pourquoi les blends ont éclipsé les single malt pendant tout le XXème. Avec une telle complexité et une telle balance vendue à un prix si raisonnable, il n’y avait pas de raisons d’aller explorer le monde alors « sauvage » des singles. Nez : Très doux, semble plus marqué par le whisky de grain que celui de malt. J’y retrouve du miel et du caramel, mais sans le sucre normalement associé à ces arômes. Il y aussi pommes très mûres et un peu de citron. Bouche : Belle complexité et superbe texture en bouche. J’ai l’impression qu’il y a du savoir-faire qui s’est perdu à ce chapitre depuis les années 70! En termes de saveurs, j’au retrouve du bois brûlé, un mélange de pommes mûres, de pommes vertes et de poires vertes, du citron et un petit trait de caramel. Finale : D’une belle longueur, marquée par les pommes vertes et le bois brûlé, voire fumé.

Glenlivet Fusion Cask

40% alc./vol.
Âgé dans des fûts de rhum et de bourbon de premier remplissage.

Patrick 84%
Un autre bon dram dont on a raté la dilution (ou filtration). Enfin, à moins d’être têteux comme moi et André (car c’est sa faute, c’est lui qui m’a montré à apprécier la texture d’un whisky!), ça reste plaisant à boire. Nez : Un parfum d’une rare profondeur pour un dram dilué à 40%, avec du riche caramel, de la vanille, des oranges, de la noix de coco et des céréales sucrées. Bouche : Toujours le caramel au premier plan, mais avec une note de bois grillé, des abricots, des pommes fraiches, des bananes et une subtile touche d’agrumes. La texture en bouche est toutefois un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, boisée avec un subtil zeste d’orange.

Kim 76%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Fruits exotiques, mais avec un je ne sais quoi de malaisant, un peu comme du sirop aux bananes. C’est doux, et je m’explique mal pourquoi il ne me revient pas. Au 2e tour, vinaigre de riz, ce qui ne me donne pas envie d’y regouter. Bouche : Il se découvre en deux temps, premièrement une belle douceur avec une intense sucrosité et encore la saveur de banane, mais pas déplaisante. Vient ensuite un kick plus corsé, presque boisé, voire charpenté. Je ne sais pas trop quoi en penser… Au 2e tour je suis encore moins convaincue, la finale sur le sirop antimucosité me laisse perplexe.

Glenlivet 12 ans (1970’s)

43% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Si Glenlivet a toujours été disponible comme single malt, la marque prend son envol au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, grâce notamment aux efforts de Bill Smith Grant. Soucieux de son indépendance vis-à-vis des assembleurs et conscient du potentiel du marché américain, il fait de Glenlivet le single malt le plus vendu aux États-Unis. Si Glenlivet 12 ans était le principal embouteillage de la distillerie, on trouve encore certaines bouteilles datant des années 1940.

Patrick 90%
Incroyable! L’un des meilleurs Glenlivet que j’aie eu! Bon, considérant le succès commercial de la marque, ils doivent savoir ce qu’ils font, mais pour le passionné que je suis, je ne comprends pas comment un tel produit a pu devenir autant soporifique aujourd’hui. Message à l’équipe de la distillerie, si vous produisez à nouveau ce whisky (appelez-le « l’Original » ou whatever), je serai votre meilleur client! Nez : Un bel arôme d’une puissance bien mesurée, avec des pommes, des oranges, du citron, des herbes et une certaine minéralité. Bouche : Délicieux! Des pommes trempées dans le caramel, des oranges, des herbes, du chêne grillé et toujours la minéralité détectée au nez. Belle texture en bouche cireuse. Finale : D’une belle longueur, portée sur la minéralité, le chêne grillé et des pommes légèrement brunies.

Glendronach 8 ans (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Glendronach 8 ans est une édition produite dans les années 1970 à début 1980, sous l’ère William Teacher & Sons. Connue pour son blend Teacher’s Highland Cream, la famille est propriétaire de la distillerie de 1960 à 1976, jusqu’à son rachat par Allied Distillers. Existent plusieurs versions de différents degrés, en bouteille haute ou en bouteille dumpy, dont les mentions diffèrent sur l’étiquette : Pure Malt Whisky, Scotch Malt Whisky et finalement Single Malt Whisky.

Patrick 88%
Une belle surprise que ce jeune GlenDronach, complexe et savoureux et qui m’a donné l’impression d’être âgé de quelques années de plus. Quand je goûte un tel produit, j’ai de la misère à comprendre pourquoi les single malts n’étaient pas plus populaires à l’époque! Nez : Le parfum est marqué par les fruits tropicaux, en particulier des fruits de la passion et la mangue, mais aussi par du caramel légèrement brûlé. Bouche : Belle texture cireuse en bouche. Les saveurs sont riches et suaves, avec des fruits tropicaux bien mûrs et juteux, des agrumes, du chêne grillé, des fruits du verger, une touche herbacée et une certaine minéralité. Finale : Un peu courte, mais savoureuse.

Glenfarclas 35 ans Warehouse Edition

43% alc./vol.
Nouvelle gamme Glenfarclas, un whisky de garde entre 30 et 40 ans d’âge. Vieilli exclusivement en fûts de sherry espagnol. Les versions 35 et 40 ans seront disponibles ponctuellement, la distillerie gérant ses stocks de vieux whiskies. Le directeur de la distillerie, Callum Fraser, aurait découvert un lot de fûts approchant leurs 35 ans, dignes de donner naissance à une nouvelle cuvée. Son élégant coffret reproduit les célèbres portes rouges des chais Glenfarclas. 

André 90%
Glenfarclas poursuit sa renommée sur la qualité de la sélection de ses fûts de sherry. Comme d’habitude ici, on a troqué l’opulence de certains xérès pompeux pour la justesse bien dosée, un sherry festif laissant la place à de belles nuances fruitées et des épices bien équilibrées. Nez présentant des notes de framboises et de succulentes notes d’oranges, de l’abricot séché, du miel, raisins des céréales Raisin Brand, chocolat au lait fourré de caramel. La bouche dévoile des épices plus insistantes, une touche de cannelle et de terreau humide. Épices du bois de chêne bien présentes, petits fruits séchés, cannelle et gingembre, caramel, chocolat, humus, oranges, figues, raisins de Corinthe, vieux cuir huilé. On pourrait penser le taux d’alcool un peu mince mais il est tout à fait approprié et laisse place aux armes et saveurs les plus volatiles. Au départ, le sherry est légèrement pétillant avant de transiter vers quelque chose de plus huileux et gras. La finale est fruitée, festive et finement épicée, de longueur très appréciable. Superbe expression, la finesse du sherry est impressionnante.

Patrick 94%
Un whisky tout à fait magistral, d’une intensité et d’une richesse étonnante. Nez: Le parfum est extrêmement riche, au point où j’ai dû me reculer dans ma chaise et ralentir de rythme de ma dégustation. J’y retrouve des amandes grilles, des fruits séchés, du gâteau aux fruits, du caramel écossais et du chocolat noir. Bouche : Superbe texture soyeuse en bouche, apportant de riches saveurs de gâteau aux fruits, du chocolat noir légèrement amer, du caramel écossais, un peu de cannelle, le tout présenté sur une planche de chêne brûlée. L’intensité des saveurs donne l’impression que le taux d’alcool est plus élevé que 43%, ce qui est très positif pour ce dram. Finale : D’une superbe longueur, soyeuse, chaleureuse, fruitée et avec du bois brûlé.

Glenfarclas 17 ans

43% alc./vol.

Patrick 90%
Un étonnant et délicieux Glenfarclas, merci à Francis de m’en avoir offert un échantillon! Ce n’est pas Glenfarclas comme je le connais, c’est mieux encore. Un excellent rapport qualité/prix qui permet d’épater la visite sans casser son cochon. Nez : Étrange, j’ai eu l’impression de mettre le nez dans un verre de rhum tellement il déborde sucre. J’y retrouve aussi des fruits mûrs, des dattes et du caramel. Bouche : Porté par une belle texture, la première chose qui me frappe est une petite note de fumée de tourbe. C’est subtil, mais tellement surprenant pour un Glenfarclas que c’est la première chose que j’ai remarqué. Ensuite, le xérès apporte évidemment son lot de fruits mûrs, mais aussi des noix, de la cannelle et un peu de chêne brûlé. Finale: D’une longueur Moyenne, épicée et fruitée, avec une touche de chocolat au lait.

Glenfarclas 5 ans (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Ce Glenfarclas 5 ans importé en Italie par Co. Import rencontre le goût particulier des Italiens pour les jeunes whiskies. Comme de nombreuses distilleries dans les années 1960 et 1970, Glenfarclas fait embouteiller ses whiskies sous licence par des négociants comme Gordon & MacPhail, à travers leur filiale Grant Bonding Co. Il faut attendre 1979 pour que la distillerie reprenne la main sur ses embouteillages.

Patrick 79%
Si Glenfarclas est aujourd’hui connue pour utiliser quasi exclusivement d’ex-fûts de xérès et mettre sur le marché des produits matures, il en tout autrement avec ce dram : Jeune, visiblement âgé dans un ex-fût de bourbon n’ayant plus grand chose à offrir, je constate que la distillerie a fit un bon bout de chemin entre les années 70 et 2000! Cela étant dit, ce n’est pas mauvais, et je peux comprendre les Italiens des années 70 de s’être rafraichis avec un tel dram qui devait probablement être servi avec beaucoup de glace. Nez : Oh, ce n’est pas un Glenfarclas comme ceux que j’ai appris à aimer depuis 25 ans! Le parfum est jeune, et déborde de notes maltées et céréalières, un peu de chêne sec et de subtils fruits tropicaux. Bouche : Ouf, le new make n’est pas loin! Du chêne, du malt, des ananas, de la banane, du miel et de l’alcool qui ne s’est pas encore suffisamment arrondi. La texture en bouche est un peu mince. Finale : Un peu courte, surtout marquée par l’alcool.