SFR 3 ans

45% alc./vol.

Le whisky SFR est un assemblage de deux moûts qui ont été vieillis séparément pendant 3 ans dans des fûts de chêne neufs et des fûts ayant contenu du bourbon. Ce whisky est distillé à partir d’un mélange de 88 % de maïs, 10 % de seigle et 2 % d’orge maltée.

Patrick 84%
Un whisky qui goûte super bon, mais dont la dilution bâclée a tout gâché. Bref, à suivre, je ne peux pas croire qu’ils ne trouveront pas comment corriger ce problème (si quelqu’un de la distillerie lit ceci, donnez-moi un coup de fil, je vais vous expliquer comment faire en 5 minutes). Nez : Parfum agréable, avec des bananes vertes, des épices grillées, des pommes et de la cassonade. Un parfum tout de même assez unique. Bouche : Les épices sont au premier plan, avec du caramel, du fudge et de la vanille. Puis, la banane verte revient faire un tour avec des noix de Grenoble et des pommes grillées avec une pointe de cannelle. Son seul défaut est la texture en bouche qui est vraiment mince. Dommage. Finale : Insuffisante, comme la texture en bouche.

Kim 83%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Aurais-je le nez dans un bouquet de fleurs? Lilas printanier, pétales de rose séchées et une généreuse dose de cannelle. Viennent ensuite des fruits rouges, comme des cerises juteuses et de la confiture de fraises. Vraiment complexe et prometteur. Bouche : Mes attentes étaient élevées, je suis donc un peu déçue… Adieu la complexité et la promesse de belle sucrosité. Le bois est vraiment présent, un peu vert. Quel dommage. Au 2e tour je lui pardonne un peu cette verdure douteuse, mais pas tout à fait.

Red Bank Sailor’s Reserve

45% alc./vol.

Malgré nos recherches, il semble que la seule différence de ce whisky, comparativement à la version régulière, soit 5% d’alcool…

Patrick 77%
Un whisky plutôt et sans grand intérêt. Nez : Blé soporifique avec une touche florale, amandes et caramel. Bouche : Des fleurs, du chêne, un peu de miel et les épices du seigle. La texture en bouche est presque aqueuse. Finale : Un peu courte, épicée.

Kim 72%
Nez : 7-Up, odeur caractéristique de whisky très jeune, pelure de pomme verte, je ne me fais pas de trop grosses attentes. Bouche : L’attaque est astringente, presque violente. Bois vert, la finale vient corriger un peu et rappelle un 7-up dégazé, mais ça reste dans l’ensemble plutôt ordinaire.

Maverick Barnburner Small Batch

41,6% alc./vol

Le Barnburner est un assemblage de whiskies de maïs et de seigle, ayant subi un double vieillissement en fûts de bourbon à la distillerie Maverick, à Oakville, en Ontario.

Patrick 81%
Ma première impression, à l’aveugle, fût de trouver ce whisky plutôt soporifique. Toutefois, au moment d’écrire ces lignes, je dois admettre que si ce whisky ne regorge pas d’originalité, il se boit tout de même très bien. Nez : Parfum relativement léger et très typique des whiskys canadiens, avec des notes sucrées de maïs, une touche d’épices venant du seigle et un peu de chêne sec. Bouche : Vanille, caramel, maïs, pommes, poires et une note de fumée extrêmement subtile. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Kim 91%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Alcool à friction, c’est mauvais signe. J’ai vraiment de la difficulté à sentir autre chose que ça… décapant à vernis à ongles et acétone? Concentré de jus d’orange en canne des années 90 et mélange d’épices à pain d’épice. Bouche : Wow, c’est étrange mais bon. À fond sur une marinade sucrée, le brûlé est encore là et ça rend l’expérience riche et gourmande. Comment un whisky peut-il est si moche au nez mais si bon?

Kilchoman Machir Bay Cask Strength 2021

58,3% alc./vol.

Patrick 90%
Je commence à manquer de superlatifs pour décrire les scotchs de Kilchoman. Alors, au risque de me répéter, voici encore une autre réussite de la part de cette spectaculaire distillerie d’Islay. Nez: Dès la première inspiration, je reconnais le style des Machir Bay de Kilchoman. Fumée de tourbe terreuse, touche saline, agrumes et un peu de chêne sec. Bouche : Porté par une belle texture, j’y trouve des notes de fumée de tourbe terreuse et salée, des agrumes, du chêne sec, un peu de vanille et de la cendre de cigare. Finale : D’une très belle longueur, fumée, salée, boisée avec une discrète note d’agrumes sucrés.

Kim 90%
Nez : Pied de brocoli enrobé de bacon, poivron vert grillé sur le charbon, une touche d’extrait de vanille, mais je me retrouve rapidement le nez dans mon fumoir, à contrôler la fumaison à froid de plusieurs flancs de porc saumurés. Bouche : Une bonne tranche de jambon forêt noir, ou encore de ce que les Anglais appellent du bacon mais qui n’est finalement que du jambon. Et le jambon, on couvre habituellement ça de sirop d’érable, mais dans ce cas j’ai le sucré sans l’érable et c’est parfait sans tomber dans l’outrance. Le poivron vert grillé demeure, venant équilibrer la chose. C’est bon, mais je ne suis pas surprise venant de Kilchoman.

Whisky Sponge The Marketing Malt 15 ans

57,1% alc./vol.

Decadent Drinks ne peut pas vous dire qu’il s’agit d’un Macallan… mais nous ne sommes soumis à aucune restriction de ce genre. Ce whisky a été élevé pendant 15 ans dans un fût de sherry, rempli à l’origine en 2008. Il s’agit d’un exemple rare de whisky provenant de cette distillerie aujourd’hui malheureusement fermée. L’étiquette rend humblement et respectueusement hommage à ce grand whisky en faisant allusion à la version grandeur nature de la maison des Teletubbies qui a été érigée à l’endroit où elle se trouvait autrefois. Veuillez déguster ce whisky dans un silence empreint de révérence, avec un respect mélancolique et un profond sentiment de sérieux.
Pour des raisons que même la science ne peut expliquer entièrement, le whisky a toujours été meilleur lorsqu’il était baigné dans un marketing ne contenant que les histoires les plus vivantes et les plus incroyables. En raison de l’amélioration de la qualité des spiritueux, la plupart des distilleries plus récentes n’insistent plus sur l’utilisation de ce genre de gadgets marketing. Les directeurs du THE MARKETING MALT, eux, le font !
Seul le marketing le plus raffiné et le plus exquis est utilisé dans la création du The Marketing Malt. La direction se consacre sans relâche à ce processus, ce qui fait du The Marketing Malt le summum de tout le marketing du whisky – la Fiat Uno des malts ! »

Patrick 90%
Du grand Macallan, même s’il ne faut pas en prononcer le nom. Les embouteillages réguliers étant ridiculement trop cher, il faut savoir se tourner vers les embouteilleurs, même si ceux-ci ne nous pas vraiment de cadeaux non plus. Nez : Du beau xérès profond, du bois, de la terre mouillée recouverte de quelques feuilles mortes et de délicieux et riches petits fruits mûrs. Bouche : Superbe texture en bouche, supportant de riches fruits mûrs, du chêne grillé et épicé, du tabac et un peu de chocolat noir. Finale : D’une très belle longueur, avec du chêne grillé, des fruits mûrs et du fudge.

Kim 85%
Nez: Une petite touche de soufre se glisse désagréablement comme des publicités trop longues au cinéma, mais on finit par s’en remettre lorsqu’on ouvre le sac de Nibs et que le gras du beurre sur le popcorn nous glisse sur la langue. Parce que oui, beurre et Nibs font partie de mes notes au nez, mais aussi des arômes tertiaires de tabac, champignons et feuilles mortes. Bouche : Sensation beurrée, et je ne parle pas du goût mais plutôt de la rondeur sur la langue. C’est plaisant, l’alcool vient envelopper un caramel au tabac, des framboises lyophilisées, et du chocolat blanc. Sans me jeter sur le popotin, et surtout pour le prix, il est tout de même bien sympa.

Macallan 15 ans

43% alc./vol.

Patrick 86%
Un très bon whisky, mais 350$ pour un dram de seulement 15 ans dilué au maximum? Je suis plutôt fan de Macallan, mais c’est le genre de truc qui fait que je suis toujours gêné de l’avouer en public. Nez: Le délicieux xérès typique des embouteillages de Macallan est bien présent au nez avec des fruits secs, du caramel, de la vanille, des pommes cuites et des miettes de chocolat sur une planche de chêne grillée. Bouche : Raisins secs et chêne grillé, un zeste d’agrumes et quelques gouttes de vanille. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et fruitée.

Kim 80%
Nez : Agréablement vineux, comme un vieux Bordeaux qui en serait rendu à libérer des arômes tertiaires de feuilles mortes, de champignons. S’y ajoute de la pomme enrobée de caramel rappelant avec nostalgie une balade à Expo-Québec. Bouche : La feuille morte s’impose, et j’aurais aimé ou plutôt je me serais attendue à une rondeur pour venir équilibrer, mais malgré toute ma patience, je reste sur des arômes tertiaires. On s’entend, le tertiaire c’est super, mais dans un whisky il faut que ce soit équilibré et là tout ce que j’ai c’est de la pastille Cepacol pour venir trancher ma bouchée de feuilles automnales. C’est pas mauvais, mais à ce prix-là mes attentes sont quand même un peu plus élevées.

Deanston Virgin Oak Cask Strength

58.5% alc./vol.
Édition 2023 – Batch #1

Patrick 84%
Le parfum de ce dram mérite presque une note parfaite, mais la bouche présente une intensité que j’ai eu un peu de misère à maîtriser. Ça demeure un bon scotch, mais mes attentes étaient plus élevées, surtout considérant que j’aime beaucoup la version régulière. Nez: La parfum est mais tout de même d’une belle intensité, avec de délicieuses notes de caramel, de vanille et de miel, ainsi qu’une touche de pommes vertes. Bouche : Ici, je dis adieu à la douceur. En fait, l’arrivée en bouche est aussi douce qu’un coup de planche de bois sec en pleines dents, après avoir pris une bonne croquée de grains de poivre noir non moulus! Toutefois, après la deuxième gorgée, le caramel, le miel et la vanille viennent mettre un subtil baume sur le coup de planche. Ici encore, la touche de pommes vertes vient ajouter un agréable niveau de complexité à l’ensemble. Finale : D’une belle longueur, marquée par la planche de chêne sec.

Kim 78%
Nez : Impression poussiéreuse et boisée, comme d’un vieux chalet en bois ou d’un garage dans lequel on entreposerait du bois, des outils et un VTT. L’alcool se manifeste peu subtilement et mes narines nécessitent un moment avant de reprendre leur esprit, ce qui ne m’arrive pas avec la plupart des CS. Bouche : Définitivement, on reste encore dans le garage, l’atelier de menuiserie, avec le bois traité, mais aussi une généreuse dose de vernis. C’est aride, mais aussi curieux, sauf que je ne suis pas sure si c’est curieux bon ou curieux pas-bon.

Quest’s End Whiskey – Monk

62.2% alc./vol.
Sixième chapitre de la saga Dawn of the Unbound Gods et deuxième expression de sa seconde saison. Créé par Find Familiar Spirits et assemblé par Molly Troupe, ce bourbon constitue le premier embouteillage à pleine puissance de la collection. Une édition limitée inspirée de Mikhaed, un moine maîtrisant l’énergie volcanique.

Patrick 90%
Une autre belle raison pourquoi j’aime autant les whiskys de malt américains. Complexe, savoureux, bien balancé et surtout présentant une délicieuse originalité au niveau des saveurs. Nez: De la fumée, des fruits et les arômes de bois de cerisier. Bouche : Une grosse dose d’épice, de piment séché et de fumée, puis un peu de fruits et de caramel écossais. Je sens que le taux d’alcool est fort, mais je n’aurais jamais mis un chiffre à plus de 60% à l’aveugle! Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, boisée, très épicée et légèrement fruitée.

Martin 87%
Nez: La cerise noire s’impose rapidement, accompagnée d’orange confite et d’orge grillée. Derrière cette richesse fruitée, la vanille et le chêne toasté apportent une touche plus classique. Bouche: Quelle intensité! Les 62,2 % se font sentir, mais une texture épaisse et huileuse soutient admirablement les saveurs de prune, de caramel brun et de granola. Cannelle et poivre prennent ensuite le relais, avec une pointe de chocolat noir. Finale: La chaleur persiste longuement, laissant derrière elle des notes de fruits noirs, de chêne épicé et de sucre brûlé. Équilibre: Un dram puissant, généreux et bien charpenté. L’alcool demeure présent, mais la richesse aromatique lui permet de conserver une belle cohérence.

Kim 82%
Avec ses 62,2% d’alcool, le moine promet quelques coups critiques directement au visage. Voyons voir ce que ca donne. Nez : Ce moine, c’est Willy Wonka? Parce que j’ai l’impression de me trouver dans une confiserie, entre les Wunderbar, les raisins secs imbibés d’alcool, le nougat et le tiramisu. Il a la dent sucrée! Il me ramasse aussi, avec un coup bien placé, chez Cantillon en Belgique, avec les arômes de bières aux levures sauvages qui fermentent jovialement et les barriques desquelles s’échappent parfois quelques gouttes gorgées de saveurs. Bouche : Une chose est claire, ce moine est jeune! Derrière la puissance de l’alcool, qui vient frapper les papilles d’un puissant jab, se profile le bois presque vert et une généreuse dose de mocha. Il fait un moment avant de m’y habituer, d’y reconnaître à nouveau le côté chocolaté, fruits séchés, qui me réconcilie avec l’ensemble. Je le laisserais volontiers quelques années dans son monastère à s’entraîner afin qu’il acquière un peu de raffinement.

Caro 77%
Au début je sens les cerises qui commencent à moisir. Puis les agrumes grillés ressortent, ce qui adoucit l’odeur et rend le whisky plus agréable à sentir. En bouche, les céréales sont très présentes avec en finale un peu d’agrumes. Ce whisky manque de structure et de complexité. Réduire le pourcentage d’alcool fut très avantageux et permet de faire ressortir le gout de cerises.

Quest’s End Whiskey – Druid

50.5% alc./vol.
Premier chapitre de la deuxième saison de Dawn of the Unbound Gods. Créé par la Master Blender Molly Troupe, il combine un bourbon quatre grains et un rye whiskey, puis reçoit une double finition en fûts de rhum et de vermouth rouge. Un assemblage volontairement végétal et herbacé, imaginé pour représenter Ebeyeros, le druide demi-orque de la saga.

Patrick 90%
Un superbe mélange qui présente ce que le bourbon et le rye fait de mieux. Nez : Un beau parfum où se mélangent les sucres du bourbon et les herbes du rye, avec aussi de beaux petits fruits rouges et de la vanille. Bouche : Superbe texture en bouche apportant des saveurs de maïs sucré, de chêne grillé, des herbes, des épices à steak et de la vanille. Riche et complexe. Finale : D’une belle longueur, sucrée et herbeuse.

Martin 89%
Nez: La menthe fraîche se détache immédiatement, posée sur un fond de vanille et de caramel. Puis le nez s’ouvre sur la pomme, les herbes séchées et une curieuse touche de vermouth qui lui donne beaucoup de personnalité. Bouche: D’abord douce et sucrée, avec mélasse et tarte aux pommes, elle devient rapidement plus végétale. Le menthol revient au milieu d’une texture ronde et généreuse, avec seigle épicé, cassonade et quelques herbes amères qui suivent derrière. Finale: La fraîcheur domine désormais, avec menthe, épices et caramel qui s’attardent sur une légère amertume herbacée. Équilibre: Vraiment atypique. Rhum et vermouth auraient facilement pu brouiller le profil, mais leur apport fonctionne étonnamment bien. Original, savoureux et parfaitement dans le thème sans sacrifier le whisky sur l’altar du concept.

Kim 83%
Nez : Avançant sans peine dans une forêt dense de pruches, mélèzes, cèdres et épinettes, le druide traque sa proie (mes papilles) dans un silence presqu’absolu. Son armure de cuir verni, qui a déjà vécu quelques saisons, n’est même pas effleurée par les branches qui semblent se rétracter sur son passage. Bouche : De retour au campement, c’est avec une pizza garnie que le druide reprend ses forces, alors que mes papilles se réjouissent du mélange pepperoni et poivron vert grillé. Le cuir reste en trame de fond, l’armure séchant au soleil de fin de journée près de bouquet d’herbes aromatiques (sauge, romarin, thym). À nos pieds, un vieux loup au pelage un peu humide guette si des miettes tombent au sol. Le whisky représente bien l’esprit du druide, mais ça reste un produit sympa, sans être une expérience transformatrice.

Caro 86%
Au nez je me promène entre un champ de céréales, de gazon mouillé et un verger de pommes vertes. Une belle complexité en bouche alternant entre du gazon mouillé et des pommes vertes acides. La finale est très florale, mais encore une fois plutôt courte, démontrant un whisky assez jeune.

Quest’s End Whiskey – Dragon

54% alc./vol.
Quatrième expression de la saga Dawn of the Unbound Gods, créée par Find Familiar Spirits, la compagnie de Matthew Lillard. Cet assemblage de bourbons du Kentucky et de l’Indiana, âgés d’au moins quatre ans, bénéficie d’une finition fumée destinée à évoquer le dragon Chuphyyagen. Une édition où la puissance du bourbon rencontre un caractère plus sombre et épicé.

Patrick 94%
Ça c’est le genre de whisky que je pourrais boire à tous les jours! Nez : Ça sent super bon! De la belle fumée sucrée, de la vanille, des fruits juteux et un peu de chêne grillé. Bouche : Un superbe mélange d’arômes de fruits, de fumée, de sucre, d’herbes, d’épices et de chêne grillé. Le taux d’alcool élevé est à peine perceptible. Le tout est porté par une superbe texture. La complexité est telle que le brio de la balance est une belle surprise. Finale : D’une belle longueur, d’une rare complexité.

Kim 83%
Nez : Ce dragon amasse dans sa tanière une panoplie d’arômes définitivement hétéroclites, allant des jujubes bleus en forme de baleine à l’anis étoilé, en passant par une bouteille de Pine-sol à la lavande, un carton de jus de raisin concentré et des feuilles mortes légèrement humides. C’est donc avec une certaine appréhension que mes papilles s’y aventurent. Bouche : Tel le souffle chaud du dragon, l’alcool accueille les papilles qui s’aventurent avec précaution. Le mélange des saveurs qui, au nez, étaient bien distinctes, recréé ma foi bien l’intensité relevant presque du marasme d’une antre draconique. L’impression de sous-bois s’accompagne d’épices au profil lui aussi terreux (grains de fenouil, de cumin et d’aneth). J’ai définitivement l’impression, à l’instar de Bilbo, de marcher à pas feutrés dans l’antre d’un dragon, et de ressentir son souffle. Mais le résultat? Plus une curiosité qu’un réel plaisir.

Martin 89%
Nez: Le chêne grillé et le caramel ouvrent sur des fruits rouges mûrs, avec une pêche discrète en arrière-plan. La fumée apparaît progressivement, accompagnée de cuir et de vanille. Bouche: Beaucoup de caractère dès la première gorgée! Cerise noire, mélasse et épices boisées s’entremêlent, puis une fumée de feu de camp vient changer la donne. La texture est riche, légèrement huileuse, et les 54% apportent une chaleur bien présente, sans tomber dans l’agressivité. Finale: Longue et épicée, elle conserve du chêne, des fruits noirs et une fumée persistante. Équilibre: Le bourbon garde suffisamment de richesse pour soutenir la fumée, sans toutefois la laisser dominer. Un dram robuste, original et particulièrement savoureux.

Caro 85%
Nez : J’ai de la difficulté à trouver l’odeur qui me vient. Odeur mélangée de vinaigre de malt et de cerises brulées. Avec le temps, mon cerveau divague vers un feu de camp avec un mélange de saucisses au bacon et de guimauves. Au goût, je me réconcilie grâce à un beau mélange de vanille et de cerise qui ressort bien de l’assemblage de bourbon. La finale est un peu plus longue avec une petite fumée sucrée.