Bearface Wilderness Series #3 Wild Air

42.5% alc./vol.
Cette édition limitée a été élevée dans trois types de fûts distincts : des fûts de chêne hongrois; des fûts de bouleau carbonisés dans d’anciens fûts de Viognier ; et des fûts d’érable, dont la finition a été réalisée avec du sirop d’érable brûlé et enrichie avec de l’eau d’érable fraîche.

Patrick 89%
Vraiment délicieux, complexe et superbement balancé. Compte tenu que j’adore le bois dans mes whiskys, que je ne peux qu’aimer celui-ci. Quelques degrés d’alcool de plus et ça serait un chef d’œuvre. Jugé à l’aveugle dans le cadre des TWE Awards, ce fut l’un de mes whiskys favoris. Nez: Délicieux, riche et complexe parfum où je trouve des notes minérales, du bois frais, du cuir, du caramel et quelque chose qui me rappelle les vieux whiskys d’il y a plus de 50 ans. Bouche : Un extraordinaire mélange de saveurs boisées, avec du bois frais, sec et grillé, ainsi qu’une touche de sève. J’y trouve aussi du cuir fumé, des notes minérales et un bouquet d’herbes fraiches. Finale : D’une belle longueur, avec de la sève et du bois.

Martin 86%
Nez: Le soleil se lève sur le seigle grillé et la vanille, suivi d’accents de pomme rouge, de caramel et d’une note résineuse évoquant les conifères. Avec le temps, quelques touches de cuir et de noix viennent enrichir le profil. Bouche: Le miel et le chêne arrivent d’abord, puis la texture devient souple et légèrement cireuse. Des saveurs de cassonade, de poire mûre, de poivre noir et de noisette se développent progressivement, relevées par une pointe de sapin qui apporte une fraîcheur inhabituelle. Finale: Moyennement longue, sur le bois sec, les épices, le cacao et une légère note végétale. Équilibre: Original sans être excentrique, il conserve une belle identité canadienne tout en laissant transparaître une influence forestière bien intégrée. Belle expérience de dégustation.

Kim 85%
Nez : Cuir, grains de nigelle, gros jus de seigle cochon. Bouche : Une belle couche de vanille vient couvrir les épices que j’avais au nez. C’est doux, ça descend bien, le cuir est encore là avec du tabac, ce qui apporte une structure. En 2e dégustation, oui c’est intéressant, sans être époustouflant. Le trip de cuir et cumin au gout, c’est chouette mais pas siiii hot.

Kilchoman Machir Bay Cask Strength 2025

58.1% alc./vol.
Single malt tourbé emblématique de la distillerie, tourbé à 50 ppm, il est issu d’un assemblage principalement de fûts de bourbon et de quelques fûts de sherry et tire son nom de l’une des plus belles plages d’Islay. La Machir Bay, avec ses près de deux kilomètres de sable fin, mérite assurément le détour.

André 88%
J’aime autant que l’édition Evolution mais pour des raisons différentes. Cette version est très minérale et tourbée, l’apport d’éléments maritimes est intense et l’alcool en coup de poing qui augmente la sensation poivrée. Nez sur la tourbe maritime et très minérale, mélange d’ananas, poires et abricots, raisins verts, vanille citronnée. L’apport d’alcool donne une impression de fraicheur au whisky. À l’aération, les notes citronnées gagnent en importance. La bouche est musclée, plus sèche et poivrée, elle affiche aussi des notes de gingembre. Encore une fois, je cherche l’apport du fût de sherry. Grosse fumée de tourbe grasse et minérale à la fois, iode et poivre, fruits tropicaux à chair, beaucoup d’épices. Sensation sèche en bouche mais texture qui demeure huileuse. C’est plus en finale que les notes rougeâtres du sherry cask sont perceptibles, avec des notes de douce cannelle et de réglisse coiffant une salade de fruits tropicaux nappés de crème vanille, de poivre et de sel de mer.

Patrick 89%
Du gros Kilchoman intense niveau « coup de poing dans la face de George St-Pierre ». Bref, c’est pas fait pour tout le monde, mais ceux qui apprécient le style (cask strength tourbé, pas GSP) vont adorer. Nez: Fumée de tourbe bien salée, avec de la vanille, du miel, des notes florales et une bonne dose de citron. Bouche : Fumée et salée à souhait, avec des agrumes, du smoke meat, du caramel et du bois grillé. Intense. Belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée, avec des agrumes et des épices à steak.

Martin 90%
Nez: Tourbe fraîche, zeste de citron, vanille, pomme verte et fumée de cheminée composent un premier ensemble très éclatant. Avec l’aération, apparaissent des notes de pâte d’amande, de poire et une pointe de poivre blanc. Un peu de pierre lavée vers la fin. Bouche: L’alcool apporte immédiatement du relief, la texture est grasse et parfaitement maîtrisée. Le malt grillé, le miel, la cendre froide, le caramel et les agrumes se succèdent avant qu’une touche saline ne prolonge la dégustation. Finale: Longue, vive, marquée par les braises, le citron confit, le chêne et une belle fraîcheur minérale. Équilibre: Une version plus expressive de Machir Bay, où la puissance renforce la précision plutôt qu’elle ne la domine.

Kim 88%
Nez : biscuits aux amandes de restaurant asiatique, café moka, pomme rouge, un soupçon de poivron vert grillé. Bouche : alors qu’au nez l’alcool ne se laissait pas deviner, ici il s’exprime avec fracas. Biscuit de type thé social, poivre blanc, jus de gingembre. En toute simplicité, mais bien fait et somme toute vraiment plaisant à boire.

Kilchoman Maury Cask Matured

50% alc./vol.
Un ensemble de 19 fûts de Maury millésime 2021 a été assemblé pour cette cuvée, permettant de produire environ 15 000 bouteilles. Maury est l’une des AOC de vins doux naturels du Roussillon, près de Perpignan. C’est une zone relativement petite (seulement quatre communes), et même en incluant ses voisines plus importantes, Rivesaltes et Banyuls, la production reste limitée. La plupart des Maury sont doux, mais il en existe aussi des secs, élaborés à partir de cépages blancs ou rouges, principalement le grenache, le macabeu et le muscat. L’élevage se fait en barriques, en grands foudres ou, plus typiquement, en bonbonnes de verre exposées à la lumière directe du soleil. Ce procédé confère au vin un profil aromatique alliant la douceur du Porto au caractère rancio oxydatif du Madère, par exemple.

André 84%
Nez à la fois très sucré et très salé. Céleri salé dans les Bloody Mary, Clamato et caramel un peu brûlé, dattes, figues, chocolat au lait, terre humide, cassonade. La fumée de tourbe au nez est relativement réservée mais s’affichera plus fortement en bouche. Accents de tourbe herbacée, fruits rouges séchés, bois carbonisé, iode, poudre de cacao, cendre froide, caramel et énormément d’épices. Finale sur le chocolat épicé et poivré, la fumée de tourbe terreuse et organique, ainsi que des notes de réglisse noire. Un whisky hors-norme qui polarisera les avis positifs et négatifs.

Patrick 83%
Tout qu’une expérience! Mon premier « Maury Cask » et quoique l’expérience ne fut pas pleinement satisfaisante, elle fût tout de même suffisamment divertissante pour que je veuille recommencer! Nez: Oh, c’est spécial : Le gros von rouge tannique domine presque complètement la fumée de tourbe maritime. J’y retrouve aussi du chocolat noir, du caramel et un subtil zeste d’orange. Bouche : L’arrivée en bouche est ici aussi dominée par le vin rouge, mais celui-ci est à prime abord moins tannique et plus marqué par le caramel. Puis, les tannins reviennent en force, avec du bois carbonisé, la fumée de tourbe salée, le cacao amer et quelques épices. Finale : D’une belle longueur, mais c’est aussi ici que ça se gâte… Le vin rouge m’apparait très astringent et amer, avec un feeling d’avoir mordu dans une branche d’arbre dont la sève est plutôt acide.

Martin 88%
Nez: Les fruits noirs prennent rapidement l’avantage, avec la mûre, la cerise et le cassis, soutenus par une fumée de tourbe élégante. Le cacao, le cuir et une légère note de noix complètent un ensemble riche sans paraître trop lourd. Bouche: La texture est ample et veloutée. Les saveurs de pruneau, de chocolat noir et de caramel profond s’entrelacent avec la tourbe, avant qu’une pointe de poivre, de café et de zeste d’orange ne vienne rafraîchir l’ensemble. Finale: Longue, sur les braises, les fruits macérés, le bois épicé et une fine salinité. Équilibre: Le Maury apporte beaucoup de profondeur sans éclipser la fraîcheur et l’identité maritime propres à Kilchoman. J’adore.

Kim 92%
Le Maury a certainement donné sa couleur! Nez : Pomme enrobée de caramel, une rondeur et une gourmandise qu’on retrouve peu chez Kilchoman. Du soufre! Ben oui, mais ça ne me déplait pourtant pas. Confiture de fraises et de la tourbe qui se pointe entre deux couches de caramel au beurre. Bouche : Vanille, miel de trèfle, voire même fleur de trèfle rouge, encore le caramel, un soupçon de sirop pour la toux que je semble trouver dans de nombreux Kilchoman. C’est bon, très bon. Et surtout, ça me ramène à ma visite du vignoble Mas Amiel, dans l’appellation Maury.

Kilchoman Triskele Casks – Exclusivité Québec

49% alc./vol.
20% STR, 75% bourbon et 5% oloroso sherry – 600 bouteilles

Patrick 87%
Un des rares avantages du monopole de la SAQ est de permettre à des distilleries de taille moyenne, comme Kilchoman, de se frayer un chemin jusqu’à nous sans avoir à combattre une compétition parfois déloyale de la part des géants ou de se retrouver noyée dans un raz-de-marée d’une offre diversifiée (ouin, ça par contre, ce n’est pas en faveur des consommateurs). Nez: La fumée de tourbe maritime de Kilchoman est au premier plan, avec des notes d’agrumes, de fruits rouges cuits et de vanille. Bouche : La fumée de tourbe maritime est accompagnée de beaux petits fruits rouges sucrés, avec une bonne dose de bois carbonisé et un peu de chocolat noir amer. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, le sel, le bois carbonisé et une touche de petits fruits rouges subtile.

Martin 89%
Nez: La fumée de tourbe s’exprime sans brusquerie, accompagnée de citron confit, de pomme mûre et de vanille. On y ajoute des notes de fruits secs, de caramel et une légère touche de noix. Bouche: Les premières saveurs mettent en avant la tourbe et le malt grillé, rapidement rejoints par l’orange, le miel, le chocolat au lait et une pointe de poivre noir. La texture est grasse et souple. Finale: Persistante, sur les embruns, les braises, les épices douces et un chêne délicatement toasté. Équilibre: Les trois élevages se complètent avec naturel, offrant une expression à la fois gourmande, maritime et résolument Kilchoman.

Kim 88%
Nez : Pudding chômeur, bâton de cannelle, en fait, vin chaud aux épices. La tourbe s’intègre à ce côté réconfortant, évoquant un feu de bois dans un marché de Noël allemand. Bouche : Sirop antimucosités (pas mauvais, mais intense), pâte de coing, confiture de mures, cerises noires, feuilles mortes. D’une belle rondeur et d’une certaine sévérité à la fois.

Kilchoman Loch Gorm 10 ans Edition 2026

46% alc./vol.
Vieilli pendant au moins 10 ans dans des fûts de sherry oloroso (spanish & french oak) ayant appartenu à la Bodega José y Miguel Martin et seasoned pendant 5 ans. Les 23 fûts sélectionnés par le fondateur de Kilchoman, Anthony Wills, sont un assemblage de 20 fûts neufs et de 3 fûts de second remplissage provenant de deux millésimes différents.

André 85%
Classique du style de la distillerie et poli avec soin par l’utilisation de fûts de sherry. Le nez est hyper doux et raffiné, belles notes de sucre et une impression de fumée de tourbe minérale et poussiéreuse avec un accent cendré. Tourbe herbacée, petits fruits rouges sauvages séchés, sucre caramélisé, zeste de citron, iode et embruns. La bouche est relevée et sèche. Prunes et framboises saupoudrées de poivre noir moulu, cendre froide, tourbe phénolique, embruns salins, ananas et bananes flambés et zeste de citron. Texture ronde agréable où le taux d’alcool s’est éclipsé. Pour la finale, un retour sur un mélange de cendre et de minéralité, sel et poivre, tourbe terreuse parfumée de romarin, des fruits rouges et à chair. À mon goût personnel, la hausse de la mention d’âge de cette série me plait moins, mais l’idée est peut-être de rendre le tout plus grand-public…

Patrick 93%
J’ai (presque) toujours été fan des Loch Gorm et cette édition se classe parmi les meilleures, ce qui n’est pas peu dire. Nez: La fumée de tourbe maritime de Kilchoman est ici délicieusement enrobée de délicieux fruits mûrs et de riche mélasse sucrée. J’y retrouve aussi de la viande rouge et des noix grillées. Bouche : Toujours la belle fumée de tourbe salée et enrobée de fruits mûrs et de caramel. A la seconde gorgée, j’y retrouve aussi du bois carbonisé, du poivre, de la cannelle et du chocolat noir. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et fruitée.

Martin 93%
Nez: Plus profond que les autres expressions de la gamme, il dévoile des arômes de raisins secs, de chocolat noir, de cuir, de noix et de fumée de tourbe, relevés par une pointe d’orange confite. Bouche: La texture est crémeuse et enveloppante, portant des saveurs de figue, de café, de mélasse, de braise et d’épices douces, tandis que la fumée reste présente sans jamais dominer. La richesse du sherry prend rapidement de l’ampleur. Finale: Longue et chaleureuse, sur le cacao amer, les fruits noirs, le chêne toasté et une belle salinité. Équilibre: Une expression dense et parfaitement maîtrisée, où le sherry enrichit la tourbe au lieu de la masquer. Les meilleurs combos.

Kim 86%
Nez : Tourbe fraiche et végétale, avec une fumée qui évoque certains mezcals, au point où j’aurais envie de le boire sur une plage du Mexique. Bouche : Adieu le mezcal, on entre dans une confiserie : fudge crémeux, jujubes à l’anis, croquant aux noisettes. Le tout, servi par un sympathique bonhomme vêtu d’un tablier de cuir, et qui offre aux adultes une sélection de cigares. Très chouette, outre peut-être la finale un peu carton brun.

Kilchoman Machir Bay Evolution 1.0

46% alc./vol.
Le profil caractéristique de Machir Bay – 90 % de bourbon, 10 % de sherry oloroso – demeure inchangé, mais la distillerie a introduit davantage de fûts de sherry ayant contenu du whisky. Lancé en 2012, Machir Bay a évolué au fil des ans grâce à un vieillissement progressif. Cependant, cette dernière évolution représente le changement le plus significatif à ce jour.

André 88%
Édition phare de la distillerie, l’ADN est bien présenté, l’apport des types de fûts s’exprime bien au travers d’une palette aromatique tout de même conservatrice mais agréablement bien mariée. Le nez s’ouvre sur des notes de citron et d’agrumes, tourbe poussiéreuse et cendrée, beaucoup d’iode et de poivre, de l’abricot également. Pour être franc, on cherche l’apport des fûts de sherry dans la présentation du nez. En bouche, la fumée de tourbe semble s’être décuplée, tout comme les notes d’embruns et d’iode. C’est là que le fût de sherry se pointe le bout du nez, sans grande pompe, avec des notes de raisins et de petits fruits séchés. Un édredon de vanille duveteuse enrobe le tout. La texture est agréable, légèrement cendrée et minérale. La finale quant à elle est poivrée, saline et affiche une pléiade de fruits tropicaux à chair.

Patrick 90%
Ok, ce n’est pas le Machir Bay auquel je m’étais habitué depuis des années et, malgré que j’adorais l’ancienne version, je ne la regretterai pas car la nouvelle est excellente. Bravo Kilchoman, un autre bon coup! Nez: Fumée de tourbe maritime, citron, fleurs, pêches et de subtils raisins secs. Bouche : Fumée de tourbe maritime, fruits mûrs, miel, caramel et poivre. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et fruitée.

Martin 90.5%
Nez: Une fumée nette ouvre immédiatement le bal, suivie de citron, de vanille, de pomme verte et d’embruns marins. Quelques minutes d’aération dévoilent des céréales maltées, une légère note de coquille d’huître et un soupçon de poivre blanc. Bouche: Les saveurs oscillent entre le miel, les agrumes et la cendre froide. Sa belle texture huileuse soutient la tourbe, et laisse sortir le malt grillé, le caramel léger et une pointe de gingembre. Finale: Vive et persistante, sur la fumée, le sel marin, le citron confit et une discrète amertume minérale. Équilibre: Un dram énergique où la fraîcheur, la fumée et le caractère côtier s’imbriquent avec beaucoup de naturel.

Kim 79%
Nez : Lime grille sur le BBQ, roquette fraiche, raisins verts, sucre d’orge, cendre froide. Bouche : Étrange mélange de saveurs… Sirop pour la toux, asperges poêlées, noix de coco grillée, carvi, fenouil. Sans être catastrophique, il est trop astringent pour mon bonheur et pas à la hauteur de ce que livre habituellement Kilchoman.

Kilchoman 100% Islay 15th Edition

50% alc./vol.
Cette année, notre whisky de 9 ans d’âge est un assemblage de 54 fûts ayant contenu du bourbon, distillé à partir des récoltes d’orge Concerto et Publican de 2014 et 2015, cultivés sur le site de la distillerie, tourbé à 20ppm, cette édition est limitée à 13,000 bouteilles.

André 90%
S’il y a un whisky du portfolio qui peut se prétendre le digne représentant de l’idéologie de départ qui a mené à la fondation de la distillerie, c’est bien le 100% Islay. Cette édition est brute, sans trop d’artifices et laisse place aux céréales et aux éléments géographiques entourant la distillerie. Au nez, le bourbon s’exprime avec affirmation; fruits tropicaux, air salin, céréales séchées nappées de miel, vanille crémeuse, tourbe organique. C’est simple mais salement efficace. L’ensemble est vraiment très souple et hyper doux au nez. En bouche, sorbet au citron, sirop de poires, poivre moulu, tourbe très clean herbacée, le tout est livré sur une texture huileuse et grasse d’où filtre des étincelles de fumée de tourbe et de vanille. L’alcool pleinement intégré. Le whisky livre une image mentale très forte de sa provenance géographique. La finale est feutrée, la tourbe – bien équilibrée – sert de canevas aux fruits tropicaux à chair et aux céréales au miel. Le tout est parfumé de sel de mer et de fumée herbacée et organique.
Patrick 90%
Toujours un pur plaisir que ces 100% Islay! Intense, savoureux et complexe, j’y retrouve tout ce qui fait d’Islay un lieu à part pour la fabrication du whisky. Nez: Fumée de tourbe maritime, beurre salé, foin frais et de discrets fruits tropicaux. Bouche : Porté par une belle texture en bouche, la fumée de tourbe salée est accompagnée de beurre, de fruits tropicaux, de caramel, de sucre blanc et de chêne brûlé. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 90%
Nez: Le malt fraîchement concassé se mêle à la fumée de tourbe, au zeste de citron et à une touche de pomme verte. Une légère note de beurre salé et de foin coupé apporte une dimension rustique très agréable. Bouche: Les agrumes ouvrent la dégustation avant que la tourbe ne prenne de l’ampleur. La texture est grasse et dynamique, portant des saveurs de céréales grillées, de miel, de poivre blanc et de cendre froide, avec une tout petite pointe de vanille en soutien. Finale: Persistante, saline, citronnée et légèrement cendrée. Équilibre: Une expression vive et authentique où le caractère du malt et de la ferme s’affirme autant que la tourbe.

Kim 84%
Nez : J’ai l’impression de visiter une cour à bois, ou du moins de ranger une corde de bois encore vert. Vient ensuite une bouffée de jujubes rouges, des feuilles de cigare et du blanc de poireau. Bouche : Légumes verts printaniers comme l’asperge et la tête de violon, sucre d’orge, un petit côté carton brun ou grains entiers. Sympathique, facile à boire, mais sans grande complexité.

Glen Grant 5 ans 1967-1972

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Glen Grant 5 ans occupe une place particulière dans l’histoire du whisky écossais en Italie. Armando Giovinetti, devenu l’importateur de Glen Grant après une visite de la distillerie en 1961, était convaincu que ce jeune single malt plairait à ses compatriotes férus de grappa. L’histoire lui a donné raison : le Glen Grant 5 ans s’est imposé comme un véritable best-seller dans la péninsule, au point que la distillerie a été rachetée par Gruppo Campari en 2006.

Patrick 86%
J’avais découvert ce whisky en Italie au début des années 2000 et j’avais été impressionné par son rapport qualité/prix. La dégustation de cette version embouteillée en 1972 démontre que les Italiens pouvaient profiter de ce superbe deal depuis déjà bien des années à l’époque. Nez : Parfum minéral et citronné avec notes herbacées et florales. L’ensemble est frais et léger. Bouche : Le whisky apparait ici plus costaud que ce que le nez laissait présager, étant en particulier supporté par une belle texture huileuse en bouche. J’y retrouve du bois sec et grillé, du poivre blanc, des fleurs à profusion, du miel, de la citronnelle, des notes minérales, et des herbes. Finale : D’une longueur moyenne, minérale et acide.

Stillhead Rye – Garry Oak

50% alc./vol.
Batch 2- Âgé en fûts de chêne Garryana provenant de l’Oregon – 847 bouteilles

Patrick 95%
L’incomparable chêne Garryana : Un peu comme pour la fumée de tourbe, on adore ou on déteste! Je me suis amusé à dégustéer ce rye en parallèle avec le single malt Garryana de Westland que j’avais aussi adoré et je crois pouvoir affirmer que le Garryana est la version nord-américaine du Mizunara japonais : Tout aussi complexe, mais zéro subtilité! Nez : Du beau bois frais, du miel, du chocolat au lait,de la mélasse, du café et de délicieuses épices à cuisson. Bouche : J’adore le feeling de prendre une gorgée de chêne liquide, avec un mélange de bois très frais et carbonisé, une pincée d’herbes fraiches, du miel floral, du chocolat au lait, du piment et un peu de mélasse. Belle texture en bouche. Finale : D’une très belle longueur, boisée et pimentée.

Martin 90%
Nez: Les épices du seigle arrivent en premier, accompagnées de cassonade, de noix grillées et d’une pointe de résine. En arrière-plan, le bois développe des notes de cuir, de cacao et de feuilles de thé séchées. Bouche: La texture est ferme et légèrement cireuse. Le poivre noir, le caramel brun et l’orange confite dominent d’abord, puis des saveurs de clou de girofle, de moka et de chêne toasté prennent progressivement le relais. Finale: Persistante, sur le café torréfié, les épices sèches et une légère note végétale. Équilibre: Le chêne de Garryana imprime une signature originale, sans éclipser le caractère vif et épicé du rye. Superbe.

Kim 88%
Nez : Coucou l’alcool! Les poils de mes narines ont besoin d’un instant pour défriser et détecter les arômes qui s’enchainent, comme le rye en puissance, avec ses épices à gâteau, mais aussi un côté agréablement terreux. Ça rappelle presque certains thés vieillis. S’ajoutent du jus de betterave, de la cerise noire et une touche de poivre de la Jamaïque (all spice). Bouche : C’est le côté terreux qui s’impose, alors que je m’attendais à de la sucrosité typique du rye, puis viennent les graines de cumin en puissance, de la racine de coriandre (ou de la gomme savon pour ceux qui n’aiment pas) et du poivre blanc. Intéressant, curieux, réconfortant.

Bruichladdich Octomore Edition 15.2 Ochdamh-mòr

57.9% alc./vol.
Tourbé à 108,2 ppm et distillé à partir d’orge 100 % écossaise, il a mûri dans un mélange de fûts de chêne américain, de fûts ayant contenu du vin rouge et d’anciens fûts de cognac français.

Patrick 91%
Ça c’est Octomore comme je l’aime, intense, riche, savoureux et complexe. Nez : De la fumée de tourbe débordante d’agrumes, avec de la vanille, des fruits tropicaux et un peu de chêne frais. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, la fumée de tourbe est enrobée de miel, de sel, d’abricots juteux, de poires, de vanille, de poivre noir et de chêne carbonisé. Finale : D’une belle longueur, fumée, boisée et mielleuse.