SMWS 19.102 Glen Garioch 21 ans

53.2% alc./vol.
« Effortless Mindfulness » – Distillé le 17 février 2003 – 1st fill bourbon hogshead – 247 bouteilles.

Patrick 83%
Un bon dram, mais qui ne m’a pas jeté à terre, comme si les saveurs étaient mal intégrées. Il faut qu’un whisky de 21 venant de l’une de mes distilleries préférées, mes attentes étaient élevées. Nez : Bonbons, thé, herbes. Bouche : Riche, complexe, chaleureux, boisé et herbes. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse. 

Stauning Kaos – Distillery Edition – First Fill and virgin Barrels

49.8% alc./vol.
Distillé en juin 2018, embouteillé en décembre 2023. Whisky disponible uniquement à la distillerie. Kaos est la série de whisky de la distillerie mélangeant tous les malts préparés sur place, soient l’orge malté « régulier », l’orge malté fumé à la bruyère et à la tourbe ainsi que le seigle malté.

Patrick 89%
Un beau gros whisky très intense où nous pouvons constater dans une seule gorgée que la distillerie Stauning maîtrise toutes les « bases » de la fabrication de whisky. Nez : Dès la première approche, je me suis dit qu’il faudrait que je me prenne mon temps pour compléter cette analyse. Un parfum complexe où je retrouve le sucre de l’orge malté, la fumée de la tourbe, le miel de la bruyère, les épices du seigle et des biscuits sablés, le tout accompagné par de savoureuses notes boisées et vanillées. Bouche : Le seigle vole la vedette lors de l’arrivée en bouche, mais est ensuite rejoint par la douceur du malt et ensuite une belle fumée très aromatique qui tente de prendre toute la place. J’y retrouve aussi des notes florales, de vanille et de chêne craquant. Finale : Très longue, épicée et fumée.

Laphroaig Elements 3.0

55,3% alc./vol.
Son inspiration lui vient d’un accident de four à tourbe qui a provoqué une combustion plus intense et prolongée. Distillé à partir de ce malt exceptionnellement fumé et vieilli en fûts de chêne américain ayant contenu du bourbon.

André 89%
Le nez n’annonce rien de Laphroaig. Les fortes notes de brûlé cachent la surprise à merveille. On débute l’expérience les narines remplies de grains de céréale séchés, hyper fumés et tourbés, sensation à la fois de suie, de cendre et de bois carbonisé sur fond de sel de mer et de citron. L’aération apporte son lot de fruits tropicaux ; ananas, abricots, citron, abricots et poires. Surprise en bouche où les notes de fumée de tourbe médicinales typique se pointent le nez. Bandelettes nappées d’antiseptique, grains secs fumés, marc de café au bodum, pointe de poivre et de sel de mer. Étonnamment, la texture demeure souple et moelleuse. La finale marie minéralité et un côté de cheminée ramonée, le chocolat noir amer également. Crissement intense. Si la bouche n’est pas Laphroaig, la bouche elle l’est. J’espère juste que Laphroaig ne commencera pas à nous vendre du stock Ardbeg-alike d’accidents de production qu’on nous fait payer plus cher. On a parfois l’impression que le groupe marketing travaille plus fort que les employés des distilleries.

Patrick 94%
Je me suis amusé à déguster ce scotch en parallèle avec le Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #15, que j’avais noté 93%. L’ayant trouvé supérieur, je n’ai eu d’autre de faire en sorte que ma note reflète cet état de fait! Ma seule déception, bien insignifiante, est que ce n’est pas vraiment différent d’un Laphroaig « régulier ». Bref, pour le côté expérimental, on repassera. Nez : Ça a beau être un whisky expérimental, ça sent tout de même le Laphroaig à plein nez! Bref, fumée de tourbe, air marin, bois calciné, vanille, café, noix de coco grillée, herbe brûlée et un peu d’agrumes. Bouche : Délicieuse texture en bouche, apportant de la fumée de tourbe médicinale et maritime à souhait, des agrumes, de la vanille, du poivre, du caramel, du chocolat, des épices et de discrets fruits tropicaux subtilement sucrés. Finale : D’une superbe longueur, fumée, salée, avec un peu de bois brûlé et une goutte d’agrumes sucrés.

Kim 88 %
Nez : Typique Laphroaig, qui aux premiers abords me donne l’impression de me promener dans la section des pneus du Canadian Tire, une tranche de pizza garnie à la main. Je sais, l’image sort de l’ordinaire. Ananas encore trop vert, gousse de vanille, caramel au beurre, retour de la pizza garnie fraichement sortie de sa boite. Bouche : Poivron vert grillé, pomme rôtie au miel, noix de Grenobles, herbes de Provence. Un classique Laphroaig bien agréable, avec un taux d’alcool idéal.

Benromach 2002 KWM Cask 969 – 21 ans

57,9 % alc./vol.
Distillé le 16 décembre 2002, embouteillé le 14 juin 2024 – First Fill Bourbon Barrel – Exclusif au Kensington Wine Market – 179 bouteilles

André 89%
Quel beau nez. Mélange de melon au miel et d’abricot, compote de banane sucrée, fine touche citronnée, belle crème à la vanille moelleuse. Bourbon barrel all the way au nez. L’équilibre en bouche est superbe, alliant les doux tannins du bois de chêne et les notes fruitées et tropicales. Nectarines, miel d’acacia, melon au miel, poires et abricots, chêne tannique, crème à la vanille et citron, fine pellicule fumée organique, sensation cireuse apportant une texture délectable. Aux gorgées suivantes, les couches de fumée gagnent en importance et se précisent. Longue finale tannique et oaky avec beaucoup de fumée également.

Patrick 94%
Andrew m’a présenté ce whisky en me disant « goûte à ça, on dirait un vieux Brora des années ‘90 » et il avait tellement raison! Meilleur de gorgée en gorgée, voici un scotch de contemplation, idéal pour les samedis soirs où on feel simplement heureux. Nez : De la belle fumée de tourbe « propre », avec du chêne frais, des abricots, des agrumes, de la cire, du beurre… Ça donne soif! Bouche : Toujours la belle fumée de tourbe propre et légèrement salée, avec des agrumes, du beurre, du chêne frais, de l’orge sucrée, du miel, des abricots et des kiwis. Succulent, et on ne ressent presque pas la brûlure de l’alcool malgré le presque 58%. Le tout, porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une très belle longueur, fumée, avec des fruits tropicaux et un peu de chêne. Les saveurs reviennent en vagues successives, chaque vague me donnant le goût de donner un point de plus.

Kim 85 %
Nez : Cendre froide, mon manteau après avoir passé la journée auprès d’un feu au grand vent, poivron vert rôti au four, une touche de chlore mais pas déplaisante, olives vertes. C’est un curieux mélange. Bouche : Pain de blé, viande grillée au BBQ et légèrement noircie, sirop contre la toux, mais vraiment beaucoup sur le sirop Robitussin. En fait maintenant j’ai de la difficulté à percevoir autre chose. À noter que j’aime bien le goût du sirop, à l’occasion, donc ce n’est pas mauvais, juste étrange.

North Star The Campbeltown Connection 10 ans

50,7% alc./vol.

Blended Malt Scotch Whisky – Composé de scotch des distilleries Springbank et Glen Scotia – Distillé en 2015, embouteillé en 2025. En fait, des rumeurs mentionnent que ce whisky est un assemblage de Springbank de 1994 et 2015, avec du Glen Scotia de 1992.

André 85%
Nez de céréales séchées au feu de tourbe, zeste de citron, abricots, oranges et belle vanille onctueuse. Bouche cireuse, très cireuse… avant l’arrivée d’alcool. Ananas grillés sur le feu de plage, gousse de vanille, citron, fruits jaunes à chair, miel, puis montée poivrée en finale de bouche, de bonne longueur et plus sèche, un peu oaky, notes de gingembre et d’oranges, d’iode et féroce retour sur la tourbe animale et organique. Plus dans le style du Glen Scotia que Springbank selon moi.

Patrick 90%
Un excellent dram – Même si j’admets avoir d’abord été séduit par le look de la bouteille. Cela étant dit, j’ai eu la chance d’y goûter avant de l’acheter (vive les pèlerinages à Calgary!) et je n’ai pas hésité une seconde à m’emparer d’une bouteille, surtout considérant le prix très raisonnable de la dite bouteille. Nez : Je retrouve bel et bien le parfum typique des malts de Campbeltown, avec une tourbe légère, une petite pincée de sel, du pamplemousse grillé, de la vanille et de la cire. Bouche : Porté par une belle texture en bouche, j’y retrouve de la fumée de tourbe et du sel au premier plan, de la cire, du pamplemousse, un peu de chêne et une goutte de vanille. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur la fumée et le sel.

Kim 83%
Nez : Fromage? Pourquoi ai-je en tête une fondue au fromage en boite, la Swiss Knight de mon enfance? Peut-être le côté vin blanc sec et un peu funky, une impression de pain au levain. Bref, je ne peux penser à autre chose, et ça donne franchement faim. Bouche : Heureusement, ça ne goute pas la fondue… presque pas. J’ai encore une touche boulangère, mais pas fromagée. Pomme verte, sarriette fraiche, foin d’odeur. Sans être une grande révélation, c’est un whisky agréable.

Chichibu II – Ichiro’s Malt

55,5% alc./vol.

Premier single malt issu de la nouvelle distillerie Chichibu, située juste après la distillerie Chichibu d’origine, maturation majoritairement en ex-bourbon casks. Située dans la préfecture de Saitama, à environ 100 kilomètres au nord-est de Tokyo, Chichibu II a commencé la distillation en octobre 2019. Ce premier opus provient d’un assemblage de whiskies vieilli entre quatre et cinq ans dans différents types de fûts.

André 90%
Quelle surprise que ce Chichibu! Singulier et de superbe conception. Nez alléchant, bourré de fruits tropicaux; mangue, melon au miel, poires, compote de bananes, miel et céréales séchés. Fond de tourbe végétale. La bouche est sucrée; notes de sucre en poudre des gommes Bazooka, meringue et vanille, mangue fraiche, poires et pêches… une tonne de fruits tropicaux. La bouche demeure franche sur le taux d’alcool et les céréales séchées sur feu de tourbe même si la texture est crémeuse et moelleuse. Quelques notes de bois poivré apparaissent aussi un peu plus tard. Les notes de fruits tropicaux sont VRAIMENT impressionnantes. En finale, les grains séchés à la tourbe prennent l’avant-scène et les fruits tropicaux sont en acteurs de soutien. J’adore le style et l’audace des saveurs, la confection juste pour un whisky si jeune. Impressionnant.

Patrick 93%
Chichibu II n’a rien à envier à sa grande sœur si je peux me fier à ce premier opus de la nouvelle distillerie d’Ichiro! Un whisky superbe, typiquement japonais par sa complexité et sa balance hors pairs. J’adore! De plus, dangereusement facile à boire malgré son taux d’alcool assez élevé! Nez : Un parfum crémeux, vanillé, avec des poires, des fruits tropicaux, légèrement boisé et discrètement fumé. Bouche : Porté par une superbe texture en bouche, j’y retrouve d’abord des fruits tropicaux, du miel, de la vanille et puis une vague de fumée de tourbe qui, bien qu’elle ne soit pas si intense que ça, emporte tout sur son passage, ne laissant que quelques épices venant d’un beau chêne carbonisé et craquant. Finale : D’une très belle longueur, légèrement fumée mais intense sur le bois carbonisé et épicé. Puis après que tout ce beau monde se soit calmé pendant quelques minutes, les fruits tropicaux reviennent faire un petit tour en fermeture de rideau.

Kim 87%
Nez : Plastique ou caoutchouc, il y a une trame un peu chimique derrière. Rayon de miel, jus d’orange fraichement pressé et zeste d’orange rapé, gâteau aux carottes et ananas avec glaçage au fromage à la crème. Étrangement, la trame chimique me plait lorsqu’accompagnée de ces arômes plus fruités. Bouche : Comme un bon verre de jus de pamplemousse avec un soupçon de sirop de grenadine, l’amertume est prononcée et surprenante, mais pas tout à fait déplaisante. Jus de raisin, mais pas comme je trouve souvent dans un jeune whisky, ici c’est riche et agréable. Avec un tel taux d’alcool, la finale s’étire, jouant entre bois et fruits confits.

Signatory Vintage Glenrothes 10 ans 2015

57,1% alc./vol.
100 Proof Edition #50 – Fûts de xérès oloroso de premier remplissage

André 76%
Ark le nez soufré pas agréable… Fond de vieux soufre, terreau à patates, vieux cuir, chocolat au caramel et fruits secs. Mais toujours les notes de vieux soufre qui revient. En bouche c’est mieux, le soufre est encore là mais s’accorde moins d’importance. Chocolat noir et fruits secs, caramel, oranges sanguines, raisins secs et prunes, cannelle et poivre, fond de bois tannique et de poudre à canon très persistant. Épices du bois de chêne. La texture demeure agréable, viscosité et mouth coating. L’aération aidera à disperser un peu des notes soufrées. La finale est marquée par le bois de chêne, les bonnes épices pointues et les fruits noirs séchés, avec un retour évidemment sur le soufre. Patrick devait être avancé dans sa soirée quand il a acheté la bouteille…

Patrick 77%
Grosse déception que ce whisky… Glenrothes, Signatory, Oloroso… En théorie, tout y était pour y trouver un champion, mais malheureusement ça n’y est pas. Cela étant dit, en le diluant légèrement (ce que je ne fais presque jamais), les défauts semblent moins pires. Au moins, le prix était très raisonnable, ça aide à se consoler un peu. Nez : Heu? Parfum de fruits des champs cramés au fond de la casserole, sur lesquels ont aurait versé un trait de vanille et de caramel en espérant de les « sauver ». Bouche : L’arrivé en bouche présente du chêne carbonisé mélangé à des fruits des champs, qui évoluent tranquillement vers des notes d’oranges, d’épices intenses et de caramel cramé. Malgré que je n’y sois pas trop sensible habituellement, je crains bien que ce scotch ne déborde de soufre… Dommage, c’était presque bon. Finale : D’une belle longueur, où le mélange le soufre, les fruits chauffés et le caramel.

Kim 90%
Nez : Feuilles de tabac, biscuits aux figues, pacanes caramélisées à l’érable, c’est rond, riche et gourmand, mais aussi sobre et sans flafla, avec un côté que je ne peux décrire que par le terme « solennel » (je ne pensais jamais dire ça à propos d’un whisky). Bouche : Il y a encore là une certaine sévérité, un sérieux et une profondeur vraiment incroyables. Cuir, gâteau au chocolat, tire Sainte-Catherine foncée, figues grillées au balsamique et à l’érable. Wow!

Eau Claire Distillery Ploughman’s Spinola PX Cask Finished Very Limited Edition

46% alc./vol.

Vieilli initialement en ex-bourbon barrel et ex-european casks puis affiné dans de rares fûts de solera Pedro Ximénez provenant de Ximénez-Spínola, une bodega familiale historique de Jerez, réputée pour son attachement de longue date au cépage Pedro Ximénez et à la méthode traditionnelle de la solera.

André 83%
Superbe nez gorgé de cerises marasquin, de fruits secs, de bois caramélisé et de dattes. Sensation à la fois sucrée et pâteuse. La bouche offre une texture moelleuse que les fortes notes de bois toasted et carbonisées tranchent rapidement. Caramel brûlé, oranges, cannelle, bois de chêne séché, cerises, raisins et dates, moue de café, amertume prononcée du bois et de ce qui rappelle le chocolat noir, le tout sur fond très épicé et astringent. Finale alliant le bois carbonisé et le bois épicé, les fruits noirs séchés. Si le backbone de ce whisky mérite l’intérêt, l’apport de bois épicé et fortement toasted débalance l’ensemble et révèle la jeunesse du whisky. Si on ajoute le price tag de 200$…

Patrick 87%
J’ai eu la chance de goûter ce whisky en avant-primeur à la distillerie, et il m’avait suffisamment épaté pour que je souhaite en acheter plusieurs bouteilles. J’ai toutefois calmé mes ardeurs lorsque que j’ai constaté le prix qu’on demandait pour une bouteille (200$!). Bref, je recommande d’attendre avant d’en faire l’achat que les bouteilles ramassent la poussière sur les tablettes, et qu’il soit soldé. Note, oui, j’en ai quand même acheté une bouteille, mais dans mon cas, c’est aussi un beau souvenir! Nez : Le xérès s’exprime au travers d’un bouquet de fleurs, de fruits des champs et de fruits tropicaux. Bouche : L’arrivée en bouche est beaucoup plus chaleureuse que ce que le nez laissait présumer, avec une bonne dose de chêne carbonisé, du caramel, de la fumée de cigare, des fruits mûrs et un peu de caramel écossais. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Kim 77%
Nez : Bois de cèdre, miel, noix torréfiées, eau de rose, pâte à tarte. Mais encore et toujours l’étrange arôme de cèdre qui revient. Ce n’est pas déplaisant, mais dépaysant. Bouche : Peu de subtilité dans le bois, j’ai l’impression de boire du jus de deux par quatre traité. Une fois remise de mon choc, je passe à la fleur d’oranger, l’écorce d’orange amère et une autre varlope de planche de bois ultra-astringente. Aurait-il séjourné un tantinet trop longtemps dans sa barrique?

Big Peat Québec Edition 8 ans Sherry Matured

60.2% alc./vol.
330 bouteilles. Blended Malt (donc un assemblage de scotch single malts) composé de poids lourds d’Islay tels que Ardbeg, Bowmore, Caol Ila et même de la mythique Port Ellen. Le tout a vieilli 8 ans dans des fûts de sherry Oloroso de premier remplissage puis a été embouteillé en brut de fût, sans coloration ni filtration à froid. Une édition ultra limitée de seulement 330 bouteilles qui se sont envolées en quelques heures à la SAQ.

André 88%
Tout d’abord, de GROS MERCIS à Bella Vita Grands Crus pour l’initiative de cet embouteillage et de l’étiquette VRAIMENT killer! Bravo, on en veut encore comme ça! Des tonnes d’évaluations et de commentaires sont déjà parus sur cet embouteillage. Ça a été un peu la folie cette parution. C’est vrai que la SAQ ne nous a pas habitué à de telles initiatives alors les gens s’affolent rapidement lorsque l’on a droit à des embouteillages comme celui-ci. Je vais encore une fois être celui qui tire un caillou dans la marre, j’ai le dos large, vous pouvez taper. Cette édition spéciale est très bonne, vraiment très bonne, mais c’est un peu unidimensionnel cependant. La force du sherry est telle, qu’elle cache beaucoup de subtilité sous-jacente. Cela étant dit; est-ce que l’on a acheté des bouteilles ? Oui! Est-ce que l’on aime ? Oui ! Est-ce que l’on en veut encore comme ça ? Oui ! Au nez, la pâte de fruits et les figues, la compote de prunes, les bleuets des Pères Trappistes, fumée de tourbe à la fois cendrée et sucrée, iode, oranges sanguines, purée de bananes et caramel foncé. La texture en bouche est sublime, sirupeuse et grasse, la tourbe relativement disciplinée sur fond cendré. Cendre froide, pâte de fruits, prunes et dattes, chocolat et caramel, camphre épicé, poivre moulu, feu de plage et charcoal, esprit maritime général. La finale se mélange de fruits rouges séchés, de tourbe puissante et d’une touche d’eucalyptus mélangée d’une pointe de soufre. J’avoue que j’aime plus qu’à la première fois où j’y ai gouté. Elle semble s’être équilibrée avec l’oxydation, l’ensemble est plus fondu et moins brut. T’as pas ta bouteille ? You snooze, you lose!

Patrick 91%
Avec un tel pedigree, je ne suis pas surpris que toutes les bouteilles se soient envolées en moins de 4 heures. S’il avait fallu en plus que les gens puissent y goûter avant, la bouteille aurait été sold out en quelques secondes! Une telle qualité à ce prix à la SAQ, quand ça passe, il ne faut pas hésiter et foncer! Merci à l’Agence Bella Vita Grands Crus d’avoir rendu ceci possible et pour une fois, rendons à César ce qui lui revient : Bravo à la SAQ aussi! Nez : Quand l’étiquette indique « Big Peat » et « fût de sherry », les attentes envers la première impression en plongeant le nez dans le verre sont élevées. Et, après quelques secondes, elles sont rencontrées : au premier abord, ça déborde de fumée de tourbe et de xérès. En m’y replongeant le nez, j’y trouve aussi du chocolat noir, des pruneaux et de la mélasse. Bouche : Fumée de tourbe intense et gros-xérès-pas-subtil-pour-deux-cennes plein de raisins, de pruneaux, de chocolat noir, de bois carbonisé, de mélasse et de gingembre. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une superbe longueur, très fumée et débordante de gros fruits mûrs.

Kim 88%
Nez : Bacon maison, créosote rappelant agréablement mon fumoir, poivre blanc, menthol, vraiment une généreuse dose de menthol, et même de l’eucalyptus. Plus je le laisse respirer, plus j’ai l’impression de renifler du sirop antitussif ou des pastilles décongestionnantes. Bouche : Côté alcool, on ne fait pas dans le délicat; ça ramasse la gencive sur un solide temps. Cire d’abeille, tire d’érable chauffée trop longtemps, cannelle, muscade et encore le menthol. Un vraiment beau whisky, à condition d’aimer ça intense.

Stauning Bastard – Mezcal Finish – Research Series

46.3% alc./vol.
Le vent de la mer du Nord se mêle au sang du désert mexicain dans ce whisky de seigle vieilli dans de vieux fûts de mezcal. Une histoire d’amour illégale avec un arrière-goût doux et exotique. Stauning Bastard est un whisky de seigle (mais aussi avec une bonne dose d’orge malté) fabriqué uniquement à partir d’ingrédients locaux, malté sur place à la distillerie et doublement distillé dans des alambics chauffés à la flamme directe. Après avoir passé au moins trois ans dans des fûts de chêne américain vierge neufs et grillés, il a été fini par un vieillissement d’au moins six mois dans de vieux fûts de mezcal de l’entreprise mexicaine Oro de Oaxaca.

Patrick 86%
Un whisky que j’ai adoré lorsque dégusté « sur le fly », mais qui se révèle à l’analyse être encore un peu jeune. Mais c’est tout de même très bon. J’espère que la distillerie en a conservé quelques fûts de plus afin de voir ce que ça donnera dans quelques années. Nez : D’abord le seigle, puis de la fumée de pipe, des raisins, des agrumes et du chêne. Bouche : Un beau mélange intense d’épices et de fumée, mais légèrement adouci par une discrète note de vanille et de mélasse, voire de fruits séchés. Si ce n’était de sa jeunesse, ça serait extraordinaire. Finale : D’une longueur moyenne, s’étire sur le seigle et la fumée.