Glendronach 12 ans Sherry Cask Matured

43% alc./vol.
Batch #2014-05-07. Maturation en PX et Oloroso sherry casks.

André 84%
Nez de sherry boisé, chocolat fourré de confiture de cerises, apricots, raisins secs, épices bien dosées, cosses d’oranges et caramel. La bouche est bien épicée, gingembre et poivre, et gorgée de fruits divers; pommes, cerises marasquin, raisins de Corinthe, oranges, le tout sur fond chocolaté. Ça manque d’un peu de texture en bouche, un peu trop liquide à mon goût personnel. Le nez est cependant plus équilibré que l’ancienne version datant d’environ 10 ans où les notes de chêne gorgées de sherry étaient vraiment intenses. La finale est un peu courte, beaucoup de fruits rouges séchés, un mélange de caramel et de chocolat et des épices essoufflées. On dirait que le sherry de cette édition est plus morne et beaucoup moins ‘’noble et riche’’, moins ‘’old style’’ que l’ancienne version. La version phare de la distillerie vient de perdre quelques plumes entre le changement de master blender….

Glendronach Parliament 21 ans – Édition 2024

48% alc./vol.
Vieilli dans un mélange de fûts de sherry Oloroso et Pedro Ximenez. Il est intéressant de noter que ce whisky n’a aucune connotation politique. Il est d’ailleurs nommé « Parliament » d’après le terme collectif désignant un groupe de corbeaux – et il existe un Parliament de corbeaux vivant dans les arbres près de la distillerie GlenDronach…

André 89%
Malgré la hausse de prix indécente de cette édition, je suis heureux de voir que celle-ci vaut toujours le détour. Raisins secs et dates sucrées, parfum de terre humide, de vieux chais traditionnels, pommes et cerises marasquins juteux. Ce whisky affiche une noblesse et une richesse étonnante. Belle texture onctueuse en bouche offrant une palette aromatique très semblable au nez. Raisins secs et dates, cerises, chocolat, additionnés d’une touche de cannelle et de poivre. Sensation à la fois de bois épicé et une sensation résineuse collante et grasse très spéciale en bouche qui fait très vieilles années. L’équilibre du sherry est parfait, pas trop intense, pas trop lourd, belle texture, old-style dans l’approche. Finale dévoilant un léger accent tannique avant une montée de cannelle et d’épices du bois coiffant des fruits séchés nappés de chocolat.

Mister Sam Tribute Batch #4

65.54% alc./vol.
Assemblage de whiskies américains et canadiens qui rend hommage à Samuel Bronfman, ancien maître assembleur et dirigeant de Seagram’s.

André 94%
Barres de toffee Mackintosh’s, prunes, céréales Sugar Crisp, cerises noires, cannelle et planchette de cre humide, vieille boite à cigare en bois. La texture en bouche est hallucinante, aucune sensation de brûlure provenant de l’alcool. Avalanche de cerises marasquin, cannelle en poudre, sirop d’érable, céréales Sugar Crisp, raisins secs et prunes, caramel, réglisse, cassonade et de bonnes épices soutenues. À l’aveugle, je dirais que ça tombe plus dans la palette aromatique du bourbon que du whisky canadien. La finale, de très bonne longueur, affiche un bon taux de tannins et d’épices, propulse les notes de cerises marasquin dans un univers de cannelle, de poivre, de cassonade et de sirop d’érable sous des cieux herbacés.

Patrick 96.5%
Un chef d’œuvre tel qu’on en voit trop rarement. Un whisky contemplatif, du genre qu’il faut avoir la soirée devant nous pour l’apprécier un tant soit peu. Magistral. Spectaculaire. L’Amérique du Nord à son meilleur. J’en ai (vraiment!!) presque les larmes aux yeux. Oui, c’est la plus haute note que je n’aie jamais accordée. J’évalue des whiskys depuis plus de 20 ans, et je n’ai jamais rien vu de tel. Nez : Le feu est au rouge! Le genre de parfum qui te fait arrêter en plein milieu d’une phrase ou de l’écriture d’une évaluation de whisky! Riche, complexe et généreux… Cerises juteuses, succulent maïs, seigle épicé, cigares, caramel écossais, vanille, raisins et de discrètes fleurs. Bouche : Je n’ai jamais vu un aussi beau mélange du sucre du maïs, des épices du seigle et de chêne craquant. J’y trouve aussi des prunes, des raisins, des noix, du chêne sec et épicé, du caramel, de la vanille et des guimauves grillées. La texture en bouche est parfaite. Finale : D’une extraordinaire longueur, portée surtout sur le chêne et le seigle, mais agréablement adoucie par le maïs.

Martin 95%
Nez: Caramel brûlé, sirop d’érable, cerise noire, cuir ancien, cacao, chêne bien toasté. Bouche: Texture épaisse et enveloppante, maïs rôti, prune macérée, chocolat noir, pacanes, poivre noir et orange confite. Puissance impressionnante mais parfaitement maîtrisée. Finale: Très longue, café, bois épicé, sucre brun, chaleur noble. Équilibre: Exceptionnel, richesse et intensité parfaitement liées, un dram monumental.

Kim 95%
D’emblée, je ne juge habituellement pas la couleur, parce que c’est trop facile de mettre du colorant. Mais ce brun foncé, c’est quelque chose. Nez : C’est un rhum ou un whisky? J’ai de la canne à sucre, avec la chaleur qui vient avec, mais aussi une cassonade fondue et grillée comme dans les pets de sœur. Noix de coco rôtie, gousse de vanille, piña colada au rhum foncé. J’espère qu’il goute aussi bon qu’il sent, car il met la barre haute avec mes narines. Bouche : Si une tarte au sucre avait un enfant avec un piña colada, ce serait le Mister Sam. Je me sens à la fois sur une plage en Jamaïque et dans un party du Jour de l’an au Lac St-Jean. Vous connaissez le cocktail ti-punch? Allez vous en faire un et vous aurez l’ombre d’un Mister Sam.

Caol Ila 11 ans « Ambrosial Feast » Special Release 2024 Unpeated

57.3% alc./vol.
Insolite pour une production Caol Ila, cette version non tourbée a vieilli 11 ans dans une sélection d’anciens fûts de vin, de fûts remis à neuf et de fûts de second remplissage. Cette édition spéciale 2024 est également atypique, car elle est élaborée à partir de « moûts troubles » et d’une fermentation courte.

André 87%
Intéressant, très singulier, unique pour sûr. Nez très réservé, sur la vanille et le bois, le miel et les poires dans leur sirop, l’abricot. En bouche, des céréales au miel, de la poire, des amandes grillées, une touche de vanille et d’iode, un peu de zeste d’orange et une pincée de gingembre. Aux gorgées suivantes je détecte quelques timides notes de fruits rouges séchés qui pourraient vraiment passer inaperçue. La texture est vraiment superbe, tendre et moelleuse, sensation de beurre température pièce. Finale sur les biscuits à l’avoine, la poire, le miel et la vanille sous un couvert de pluie iodée. Je cherche les influences apportées par le wine cask. Travail remarquable pour cacher le taux d’alcool, ça se boit comme de l’eau, c’est très impressionnant ! Impossible d’associer ce whisky à Caol Ila à l’aveugle.

Patrick 88%
Un très bon Caol Ila. Les versions non tourbées de cette distillerie sont inégales, mais ici, je retrouve ce qu’ils font mieux. Nez : Parfum frais et léger avec de la vanille sucrée, du bois frais et humide, des noix et des pommes jaunes. Bouche : Belle arrivée en bouche savoureuse et portée par une texture huileuse. J’y retrouve des saveurs de pommes jaunes, d’amandes, de vanille et de bois grillé. Après quelques gorgées, jai aussi l’impression d’y retrouver un bouquet de fleurs séchées. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur une belle note boisée et épicée.

Martin 89%
Nez: Pomme verte fraîche, noisette grillée, brioche légère avec une subtile touche de vin et de vanille. Bouche: Ronde et crémeuse avec des notes de poire au sirop, d’ananas, de poivre blanc et d’amande douce; la tourbe est quasi absente, laissant place à une texture fruitée et un beau boisé fin. Finale: Moyenne à longue, sur la cire d’abeille, le cacao amer et un brin d’iode léger qui rappelle discrètement son origine tourbée et insulaire. Équilibre: Un dram différent, affichant une signature douce, harmonieuse et non conforme à l’ADN tourbé habituel de la distillerie, mais superbement maîtrisée dans son concept.

Kim 84%
Un Caol Ila non tourbé… hérésie? Avec un nom comme « Ambrosial Feast », les attentes sont élevées. Nez : Du sake à pleines narines! Cet alcool m’a toujours fait penser à une sorte de solvant mélangé à du riz, et c’est ce que j’ai là. S’ajoute de la mie de pain de blé, un soupçon de sucre d’érable et des asperges un tantinet trop cuites. Bouche : J’ai l’impression que la céréale est vraiment mise en valeur. Je trouve souvent que les whiskys trop sur le grain sont moches, mais celui-ci sort quand même du lot. Retailles d’hosties, pain de seigle (même sans rye), pâte brisée, on est dans le céréalier à fond. Intéressant sans me jeter à terre.

Teaninich 8 ans Special Release 2025 Single Grain Rye

60.3% alc./vol.
Ce whisky de seigle de 8 ans d’âge, distillé par Teaninich, pourrait bien être l’édition spéciale la plus intéressante de Diageo depuis des années. Comme il n’existe pas de classification pour le seigle single malt, il s’agit d’un whisky de grain, fabriqué à partir d’un brassage de seigle et d’orge malté distillé en 2016 dans des alambics traditionnels d’une distillerie de malt puis vieilli en fûts de bourbon. Il y a quelques semaines à peine, Diageo annonçait la fermeture temporaire de la distillerie Teaninich (ainsi que de Balcones et Dickel) en raison d’une surproduction. Le malt Teaninich étant un composant essentiel du Johnnie Walker, il s’agit probablement d’un déclin global de cet assemblage, qui pourrait avoir des répercussions sur d’autres distilleries de malt dans un avenir proche.

André 81%
Entre la fougue du seigle et l’esprit farniente des notes tropicales du bourbon cask, nous avons quelque chose de challengeant et de spécial ici. Le seigle s’affirme rapidement au nez avec la cannelle et des notes herbacées et verdâtres sur fond de vanille. La bouche est puissante et la ligne directrice un peu difficile à suivre. Cannelle, herbe mouillée, ananas, citron, abricots, poivre et une pointe d’eucalyptus et de céréales mouillées. La finale s’étire sur des notes maltées bien épicées et poivrées et un alcool puissant. Un whisky a la croisée de plein de chemins différents, l’idée est intéressante mais on se perd aussi dans le résultat final. À essayer tout de même !

Patrick 87%
C’est intense, tout comme j’aime généralement mes whiskys de seigle. La finale qui s’étire toutefois sur la douceur du malt et les épices du seigle donne le goût d’en reprendre plus qu’une gorgée! Je crois bien que ma bouteille ne restera pas pleine bien longtemps! Nez : Parfum épicé et boisé, où le malt crémeux demeure tout de même évident pour l’amateur de whiskys de seigle que je suis. J’y détecte aussi du caramel écossais et des clous de girofle. Bouche : La bouche m’apparait beaucoup plus agréable que ce que le nez laissait présager : Les épices du seigle s’expriment bruyamment, j’y trouve aussi de subtiles herbes séchées, du chêne craquant, de la vanille, de la cannelle et une bonne pincée de poivre. Belle texture en bouche. Finale : D’une longueur moyenne, d’abord chaleureuse, puis s’étire tout en douceur.

Martin 84%
Nez: Très singulier, on se serait atendu à un rye plus disons américain au sens large. Pain pumpernickel, zeste de citron, miel, pomme verte, orange et pointe de poivre blanc. Bouche: Texture nerveuse et légèrement huileuse, céréales épicées, caramel blond, gingembre, agrumes, cacao sec, montée alcoolique vive mais nette. Finale: Longue, menthe poivrée, chêne sec, sucre blanc, chaleur persistante. Équilibre: Un embouteillage au profil énergique et épicé, jeunesse perceptible mais structure solide, un dram puissant et bien cadré.

Kim 83%
Nez : On est loin du rye canadien ou états-unien, très loin. Le côté épicé du seigle s’exprime non pas sur les cornichons à l’aneth ou le sucre de betteraves, comme je trouve souvent, mais plutôt sur du cumin en poudre, du beurre fondu, de la cire d’abeille et des tranches d’orange séchées. Bouche : Encore sur la cire d’abeille, mais cette fois avec une bonne dose d’épices et d’herbes. Sel de céleri, carvi, sarriette, graines d’aneth, le tout sur un fond d’alcool un peu austère. Une belle curiosité qui me sort de ma zone de confort.

Old Ballantruan 10 ans

50% alc./vol.
Old Ballantruan est une version tourbée du single malt Tomintoul, qui tire son nom de la source de la distillerie. Avec un taux de tourbe impressionnant de 55 ppm, c’est un incontournable pour les amateurs de whisky tourbé. La première édition de ce whisky, vieilli 10 ans, a été lancée en 2012.

André 82%
Au nez, crème fouettée à la vanille, tourbe organique feutrée et épices du bois. La bouche s’ouvre gentiment mais prend rapidement une tournure plus épicée et tourbée. Gingembre, poivre moulu, fruits à chair et agrumes, sorbet au citron, poires, tourbe terreuse de bonne puissance, grains de céréales séchés et fumés nappés de crème à la vanille, jeunesse du whisky plus apparente. Finale abrupte, les saveurs s’affadissent très rapidement et il ne laissant que de très bonnes épices, une bonne amertume et une tourbe lancinante.

Patrick 83%
Un whisky dont le plaisir croît heureusement à chaque gorgée. En effet, au début, j’y ai détecté des légumes, ce qui n’est pas un compliment pour un whisky. Mais ces arômes semblaient devenir de moins en moins présents à chaque gorgée. Bref, c’est tout de même un bon whisky. Nez : Fumée de tourbe, feu de broussaille et légumes cramés. Bouche : Belle texture en bouche supportant de la fumée de tourbe poivrée, du malt, de subtils légumes… Après quelques gorgées, j’y ai aussi retrouvé une très subtile note fruitée et sucrée. Finale : D’une belle longueur, poivrée et subtilement sucrée.

Martin 87%
Nez: Fumée sèche, citron confit, malt grillé, cendre froide, miel et note médicinale discrète. Bouche: Texture semi-huileuse dès l’arrivée en bouche, tourbe franche, poivre noir, caramel brûlé, zeste de pamplemousse, céréales toastées, grosse intensité fumée persistante avec une pincée de fleur de sel à la fin. Finale: Longue, braise, sel fin, cacao amer, chêne épicé. Équilibre: Profil puissant et direct, une tourbe dominante mais bien tenue par le malt, un dram affirmé et robuste. J’adore!

Kim 85%
Nez : J’associe rarement les mots « tourbe » et « chaude ». La tourbe peut être froide, vive, fraiche, verte, médicinale… mais chaude, c’est nouveau. C’est comme si j’étais blottie au bord du foyer dans une maison ancestrale d’Islay, du pur réconfort. Pour le reste, zeste de lime, poudre de gingembre et confiture de bleuets franchissent la porte de mes narines un peu congestionnées. Bouche : De la maison d’Islay, on passe à une soirée carnée autour du BBQ et du fumoir. Viande couverte d’une sauce sucrée, aux coins un peu brûlés et caramélisés. Un tourbé que je servirais volontiers en été comme en hiver.

Scallywag – The Winter Edition

53.9% alc./vol.
Affiné en fûts de vin orange d’origine espagnole, ce whisky écossais de malt du Speyside est embouteillé à son degré naturel de 53,9%.

André 86%
Confiture d’oranges, zeste de citron, pommes et petits fruits rouges sauvages, miel, sherry légèrement épicé. La texture est vraiment hallucinante, grasse et huileuse, wow. La lancée des oranges se poursuit en bouche mais s’accompagne désormais de notes de poires et d’agrumes, de fruits rouges séchés, de citron, cassonade, miel chaud et un sursaut d’épices. La finale prend une autre tangente et livre des notes de cannelle poivrée sur un édredon d’alcool plus ressenti. Hors norme, différent mais très bien construit. Un whisky dessert…ou de déjeuner!

Patrick 89%
Un délicieux whisky riche et savoureux. J’étais un peu appréhensif face à l’utilisation du fût de vin orange, n’ayant pas souvent croisé de tels vins que j’ai apprécié, mais on l’a utilisé ici avec brio. Nez : Parfum de marmelade à l’orange, de caramel, de miel crémeux et de sirop de fruits tropicaux. Bouche : Épicée et sucrée, j’y retrouve du zeste d’orange, du miel floral, du sucre caramélisé, de la cannelle, du chêne carbonisé et une goutte de vanille. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, marquée par les oranges et le chêne carbonisé.

Martin 87%
Nez: Raisin sec, chocolat noir, écorce d’orange, miel, bois toasté avec une impression pâtissière rappelant un gâteau aux fruits. Bouche: Texture ample dès l’arrivée, caramel profond, figue, cacao, cannelle, noisette grillée, épices chaudes qui évoquent pain d’épices et marmelade. Ça évoque tout de même bien des caractéristiques d’un sherry cask, pourtant… Finale: Longue, chêne épicé, café, fruits noirs persistants, chaleur enveloppante. Équilibre: Dense et gourmand, influence du fût bien maîtrisée, puissance convaincante. Un dram certes singulier, mais bien agréable aussi!

Kim 84%
Du vin orange, c’est funky, oxydatif. En gros, c’est faire un vin blanc à la manière d’un rouge, c’est-à-dire en laissant les peaux, pépins et parfois même la rafle durant une partie de la fermentation. Je suis donc bien curieuse de voir ce que ça apporte à un whisky. Nez : Méli-mélo de fruits confits, pétales de rose, cosse de cardamome verte, vif et frais, mais d’emblée rien qui crie « vin orange ». Bouche : Je décèle enfin l’oxydatif, le petit funk du vin orange. Il faut savoir que selon la durée de contact avec les peaux (de quelques jours à plusieurs mois), le goût et l’intensité du vin varient. Dans ce cas ça amène une sécheresse presqu’austère, sur le poivre et la cannelle en bâton, mais heureusement compensée par un caramel riche.

Armorik Chouchenn

46% alc./vol.
Cette nouvelle édition d’Armorik puise dans ses racines celtiques ! Vieillie en fûts de chêne vierge de Chouchens et de Breton, elle révélera un profil intense et riche. Pour rappel le Chouchen est cette boisson typiquement bretonne issue de la fermentation d’un mélange d’eau et de miel, donc l’équivalent de l’Hydromel version Bretagne!

André 87%
Pommes poires, abricots et miel au nez, crème glacée à la vanille et bois vanillé légèrement épicé. À l’aération, les notes de miel deviennent encore plus intenses et des notes de fruits du verger prennent place avec amour. Pomme verte, melon au miel, abricot, oranges, gomme Bazooka, pastèque en tranche, sucre en poudre, miel et vanille. Texture liquide mais aux saveurs intenses. Vraiment solide! La finale, moyenne en longueur est bien épicée et affiche des notes de bois vanillé et de poivre bien ressenties. Très belle surprise, hors du spectre habituel mais pour les bonnes raisons.

Patrick 89%
J’ai beaucoup de plaisir à évaluer ce whisky. Premièrement, il y a l’originalité du fût de vieillissement, mais aussi, et surtout, il y a le fait que c’est très bon! J’espère que cette expérience sera répétée à l’avenir! Nez : Le parfum est mielleux, avec du miel très végétal et subtilement floral. J’y retrouve aussi des fruits tropicaux frais et des abricots séchés. Bouche : Un délicieux mélange de la chaleur du chêne sec combiné avec le miel, des fleurs séchés, de fugaces fruits des champs et de la vanille. J’y trouve aussi un petit quelque chose de très « vert », très végétal. Bref, un whisky plutôt difficile à évaluer étant donné la richesse et la complexité des saveurs – mais l’important est que c’est très bon! Finale : D’une belle longueur, portée sur le miel et un peu de chêne sec.

Martin 87%
Nez: Miel floral, pomme mûre, fruits jaunes compotés, vanille douce avec un léger accent de pollen. Bouche: Texture ronde et caressante dès l’entrée, caramel, poire pochée, biscuit au beurre, abricot sec, pointe d’épice douce qui rappelle la muscade. Finale: Moyenne à longue, miel persistant, chêne, amande grillée, souvenir fruité chaleureux. Équilibre: Harmonieux et charmeur avec l’influence du chouchen bien intégrée. Un dram gourmand sans trop de lourdeur.

Kim 87%
Nez : Bien que n’ayant jamais gouté de chouchenn (un liquoreux issu de la fermentation d’un mélange de cidre et de miel), je perçois tout à fait le miel, voire même de la cire d’abeille, et le côté pomme, ou plutôt croustade aux pommes. Atypique, doux, mais plaisant à humer. Bouche : J’avais mes doutes, mais ça fonctionne vraiment bien. Toujours sur la cire d’abeille, pommes rôties au four mais très peu sucrée, chocolat noir et des tannins structurés sans être débalancés.

Benromach Contrasts: High Enzyme

46% alc./vol.
Distilled 2012, Bottled 2024. Cette édition met en lumière l’orge non tourbée à haute teneur en enzymes . Ce type d’orge est généralement utilisé pour la production de whisky de grain ou le brassage industriel. Un traitement spécifique permet d’obtenir une concentration plus élevée d’enzymes, principalement des amylases qui décomposent l’amidon en sucres.Le vieillissement s’est déroulé exclusivement en fûts de bourbon de premier remplissage.

André 85%
Benromach est probablement LA distillerie à surveiller les prochaines années, elle qui souvent pour le moment passe en dessous du radar de biens des amateurs. Nez délicat, sur un lit de céréales séchées, glace au citron, sirop de poires, pommes poires, grosses notes de vanille crémeuses. La bouche offre un changement de cap intéressant, plus direct et aux sensation sèches. Notes de gingembre, bois de chêne sec, fruits tropicaux à chair, ajout de zeste d’oranges, mais toujours sur fond de céréales séchées et de crème à la vanille. Finale parfumée de notes herbacées un peu bizarre. Hors-norme et challengeant.

Pearse Lyons 7 ans

43% alc./vol.
Ce whisky a principalement été vieilli dans des fûts de bourbon, mais une petite partie a été vieillie dans des fûts de xérès pour faire bonne mesure. Le single malt de la distillerie est présent dans le mélange.

Patrick 84%
Un autre Irish blend classique, mais tout de même bien fait. Bref, on ne réinvente pas le style ici, mais on démontre sa maîtrise des bases du sujet. Nez : Parfum assez anonyme, avec des agrumes et de subtils fruits secs. Bouche : Le whiskey présente ici beaucoup plus de personnalité que le nez pouvait laisser présager. J’y retrouve de belles notes de poires sucrées, du chocolat au lait, des raisins verts, du chêne grillé, une goutte de vanille et de discrets fruits séchés. La texture en bouche est agréable. Finale : Plutôt courte, portée sur le bois grillé et des pommes cuites.

Kim 75%
Nez : Hallelujah, un irlandais qui ne sent pas la banane! La contrepartie, c’est qu’il ne sent pas grand-chose en fait. Épices à steak, feuilles de moutarde lactofermentées, duo cantaloup et proscuitto. Je ne pense pas avoir déjà utilisé ces termes pour décrire un whiskey (ni un whisky). Bouche : Pain de blé, astringence rappelant le blanc de peau de pamplemousse et de citron, sauté de brocoli chinois au gingembre et au piment. Je m’ennuie presque de la banane!