56.5% alc./vol.
Élevé dans des « reill casks » et des fûts de chêne européen « aromatisés » de Pedro Ximénez et d’Oloroso.
Patrick 91%
Je ne suis pas capable de résister à l’envie de me procurer cet embouteillage à chaque année malgré son prix prohibitif. Au moins, je sais que la qualité sera toujours au rendez-vous et, pour ce qui est du prix, c’est aussi le cas pour plusieurs distilleries d’Islay (heureusement, pas toutes!). Nez : Fumée de tourbe maritime, de la cendre, des fruits de mer, des agrumes. En d’autres mots, Lagavulin. Bouche : Belle texture huileuse supportant la fumée de tourbe et bonne grosse dose de sel de mer et le chêne grillé. Puis, j’y retrouve de fugaces notes de fruits séchés et sucrés qui apportent une agréable nouvelle dimension à l’ensemble. Finale : D’une superbe longueur, fumée et salée.
Martin 92%
Nez: Une fumée de braise et de tourbe sèche s’impose d’emblée, mais les fruits ne sont jamais loin. Figue et raisin sec percent à travers la cendre, rejoints par du pain grillé et une salinité très maritime. Bouche: Le taux d’alcool donne un bon mordant. Sous une texture légèrement huileuse se succèdent dattes, poivre et fruits noirs, puis la fumée reprend progressivement le dessus avec des accents de charbon et de céréales toastées. Finale: Longue et sèche, elle s’étire sur le sel, la cendre, le poivre et une douceur de raisin qui s’accroche en arrière-plan. Équilibre: Le sherry apporte de la profondeur plutôt qu’une lourde sucrosité. Un Lagavulin musclé, salin et fumé, dont les fruits secs enrichissent efficacement la tourbe sans la domestiquer. Superbe!
Kim 88%
Nez : Est-ce vraiment un Lagavulin? J’ai l’habitude de me faire ramoner les narines par la tourbe avec cette distillerie, mais là on est presque dans la subtilité. Il m’évoque étrangement un épi de maïs grillé et couvert d’un beurre épicé au piment de Cayenne, un côté crémeux et presque sucré. Se dessinent aussi du menthol, des pastilles Cepacol à la cerise et du poivre blanc. Bouche : Immanquable poivron vert grillé me rappelant curieusement toujours un bon cabernet franc, mais aussi une pizza garnie bien classique. Le menthol persiste, ainsi que le côté pastilles antitussives, mais c’est loin d’être déplaisant. La finale, presque tannique, assèche la bouche un peu trop intensément à mon goût, mais s’éternise par la suite dans une loooongue volute de fumée intense.