Ardbeg Blaaack 2020 Committee Release

50.7% alc./vol.
Maturation en Ex-Pinot Noir Casks provenant de la Nouvelle-Zélande.

André 91%
Tarte aux pommes, fonds de fût calciné bordé de petits fruits rouges, charcoal. La tourbe n’est pas hyper typée comme dans certains Ardbeg mais attendrie de fruits rouges dodus. La bouche est franche et très porté sur le bois brûlé et les saveurs de tourbe très puissantes, à la fois animales et terreuse, notes de bitume chaud et de petits fruits rouges généreusement épicés (clou de girofle, poivre, cannelle, anis), de grosses cerises noires, morceaux de charcoal et gras de bacon. Je trouvais la première gorgée très tranchée mais en aérant quelques minutes et aux gorgées supplémentaires, les fruits prennent beaucoup d’ampleur et les tonalités de bois brûlé sont mises en sourdine. Puis le sel de mer, le varech, la tourbe terreuse poivrée, les raisins mauves et la compote de pommes, réglisse, chocolat noir fumé. Avec toute cette palette de saveurs, la finale est un peu trop rectiligne et s’essouffle un peu trop rapidement à mon goût personnel. Elle laisse la place à un beau mélange de fruits rouges dans un panier de bois calciné. Un Ardbeg singulier et atypique, très influencé par les fruits rouges et le bois calciné, hyper épicé. Je vous dirais que j’aurais bien aimé me taper le Blaaack et le Dark Cove Committee side by side, juste pour le plaisir du pairing, le Blaaack étant bien sûr, le mouton noir de la famille. On sort définitivement du spectre habituel de la distillerie, mais ce n’est pas ce que l’on veut que les distilleries se réinventent?

Highland Park 46 ans 1968 • Cask Sample from Distillery Warehouse

40.1% alc./vol.

André 92%
Je gardais cet échantillon depuis quelques années déjà et j’ai eu cette semaine une bien mauvaise nouvelle reliée à un ami qui m’est très cher. J’avais besoin d’un whisky qui me soulèverais l’âme et qui serait un éloge à la vie. Alors j’ai opté pour ce sample précieusement gardé (trop) longtemps recueilli dans le warehouse de la distillerie. Ma ‘’tour guide’’ avait fermé les yeux sur l’échantillon de 50ml qu’on a bien voulu me remplir en plus de mon dram de tournée. Purée de bananes, tranches d’ananas dans leur jus, miel de bruyère, salade de fruits, oranges, dans une brume diaphane de tourbe légèrement salée. La finesse à l’état pur. La tourbe est plus frivole en bouche et est mariée de cacao et de chocolat au lait fumé. Encore ces saveurs de salade de fruits, d’agrumes agrémentés de sirop de poires et de miel, de petits fruits rouges, d’oranges et d’une touche de citron. La bouche est un peu molle au niveau structural mais les saveurs sont solidement bonnes et bien agencées. Retour discret sur la fumée mielleuse en finale avec un rétro-olfaction de sel de mer craintif. Slainte!

Kininvie 17 ans – 1996 – Batch 001

42.6% alc./vol.

André 85%
Beau mélange de grains de céréales mielleux nappé d’un coulis de fruits rouges. Fruits séchés, pommes, céréales maltées, une touche citronnée, abricots, crème à saveur de vanille. En bouche, je suis ambivalent… Oranges, pommes, poires, agrumes, miel, fruits secs, cerises, vanille et caramel avec une légère touche épicée et poivrée. Le nez m’attirait beaucoup mais la bouche me laisse un peu froid. Finale moyenne-longue, poivre et gingembre, miel, agrumes.

Patrick 91%
Une distillerie longtemps gardée cachée, et qui produit du whisky qui gagnerait à être mieux connu, tel ce superbe single malt. Un scotch tout en finesse. Nez : Du caramel fruité, de la vanille onctueuse, le tout enveloppé d’arômes floraux. Appétissant. Bouche : De belles épices venant du chêne, de la vanille et du beau xérès chaleureux. L’ensemble présenté un profil de saveurs sucrées et épicées, présenté sur une délicieuse texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, et marquée par les épices du chêne.

Nikka Whisky From The Barrel

51.4% alc./vol.
(Corrigé par la SAQ à 51.8% avec un gros marqueur noir) Élaboré à partir des single malts et whiskys de grain des distilleries Miyagikyo et Yoichi.

Patrick 84%
Mes attentes étaient très élevées envers ce whisky et je dois admettre être plutôt déçu. Peut-être est-ce la batch que la SAQ a obtenu? Nez : Du chêne, du caramel, du sucre, des pommes, une touche de fumée discrète et un peu de whisky de grain. Bouche : Du bois épicé, de la fumée de tourbe, de la cendre et, de façon discrète, du sel et des fruits. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois épicé et la cendre.

Nikka Miyagikyo Single Malt

45% alc./vol.

Patrick 91%
Comme pas mal tous les whiskys de Nikka, celui-ci est d’une complexité et d’une balance exceptionnelle. À moins de 100$ (et disponible via notre monopole d’état favori), c’est simplement ce qui se fait de mieux comme whisky japonais. Nez : Un superbe parfum de xérès sucré avec une touche de caramel, de vanille, de sel et de fumée de tourbe très discrète. Bouche : Du xérès, une discrète fumée de tourbe, du chêne, de la vanille et une pincée de sucre. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fruitée, salée, sucrée et fumée.

Shieldaig Speyside 12 ans

40% alc./vol.
Single Malt Scotch Whisky

André 77%
Pommes vertes et rouges, sherry discret, sirop de poires, melon au miel et d’agrumes peut-être. Pour être franc, faut être imaginatif pour trouver et élargir la palette aromatique. Bouche sans passion, diluée et sans structure globale. Fruits séchés et fruits tropicaux, une pointe de xérès, une pincée de poivre, tarte au citron et meringue, vanille, touche de bois de chêne. Très courte finale, cosses de pommes, fruits tropicaux, citron, miel, vanille.

Patrick 79%
Sans être mauvais, je ne peux pas dire que ce fut plaisant à boire. Je ne répéterai pas. Nez : Orge maltée, de l’herbe et des épices. Bouche : Très boisé, avec de l’orge, une bonne dose d’herbe et quelques épices. Porté par une texture en bouche pas très agréable. Finale : D’une longueur moyenne, et épicée.

Shieldaig – The Classic Finest Old

40% alc./vol.
Blended scotch compose de plus de 25% de single malts provenant de distilleries des Highlands, vieillis en Ex-Bourbon casks.

André 78%
Nez très générique. Vanille, grains de céréales, toffee et miel, une touche infime de sherry en background. Bouche très ronde et j’avoue, agréable. Amandes, miel, vanille, fruits secs lointain, céréales séchées au soleil, sirop de salade de fruits, se terminant pas des notes de tourbe terreuses passagères. Très courte finale, ou la tourbe prédomine, beaucoup d’accents de bois et une bonne astrigence.

Patrick 80%
Somme toute un bon whisky si vos attentes demeurent très basses. Enfin, c’est aussi une bonne raison pour rester sobre. Nez : Parfum sucré, avec des biscuits à l’orge, une touche de vanille subtile et une bonne dose de whisky de grain. Bouche : Dominée par le whisky de grain, qui masque presque les biscuits à l’orge et la vanille. Le tout est accompagné par une touche très discrète de poivre. Finale : Assez courte, marquée par les céréales.

Grangestone Double Maturation Bourbon Cask Finish

40% alc./vol.
Highland Single Malt Scotch Whisky

André 79%
Ananas et poires, crème à la vanille, oranges, abricots, essence de bois de chêne. La bouche est un peu molle et sans passion, grosses notes d’oranges et d’abricots, pincée de cannelle, ananas nappés de crème à la vanille et au miel, fruits secs, cerises. Aucune texture malheureusement, ensemble hyper liquide avec une touche boisée et épicée en finale de bouche. Finale hyper courte, avec des saveurs délavées de fruits.

Patrick 78%
Un whisky biiiin ordinaire. À éviter. Nez : Un mélange hétéroclite de fleurs et d’épices. Bouche : Des épices, du bois brûlé, quelques fleurs… L’ensemble n’étant pas très emballant. Finale : Un peu courte, et boisée.

Johnnie Walker Black Label – The Director’s Cut – Blade Runner 2049

49% alc./vol.

André 88%
Tellement plus complexe que l’édition régulière. Je pensais avoir droit à une passe de marketing à la Game of Thrones (bah, c’est probablement ça aussi) mais c’est une belle surprise. Miel et vanille, un fond de fumée de tourbe relativement discret, compote de pommes, oranges et fruits tropicaux, puis d’intenses notes de caramel brûlé dans la poèle. La texture est superbe en bouche. Tourbe un peu industrielle et organique, poivrée et gorgée de toute-épice, anis, caramel, ananas, fruits tropicaux, oranges, pommes. Définitivement bien ficelé. Finale un peu courte, portée par les notes de tourbe et de poivre desquelles se détachent les notes de fruits divers livrés en bouche. J’en ferais un dram de semaine pour les saveurs mais pas pour le prix surfé sur la wave du film.

Patrick 89%
Wow, Johnnie ne m’a pas habitué à ce niveau d’intensité. De la tourbe intense, un whisky riche et savoureux, vraiment très bon! Nez : Légère fumée de tourbe, chêne et savoureux, des épices et, de façon très discrète, de la vanille et des fruits mûrs. Bouche : Oh, la belle texture huileuse! Et de la belle fumée de tourbe, de la cendre, des épices, des fruits mûrs, des grains… Intense! Finale : D’une superbe longueur, fumée et épicée.

Martin 90%
Nez: Plus ample et raffiné que le JW Black régulier. L’idée de crinquer le taux d’alcool à 49% est peut-être un gimmick au départ, mais dans l’absolu ça sert la cause admirablement. Malt, raisins et vanille entourés de douce fumée. On sent à peine le grain. Miel et pommes, cacao et cuir. Très bel assemblage. Bouche: JW Black sur les stéroïdes. Miel et vanille, épices et chêne. On sent bien la rampe d’alcool, le choix de le laisser à plus de 40% est la meilleure décision qu’on pouvait prendre. Les saveurs sont on ne peut plus riches et omniprésentes. Fumée et cuir au loin. On goûte un fond de Caol Ila vers la fin. Finale: Belle et douce descente sur la planche de chêne. Épices, vanille, cuir, orange, raisins et pommes bien croquantes. Thé noir, réglisse et poivre. Légère tourbe qui perdure malheureusement juste pas assez longtemps. On en redemande! Équilibre: Ce qui pouvait sembler n’être qu’un coup de marketing au départ se dévoile finalement comme un blend d’une qualité surprenante! Taux d’alcool audacieux, savoir-faire d’un des plus grands fabricants de blends au monde, branding futur-noir… Il n’y a rien ici pour me déplaire! Après tout je suis autant une pute à Johnnie Walker qu’une pute à Phil K. Dick… It’s too bad she won’t live. But then again, who does?

SMWS 66.128 Ardmore 12 ans

57.6% alc./vol.
« Great Fun » – Distillé le 21 juin 2005, 1st fill charred red wine barrique, 229 bouteilles

Patrick 94%
Nez : J’ai l’impression de manger une barre de chocolat Hershey’s aux fruits des champs, assis sur le bord d’un feu de camp sur lequel André, qui est parti chercher du bois, a oublié des toasts qui sont en train de brûler. Bouche : Finalement, André a oublié le bois, et a plutôt ramené une poignée de fruits des champs… Pendant ce temps, le feu a eu le temps de s’éteindre, et tout ce qu’on goûte est la fumée et la cendre… Avec un arrière-goût de la barre de chocolat qu’on avait mangé plus tôt. Finale : Fruitée, chocolatée, épicée et fumée, beaucoup plus longue que le feu qui s’est éteint à cause d’André qui a complètement oublié le bois.

Martin 90.5%
Nez: Belle subtilité, cacao et framboises. Tourbe certes, mais terreuse et discrète à la fois. bois et vanille. Bouche: Tourbe cendrée et terreuse, plus “continentale”. Belles épices bien goulues, raisins et cuir. Retour du chocolat. Finale: Puissante et persévérante. Chêne, poivre, cannelle, vanille et tourbe crasseuse. Équilibre: Superbe qualité et intensité de saveurs, bien que l’équilibre final me semble un tout petit petit peu malhabile. J’aurais aimé aimer ça autant que Pat. Quand même solide.

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