Sons of Vancouver – Limited Release #14 « A Morning Smoke and Jammy Toast »

56,6% alc./vol.

Assemblage de seigle à 65.5%, d’orge maltée à 22.5% et 12% de blé. Élevé en ex-fûts de bourbon pour 3 à 4 ans, suivi d’une finition en ex-fûts de whisky tourbé du Speyside et en ex-fûts de cognac français. Produit en juin 2025. 252 bouteilles.

Note du producteur : Imaginez la scène : vous êtes en retard au travail, alors vous enfilez la première tenue propre qui vous tombe sous la main, en avalant à la hâte une toast tout en cherchant vos clés à tâtons. Vous vous précipitez dehors et allumez votre première clope de la journée, une toast à la confiture dans une main, la clope dans l’autre. C’est exactement ce whisky… Le petit-déjeuner des champions!

Patrick 89%
Un autre très bon SoV, mais pour ce qui est de la fumée mentionnée dans le nom, on repassera. Enfin, je peux bien pardonner un peu de surenchère marketing de la part d’une distillerie qui fait du si bon jus. Nez : Particulier dans le bon sens du terme, avec une marmelade de fruits tropicaux, des fraises nappées de vanille et une pincée d’épices à steak. Bouche : Une belle texture huileuse en bouche supporte de la confiture à l’orange, des abricots, du chêne sec et des épices à steak. Je dois faire preuve de beaucoup d’imagination pour y retrouver de la fumée… Finale : D’une belle longueur, avec des abricots et des épices.

Kim 86%
Nez : Marmelade à la vanille, un je-ne-sais-quoi de vraiment réconfortant, caramel épicé. Bouche : Je ne sais pas pourquoi, mais il y a quelque chose de nostalgique dans ce produit. C’est simple, facile à boire, mais avec une généreuse dose d’épices à gâteau. Orange, cerise, une bonne dose de sucre : j’ai envie d’en faire un old fashioned. Finale un peu plus rough, évoquant le cuir et la feuille de tabac, sans être déplaisante.

Sons of Vancouver – Wheated Rye

50,5% alc./vol.

Le mashbill contient 25 % de blé. Vieilli dans un mélange de fûts ayant contenu du bourbon et de fûts neufs en chêne américain.

Patrick 83%
Un whisky canadien tout ce qu’il y a de plus traditionnel. SoV m’ont grandement impressionné par la qualité exceptionnelle de leurs produits et surtout par leur originalité, mais on dirait qu’ici ils essaient de nous dire qu’ils sont capables d’être plates comme tout le monde. Nez : Léger, avec de la vanille, du sucre blanc et des fruits tropicaux en arrière-plan. Bouche : J’ai l’impression de goûter un whisky canadien très traditionnel, avec des notes de seigle adoucies par le blé. Finale : D’une longueur moyenne, s’étire sur des saveurs de chêne grillé, de sucre et de caramel.

Kim 83%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Étrange mélange d’épices évoquant un rye américain, écorce d’orange amère séchée, l’alcool est bien présent sans être dérangeant. Bouche : Beaucoup plus aqueux que ce à quoi je m’attendais. Intéressant, sucré, plutôt simple par contre. Au 2e tour, pas de défaut particulier, c’est bien fait mais sans grande complexité.

Signal Hill – Founders Select OP

56.3% alc./vol.

Cette édition limitée est une version « overproof », mise en bouteille à 56,3 %. Élaboré à partir de maïs et d’orge, puis vieilli dans des fûts neufs de chêne blanc, ainsi que dans d’anciens fûts de bourbon et de whisky canadien.

Patrick 81%
Un whisky honnête, mais j’avais été plus impressionné par la balance de la version régulière à 40%. Nez : Du chêne, de la vanille, du miel et de discrets fruits secs. Bouche : Bois vert, chêne brûlé, épices à steak, poivre, vanille et miel. Une complexité intéressante et le taux d’alcool ne semble pas si élevé que ça. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, boisée et avec une note de sirop d’érable subtile.

Kim 68%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Tellement discret, tire éponge, riz vapeur, bizarre. Bouche : Jus de riz étrange, fruit que j’ai de la difficulté à identifier, brûlure d’alcool. Je sens qu’il y a de belles épices quelque part, mais c’est enterré sous du déplaisant.

Davin De Kergommeaux – Canadian Whisky : The Essential Portable Expert (Third Edition)

Appetite – 2024

Patrick 92%
J’ai ici le même commentaire que pour les éditions précédentes : C’est LE livre à lire sur le whisky canadien. Et pour les nationalistes québécois parmi vous, sachez qu’il s’y retrouve plus d’informations que jamais sur les distilleries québécoises de Beaupré, Valleyfield, Berthierville, etc.

Whisky For Us 9 ans Amburana

55% alc./vol.
Single malt canadien de 9 ans d’âge de la distillerie Still Waters issu d’un fût unique et affiné dans un fût d’Amburana brésilien par la distillerie Last Straw.

Patrick 77%
Un whisky très (trop?) intense au niveau des épices. Ouf, ça gargouille dans mon tube digestif. Si je salue toujours la volonté d’expérimentation, je reconnais que c’est par définition une route risquée où la réussite n’est pas garantie. Nez : Cannelle, gingembre et autres épices de cuisson, avec une subtile touche de vanille pour adoucir le tout. Bouche : Très épicé, avec de la cannelle, du gingembre, un peu de piments, des épices à steak, un peu d’agrumes et une touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, épicée avec une bonne dose de bois brûlé.

Martin 70%
Nez: Impossible de manquer la cannelle, mais elle partage rapidement l’espace avec le gingembre, la vanille et un boisé très parfumé et épicé. Plus loin, quelques notes de noix et de zeste de citron tempèrent cette avalanche d’épices avec un succès modéré. Bouche: Le profil change peu de direction, mais gagne nettement en intensité. Cannelle, muscade et gingembre chauffent le palais, la texture est dense sans devenir huileuse. Le malt et la vanille se glissent dessous, avec une curieuse fraîcheur de camphre et de cèdre. Finale: Longue et épicée, elle conserve surtout cannelle, bois sec et agrumes. Équilibre: L’Amburana ne fait clairement pas dans la subtilité. Très typé et presque exubérant, quoique le vieux malt possède malheureusement assez de caractère pour ne pas complètement disparaître. Whisky for Us? Comme une bonne vielle chaîne de courriels, merci de me retirer du groupe.

Kim 48%
Nez : Ratafia, produit pour enlever le vernis à ongle, garam masala? Il y a un étrange mélange d’épices, pas mauvais mais vraiment spécial pour un whisky. Bouche : Sake, noix grillées aux épices (curcuma, cari), biscuits aux figues un peu vieux. J’aime sortir des sentiers battus, mais quand c’est bien fait. Ça c’est douteux. En fait non, c’est carrément déplaisant.

Côte Des Saints – Serie Prestige – PX Sherry Single Cask #35

46% alc./vol.

André 87%
Le fût de sherry est plus tolérant avec les jeunes whiskys, sa couverture intense adoucit les imperfections. Le nez s’ouvre sur le gâteau aux fruits et le sucre à glacer, les noix cuites au four nappées de caramel, quelques douces épices. L’alcool est très bien intégré, le whisky donne une belle impression de maturité. La bouche est rougeâtre et affiche un bel équilibre général. Cerises, dattes, gâteau aux fruits, chocolat au lait et caramel, cannelle, poivre. Texture souple et généreuse. Finale de bonne longueur, mais d’une force contrôlée, belle douceur des fruits rouges rehaussé par la cannelle et le poivre et les tannins du bois caramélisé.

Signatory Vintage Bruichladdich 11 ans 2009

67.7% alc./vol.
First Fill Sherry Cask Matured #900083, Bottle #353 of 613.

André 88%
Nez de sherry parfumé à l’orange, sucre en poudre, sel de mer en fond de scène, caramel. La bouche est musclée, l’alcool s’exprime bien fortement et boost la sensation boisée et épicée. Prunes, cerises et oranges, poivre et sel, caramel et chocolat. Le bois de chêne est bien présent, tout comme les épices. Finale de cannelle et de fruits rouges, poivre, sel de mer, bois épicé.

Redbreast 22 ans First Fill Oloroso Sherry Cask Selected by La Maison Du Whisky « Collection New Vibrations »

58.3% alc./vol.
Cask #32336, Bottle #371 of 564. Embouteillage plutôt rare: une mise en bouteille indépendante de Redbreast ! Mis en bouteille pour la gamme New Vibrations par La Maison du Whisky, qui a mis la main sur un whisky millésimé de l’année 2000 qui a vieilli pendant plus de 22 ans dans un fût unique de sherry oloroso de premier remplissage.

André 90%
Sublime… Si tous les Irish whiskies avaient cette qualité. Whisky très gourmand à tous les niveaux. Saveurs hyper définies sur une texture souple et envoutante. Avalanche de fruits rouges séchés, de figues et prunes, grains de café trempés dans le chocolat noir, terre humide, cosses d’oranges, le tout parfumé d’une sensation boisée et de notes de gingembre. La bouche est lourde sur les fruits comme l’annonçait le nez. Mélange de cerises, raisins et prunes saupoudrées de cannelle et de gingembre. La texture est très souple, le liquide visqueux et huileux, l’alcool pleinement intégré sans brûlures. Les fruits rouges terminent leur progression en finale en se mélangeant aux notes de fruits tropicaux. Le citron, la poire s’allie de tannins du bois pour donner un peu de sensation aiguisée en rétro-olfaction. Superbe embouteillage.

Scapa 10 ans

48% alc./vol.

Patrick 91%
Scapa est de retour! La distillerie a été fermée de 1994 à 2004, et il semble que l’équipe en place ait eu beaucoup de difficulté à apprivoiser l’équipement unique et particulier de la « 2ème » distillerie des Orcades. A goûter ce whisky, il semble que ces difficultés soient maintenant choses du passé : Depuis que je me suis acheté cette bouteille (à un prix assez raisonnable à la SAQ), je m’en prends un dram presque à chaque jour! En d’autres mots, j’adore! Nez : J’ai l’impression d’être à quelques coins de rues de la mer et d’humer un bol de fruits tropicaux nappés de miel contenant entre autres des ananas, de la mangue, des bananes et des agrumes. Alléchant. Bouche : Toujours les fruits tropicaux nappés de miel, mais aussi des pommes cuites, une bonne dose de bois grillé, des épices, de la crème anglaise à la vanille et un soupçon de chocolat au lait. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, boisée et avec une impression fugace d’embruns marins.

Martin 88%
Nez: Tout commence sur l’ananas frais et la pomme jaune. Le miel arrive doucement, bientôt rejoint par de la vanille, du citron et une touche de banane. En arrière-plan, le malt conserve une belle présence. Bouche: Plus crémeuse que prévu, elle offre pêche, crème anglaise et céréales avant que le chêne grillé ne vienne casser cette douceur. Une texture légèrement cireuse s’installe au passage, avec cannelle et agrumes pour relever l’ensemble. Finale: Le fruit tient bon, surtout la pomme et le citron, puis laisse place aux épices et à une sécheresse boisée modérée. Équilibre: Simple dans sa construction, mais particulièrement agréable. Les 48% lui donnent suffisamment de corps et permettent au caractère fruité de ce dram de pleinement s’exprimer.

Kim 82%
Nez : Melon de miel, grain malté, raisin vert, aiguilles de pin séchées dans une forêt par une fraiche balade d’automne. Bouche : Mes papilles sont tiraillées entre du raisin vert concentré, comme en préparation pour du vin de glace, du gruau à la cannelle et aux… raisins secs. On sent la trame de fond, mais à ne pas confondre avec le gout de raisin chimique que j’ai souvent dans des whisky immatures. Le grain reste un peu trop présent pour que je raffole de la chose, mais sinon c’est doux, léger et plutôt bien balancé.

Lagavulin 12 ans Special Release 2025 – Grain & Embers

56.5% alc./vol.
Élevé dans des « reill casks » et des fûts de chêne européen « aromatisés » de Pedro Ximénez et d’Oloroso.

Patrick 91%
Je ne suis pas capable de résister à l’envie de me procurer cet embouteillage à chaque année malgré son prix prohibitif. Au moins, je sais que la qualité sera toujours au rendez-vous et, pour ce qui est du prix, c’est aussi le cas pour plusieurs distilleries d’Islay (heureusement, pas toutes!). Nez : Fumée de tourbe maritime, de la cendre, des fruits de mer, des agrumes. En d’autres mots, Lagavulin. Bouche : Belle texture huileuse supportant la fumée de tourbe et bonne grosse dose de sel de mer et le chêne grillé. Puis, j’y retrouve de fugaces notes de fruits séchés et sucrés qui apportent une agréable nouvelle dimension à l’ensemble. Finale : D’une superbe longueur, fumée et salée.

Martin 92%
Nez: Une fumée de braise et de tourbe sèche s’impose d’emblée, mais les fruits ne sont jamais loin. Figue et raisin sec percent à travers la cendre, rejoints par du pain grillé et une salinité très maritime. Bouche: Le taux d’alcool donne un bon mordant. Sous une texture légèrement huileuse se succèdent dattes, poivre et fruits noirs, puis la fumée reprend progressivement le dessus avec des accents de charbon et de céréales toastées. Finale: Longue et sèche, elle s’étire sur le sel, la cendre, le poivre et une douceur de raisin qui s’accroche en arrière-plan. Équilibre: Le sherry apporte de la profondeur plutôt qu’une lourde sucrosité. Un Lagavulin musclé, salin et fumé, dont les fruits secs enrichissent efficacement la tourbe sans la domestiquer. Superbe!

Kim 88%
Nez : Est-ce vraiment un Lagavulin? J’ai l’habitude de me faire ramoner les narines par la tourbe avec cette distillerie, mais là on est presque dans la subtilité. Il m’évoque étrangement un épi de maïs grillé et couvert d’un beurre épicé au piment de Cayenne, un côté crémeux et presque sucré. Se dessinent aussi du menthol, des pastilles Cepacol à la cerise et du poivre blanc. Bouche : Immanquable poivron vert grillé me rappelant curieusement toujours un bon cabernet franc, mais aussi une pizza garnie bien classique. Le menthol persiste, ainsi que le côté pastilles antitussives, mais c’est loin d’être déplaisant. La finale, presque tannique, assèche la bouche un peu trop intensément à mon goût, mais s’éternise par la suite dans une loooongue volute de fumée intense.