Last Mountain Distillery et les whiskys Baldur

Colin et Meredith Schmidt se sont lancés dans l’aventure en créant la première micro-distillerie de la Saskatchewan en août 2010. Après avoir cherché en vain un spiritueux unique à la Saskatchewan, la création d’une micro-distillerie dans cette province leur a semblé être un choix commercial évident pour le cœur des Prairies. Colin a grandi à Regina, en Saskatchewan. Il a fréquenté le Colorado College grâce à une bourse de hockey et a été repêché par les Oilers d’Edmonton. Après une courte carrière d’hockeyeur, Colin a rencontré Meredith alors qu’il vivait aux États-Unis, et ils ont décidé de retourner en Saskatchewan en 2008.

Bien que Colin et Meredith aient une formation professionnelle dans le secteur bancaire et financier, ils s’adonnaient à l’artisanat comme passe-temps depuis leur retour en Saskatchewan. Encouragés et conseillés par un ami de Colin qui avait ouvert avec succès l’une des premières micro-distilleries aux États-Unis, ils ont eu l’idée de lancer la première micro-distillerie de la Saskatchewan dans le garage de leur maison. Après seulement un an et demi d’activité, Last Mountain Distillery s’est agrandie et s’est installée à son emplacement actuel, sur la route 20 à Lumsden, en Saskatchewan.

La distillerie tire son nom d’un magnifique lac de la province, où les fondateurs Colin et Meredith Schmidt se sont mariés. Le lac Last Mountain occupe une place particulière dans le cœur de toutes les personnes impliquées dans l’entreprise. On y voit souvent un pélican planer gracieusement dans le ciel ou se reposer paisiblement sur le lac, symbolisant la tranquillité, la direction à suivre et les nouveaux départs.

Les whiskys de la distillerie étaient initialement identifiés avec le nom de la distillerie ou encore avec ses initiales, « LMD », mais à la foin de 2024, ils ont changé le branding en l’honneur de Baldur, le dieu nordique de l’aventure. Vous pourrez donc retrouver plusieurs évaluations des premiers whiskys de la distillerie ici, et les 5 premiers releases sous la marque Baldur ci-dessous :

Last Mountain Baldur’s Release no.005 Bourbon Style Whisky 6 ans

49.6% alc./vol.
61% maïs, 20% seigle et 8% orge – Ce whisky de style bourbon est un assemblage de whisky « sour mash » et de whisky « sweet mash » – 156 bouteilles

André 71%
Débalancé et trop axé sur le bois, on dirait que le whisky ne s’est pas complètement marié et que les saveurs ne sont pas intégrées. Nez de bois vert et de grains de seigle mouillé, cannelle évanouie et muette, bois caramélisé, popcorn au beurre. À l’aération, j’ai des notes de solvent à peinture et de divers éléments chimiques. Après 10 minutes d’aération, impression de bol de céréales baignant dans l’eau en train de fermenter et bois brûlé. En bouche, bois calciné, solvent à peinture et une tonne de poivre accentuant la sensation d’alcool. Texture sèche et astringente, épices des Caraïbes et poivre, hyper épicée. Finale sèche, épicée et très boisée, aucun équilibre général. Pas fan du tout.

Patrick 57%
Considérant la qualité des autres releases de Baldur, je suis surpris de trouver celui-ci infect à ce point. Pénible. Nez : Ouf que ça sent mauvais. Un mélange de « renfermé » et de fruits pourris. Bouche : Beurk, ça goûte la même que ça sent, mais avec un petit coté de bois brûlé, de cerises et de vanille. Un peu de caramel cramé aussi. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois cramé.

Martin 87%
Pas mal certain qu’on a pas eu les mêmes échantillons Patrick et moi 😉 Nez: Plus sombre que le No.003, il s’ouvre sur la cassonade, le caramel brûlé et la vanille, avant de révéler des notes de cerise noire, de cacao et de noix grillées. Un léger parfum de cuir complète l’ensemble. Bouche: Les saveurs de toffee, de maïs rôti et d’orange sanguine prennent rapidement de l’ampleur. La texture est crémeuse et sirupeuse, puis des accents de café, de cannelle et de chocolat noir viennent équilibrer la douceur initiale. Finale: Longue, sur le moka, le chêne toasté, les noix grillées et une pointe de tabac. Équilibre: Un dram plus affirmé et plus structuré que son prédécesseur, il gagne en profondeur sans perdre son caractère gourmand.

Kim 59%
Pssst Martin, tu as eu le même échantillon que moi. Nez : Gateau Joe Louis? Ça sent un peu le crémage cheapette et le jeune whisky, avec une dose d’épinard bouilli, voire même de chou fermenté. Bouche : La finale me rappelle certains vins nature, et pas de la meilleure façon. Chocolat au lait, astringence et l’impression de boire du jus de choucroute. Yish.

Last Mountain Baldur’s Release no.004 Single Malt Whisky 7 ans

62.8% alc./vol.
Ce whisky a commencé son parcours dans des fûts neufs de chêne blanc américain, puis a ensuite été affiné dans des fûts de bourbon ayant servi une seule fois.

André 82%
Raisins verts et sucre en poudre, sirop de poires, vanille et caramel, petit accent verdâtre en fond de scène. La bouche est si douce pour un whisky de ce pourcentage d’alcool, impressionnant. Terry’s Orange, raisins verts, crème à la vanille, doux caramel, poire et vin de Muscat, sucre en poudre des gommes cheapettes. Alcool complètement absent en bouche. Finale de bois verdâtre, sucre naturel et fruits du verger à chair, puis de bois épicé.

Patrick 81%
C’est bon, mais ça aurait mérité un peu plus d’amour… ou de temps. Nez: Nez frais et boisé enveloppant un jeune whisky de malt. Bouche : Un beau dram frais, avec du bois encore vert, de la vanille et du miel floral. Finale : D’une longueur moyenne, avec un bois vert et une goutte de caramel.

Martin 85%
Nez: Intense sans être agressif, il dévoile des notes de malt biscuité, de miel, d’abricot sec et de zeste d’orange. En arrière-plan, la vanille et une touche de noix ajoutent de la profondeur. Bouche: La puissance se fait sentir dès les premières secondes, mais la texture canalise bien l’alcool. Le caramel, les fruits jaunes, la pâte d’amande, le gingembre confit et le chêne épicé se succèdent avec beaucoup de précision. Finale: Très longue, sur les céréales torréfiées, le thé noir, le cacao et une chaleur persistante. Équilibre: Malgré son haut degré, tout paraît en place, offrant un single malt ample, expressif et bien maîtrisé.

Kim 55%
Nez : Alcool à friction, c’est mauvais signe. J’ai vraiment de la difficulté à sentir autre chose que ça… décapant à vernis à ongles et acétone? Arôme de raisin chimique. Bouche : C’est âpre sur un moyen temps, sur la paille, comme le mauvais côté d’un vin jaune du Jura. Sarrasin. Dire que ce n’est pas vraiment bon serait un euphémisme.

Last Mountain Baldur’s Release no.003 Bourbon Style Whisky 6 ans

49.59% alc./vol.
68% maïs, 21% seigle et 11% d’orge – Ce whisky canadien de style bourbon est un assemblage de whisky « sour mash » et de whisky « sweet mash » – 266 bouteilles

André 83%
Bataille entre le maïs et le seigle au nez. Popcorn au beurre, miel et vanille, puis mélange de réglisse et de cannelle avec un trait de muscade. La bouche est plus précise sur le style et oui on passe en mode bourbon. Bois caramélisé, popcorn au beurre, cannelle, poivre, oranges et pommes à la cannelle. Texture avec une belle onctuosité, taux d’alcool intéressant également. À l’ingestion, les notes boisées deviennent plus intenses, évoquant presque des saveurs de charcoal. Malgré les saveurs intéressantes, l’ensemble manque un peu de caractère. La finale est bien épicée, ce qui éclipse les notes boisées; beaucoup de cannelle et de poivre, pomme et cerises. Intéressant de voir de plus en plus de distilleries canadiennes expérimenter le ‘’bourbon Style’’ et plusieurs y réussissent fort bien. Dans un futur pas trop lointain, on pourra peut-être laisser tranquillement aller les ‘’bourbons’’ purement américains et les troquer par des produits locaux…

Patrick 87%
Un autre Baldur qui surpasse mes attentes, le genre que j’aimerais boire en écoutant du football canadien! Nez : Parfum relativement sucré, mais pas autant que la plupart des « vrais » bourbons américains. J’y retrouve du miel, de la vanille et du chêne frais. Bouche : Le sucre est ici plus présent comme il se doit, avec de belles cerises nappées de vanille et de caramel, des pommes rouges bien mûres, du bois épicé et une touche d’herbes vertes. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Martin 86%
Nez: Très accueillant, arômes de caramel au beurre, de maïs soufflé, de vanille et de pomme cuite. À l’aération, quelques notes de noix pralinées, de sucre d’érable et de chêne toasté viennent étoffer le profil. Bouche: Les premières saveurs rappellent la cassonade et le toffee avant de glisser vers l’orange confite, le chocolat au lait et une pointe de cannelle. La texture est riche, légèrement huileuse, et soutient bien un boisé qui demeure toujours assez mesuré. Finale: Longue et sucrée, sur la noisette, le moka, le chêne grillé et une douce chaleur épicée. Équilibre: Un whisky généreux et bien construit, où la gourmandise prend naturellement le dessus sans sacrifier la précision. On reconnait bien le style bourbin mais on ne s’y perd pas non plus.

Kim 76%
Dégusté à l’aveugle. Nez : J’ai l’impression de me balader dans une scierie, c’est sur le bois encore vert, le résineux. C’est en fût de cèdre coudon? Ça me porte à croire que c’est jeune. Bouche : Pas mal mieux que ce à quoi je m’attendais. Indéniablement jeune, mais avec du potentiel. On sent que la base est quand même de qualité, reste à laisser le temps faire son œuvre.

Last Mountain Baldur’s Release no.002 Straight Rye Whisky 8 ans

43% alc./vol.
321 bouteilles

André 81%
Nez sans ambiguïté ; cannelle poussiéreuse et cireuse, cornichon à l’aneth, réglisse séchée, caramel foncé, poivre moulu, oranges et pommes. Rye vous avez dit ? En bouche, on a une texture huileuse et molletonnée mais des saveurs plus ternes et délavées. Réglisse et cannelle, poivre de Kampot, notes herbacées, tarte aux pommes et quelques cerises marasquin. J’avoue avoir souhaité un taux d’alcool un peu plus punché et un équilibre plus fondu. La finale est conduite par de bonne notes de cannelle très poivrée et de tarte aux pommes et cerises.

Patrick 81%
Un bon rye, mais sans effet wow. Nez : Ma première impression est que le whisky semble plus jeune que les 8 ans annoncés… J’y retrouve autrement de la cannelle, des fruits secs et des biscuits à l’avoine. Bouche : Un beau mélange d’herbes, d’épices et de sucre, avec du caramel, du poivre, des clous de girofle, ainsi qu’un peu de bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt boisée.

Martin 82.5%
Nez: Le seigle arrive avec des notes de pain grillé, de poivre et de zeste d’orange, puis le dram évolue vers le miel, les herbes séchées et une pointe de tabac. Bouche: Les épices s’installent progressivement plutôt que d’exploser. Saveurs de céréales et de caramel, de pomme rôtie, de clou de girofle, de noix et un léger trait de réglisse qui apporte de la profondeur. Finale: Moyenne à longue, elle s’oriente vers le cacao, le bois sec et une agréable fraîcheur mentholée. Équilibre: Plus nuancé que démonstratif, ce rye essaie de privilégier la précision et l’élégance, mais l’ensemble demeure un peu diffus à mon goût.

Kim 75%
Nez : Poire, un peu d’alcool à friction qui se transforme en bcp d’alcool à friction, butterscotch. Bouche : Intensément boisé, caramel mais un peu trop chimique pour que ce soit plaisant, vieux meuble vernis. Il y a à la fois un côté vraiment sympa et un autre tout à fait désagréable.

Last Mountain Baldur’s Release no.001 Straight Wheat Whisky 9 ans

46% alc./vol.

André 83%
J’aime la quiétude apportée par l’utilisation des grains de blé. Au nez, c’est doux et pulpeux; crème vanillée, miel, sorbet au citron, poire William, mie de pain et caramel doux et texturé. En bouche on a un mélange de fruits à chair du verger et de grains de céréales séchés, et du yaourt à la vanille garni de miel chaud. Sans être désagréable, la palette aromatique provient pas mal du même coin du tableau de saveurs. La texture en revanche est agréable et offre une belle onctuosité. Aux gorgées suivantes, j’ai bizarrement des notes rougeâtres, de poivre et de cannelle, hors-norme pour un whisky de blé. La finale s’aiguise un peu plus sur les épices pétillantes et des notes de bois sec plus importantes.

Patrick 86%
Un très bon whisky de blé qui m’a apporté plus de plaisir qu’attendu. Le genre de whisky qui me réconcilie un peu avec cette catégorie. Nez: Le doux parfum typique de la plupart des whiskys de blé, avec du pain de blé grillé, du caramel, de la vanille et un soupçon de fruits du verger. Bouche : La bouche présente beaucoup plus d’intérêt, avec des pommes rouges, du miel, du bois brûlé et évidemment le pain de blé grillé. Finale : D’une longueur moyenne, avec du blé et du bois.

Martin 84%
Nez: On sent bien le blé à travers des arômes de brioche, de miel, de poire mûre et de beurre frais. Des notes de vanille, de tabac et de chêne apparaissent ensuite, le tout se terminant par une vague d’acétone moins agréable. Bouche: La texture est un peu aqueuse à mon goût, mais soutient tout de même des saveurs de caramel, de crème pâtissière, d’abricot sec, d’amande et de cannelle, avec une légère pointe de poivre. Finale: Persistante, sur les céréales grillées, la noisette, le bois poli et une touche de cacao. Équilibre: Le temps a bien adouci le blé sans lui faire perdre son identité, un whisky assez mature et harmonieux à la fois.

Kim 88%
Nez : Sucre d’érable un peu métallique qui me rappelle toujours le bon vieux Forty Creek copper pot, quelques notes de poivre blanc et de rhum, mais décidemment sur le métal. Bouche : Doux, fidèle au nez. Un petit jus relax, rappelant vraiment un rhum, juste assez épicé et réconfortant. J’en ferais volontiers du egg nog.

Bearface Wilderness Series #3 Wild Air

42.5% alc./vol.
Cette édition limitée a été élevée dans trois types de fûts distincts : des fûts de chêne hongrois; des fûts de bouleau carbonisés dans d’anciens fûts de Viognier ; et des fûts d’érable, dont la finition a été réalisée avec du sirop d’érable brûlé et enrichie avec de l’eau d’érable fraîche.

Patrick 89%
Vraiment délicieux, complexe et superbement balancé. Compte tenu que j’adore le bois dans mes whiskys, que je ne peux qu’aimer celui-ci. Quelques degrés d’alcool de plus et ça serait un chef d’œuvre. Jugé à l’aveugle dans le cadre des TWE Awards, ce fut l’un de mes whiskys favoris. Nez: Délicieux, riche et complexe parfum où je trouve des notes minérales, du bois frais, du cuir, du caramel et quelque chose qui me rappelle les vieux whiskys d’il y a plus de 50 ans. Bouche : Un extraordinaire mélange de saveurs boisées, avec du bois frais, sec et grillé, ainsi qu’une touche de sève. J’y trouve aussi du cuir fumé, des notes minérales et un bouquet d’herbes fraiches. Finale : D’une belle longueur, avec de la sève et du bois.

Martin 86%
Nez: Le soleil se lève sur le seigle grillé et la vanille, suivi d’accents de pomme rouge, de caramel et d’une note résineuse évoquant les conifères. Avec le temps, quelques touches de cuir et de noix viennent enrichir le profil. Bouche: Le miel et le chêne arrivent d’abord, puis la texture devient souple et légèrement cireuse. Des saveurs de cassonade, de poire mûre, de poivre noir et de noisette se développent progressivement, relevées par une pointe de sapin qui apporte une fraîcheur inhabituelle. Finale: Moyennement longue, sur le bois sec, les épices, le cacao et une légère note végétale. Équilibre: Original sans être excentrique, il conserve une belle identité canadienne tout en laissant transparaître une influence forestière bien intégrée. Belle expérience de dégustation.

Kim 85%
Nez : Cuir, grains de nigelle, gros jus de seigle cochon. Bouche : Une belle couche de vanille vient couvrir les épices que j’avais au nez. C’est doux, ça descend bien, le cuir est encore là avec du tabac, ce qui apporte une structure. En 2e dégustation, oui c’est intéressant, sans être époustouflant. Le trip de cuir et cumin au gout, c’est chouette mais pas siiii hot.

Kilchoman Machir Bay Cask Strength 2025

58.1% alc./vol.
Single malt tourbé emblématique de la distillerie, tourbé à 50 ppm, il est issu d’un assemblage principalement de fûts de bourbon et de quelques fûts de sherry et tire son nom de l’une des plus belles plages d’Islay. La Machir Bay, avec ses près de deux kilomètres de sable fin, mérite assurément le détour.

André 88%
J’aime autant que l’édition Evolution mais pour des raisons différentes. Cette version est très minérale et tourbée, l’apport d’éléments maritimes est intense et l’alcool en coup de poing qui augmente la sensation poivrée. Nez sur la tourbe maritime et très minérale, mélange d’ananas, poires et abricots, raisins verts, vanille citronnée. L’apport d’alcool donne une impression de fraicheur au whisky. À l’aération, les notes citronnées gagnent en importance. La bouche est musclée, plus sèche et poivrée, elle affiche aussi des notes de gingembre. Encore une fois, je cherche l’apport du fût de sherry. Grosse fumée de tourbe grasse et minérale à la fois, iode et poivre, fruits tropicaux à chair, beaucoup d’épices. Sensation sèche en bouche mais texture qui demeure huileuse. C’est plus en finale que les notes rougeâtres du sherry cask sont perceptibles, avec des notes de douce cannelle et de réglisse coiffant une salade de fruits tropicaux nappés de crème vanille, de poivre et de sel de mer.

Patrick 89%
Du gros Kilchoman intense niveau « coup de poing dans la face de George St-Pierre ». Bref, c’est pas fait pour tout le monde, mais ceux qui apprécient le style (cask strength tourbé, pas GSP) vont adorer. Nez: Fumée de tourbe bien salée, avec de la vanille, du miel, des notes florales et une bonne dose de citron. Bouche : Fumée et salée à souhait, avec des agrumes, du smoke meat, du caramel et du bois grillé. Intense. Belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée, avec des agrumes et des épices à steak.

Martin 90%
Nez: Tourbe fraîche, zeste de citron, vanille, pomme verte et fumée de cheminée composent un premier ensemble très éclatant. Avec l’aération, apparaissent des notes de pâte d’amande, de poire et une pointe de poivre blanc. Un peu de pierre lavée vers la fin. Bouche: L’alcool apporte immédiatement du relief, la texture est grasse et parfaitement maîtrisée. Le malt grillé, le miel, la cendre froide, le caramel et les agrumes se succèdent avant qu’une touche saline ne prolonge la dégustation. Finale: Longue, vive, marquée par les braises, le citron confit, le chêne et une belle fraîcheur minérale. Équilibre: Une version plus expressive de Machir Bay, où la puissance renforce la précision plutôt qu’elle ne la domine.

Kim 88%
Nez : biscuits aux amandes de restaurant asiatique, café moka, pomme rouge, un soupçon de poivron vert grillé. Bouche : alors qu’au nez l’alcool ne se laissait pas deviner, ici il s’exprime avec fracas. Biscuit de type thé social, poivre blanc, jus de gingembre. En toute simplicité, mais bien fait et somme toute vraiment plaisant à boire.

Kilchoman Maury Cask Matured

50% alc./vol.
Un ensemble de 19 fûts de Maury millésime 2021 a été assemblé pour cette cuvée, permettant de produire environ 15 000 bouteilles. Maury est l’une des AOC de vins doux naturels du Roussillon, près de Perpignan. C’est une zone relativement petite (seulement quatre communes), et même en incluant ses voisines plus importantes, Rivesaltes et Banyuls, la production reste limitée. La plupart des Maury sont doux, mais il en existe aussi des secs, élaborés à partir de cépages blancs ou rouges, principalement le grenache, le macabeu et le muscat. L’élevage se fait en barriques, en grands foudres ou, plus typiquement, en bonbonnes de verre exposées à la lumière directe du soleil. Ce procédé confère au vin un profil aromatique alliant la douceur du Porto au caractère rancio oxydatif du Madère, par exemple.

André 84%
Nez à la fois très sucré et très salé. Céleri salé dans les Bloody Mary, Clamato et caramel un peu brûlé, dattes, figues, chocolat au lait, terre humide, cassonade. La fumée de tourbe au nez est relativement réservée mais s’affichera plus fortement en bouche. Accents de tourbe herbacée, fruits rouges séchés, bois carbonisé, iode, poudre de cacao, cendre froide, caramel et énormément d’épices. Finale sur le chocolat épicé et poivré, la fumée de tourbe terreuse et organique, ainsi que des notes de réglisse noire. Un whisky hors-norme qui polarisera les avis positifs et négatifs.

Patrick 83%
Tout qu’une expérience! Mon premier « Maury Cask » et quoique l’expérience ne fut pas pleinement satisfaisante, elle fût tout de même suffisamment divertissante pour que je veuille recommencer! Nez: Oh, c’est spécial : Le gros von rouge tannique domine presque complètement la fumée de tourbe maritime. J’y retrouve aussi du chocolat noir, du caramel et un subtil zeste d’orange. Bouche : L’arrivée en bouche est ici aussi dominée par le vin rouge, mais celui-ci est à prime abord moins tannique et plus marqué par le caramel. Puis, les tannins reviennent en force, avec du bois carbonisé, la fumée de tourbe salée, le cacao amer et quelques épices. Finale : D’une belle longueur, mais c’est aussi ici que ça se gâte… Le vin rouge m’apparait très astringent et amer, avec un feeling d’avoir mordu dans une branche d’arbre dont la sève est plutôt acide.

Martin 88%
Nez: Les fruits noirs prennent rapidement l’avantage, avec la mûre, la cerise et le cassis, soutenus par une fumée de tourbe élégante. Le cacao, le cuir et une légère note de noix complètent un ensemble riche sans paraître trop lourd. Bouche: La texture est ample et veloutée. Les saveurs de pruneau, de chocolat noir et de caramel profond s’entrelacent avec la tourbe, avant qu’une pointe de poivre, de café et de zeste d’orange ne vienne rafraîchir l’ensemble. Finale: Longue, sur les braises, les fruits macérés, le bois épicé et une fine salinité. Équilibre: Le Maury apporte beaucoup de profondeur sans éclipser la fraîcheur et l’identité maritime propres à Kilchoman. J’adore.

Kim 92%
Le Maury a certainement donné sa couleur! Nez : Pomme enrobée de caramel, une rondeur et une gourmandise qu’on retrouve peu chez Kilchoman. Du soufre! Ben oui, mais ça ne me déplait pourtant pas. Confiture de fraises et de la tourbe qui se pointe entre deux couches de caramel au beurre. Bouche : Vanille, miel de trèfle, voire même fleur de trèfle rouge, encore le caramel, un soupçon de sirop pour la toux que je semble trouver dans de nombreux Kilchoman. C’est bon, très bon. Et surtout, ça me ramène à ma visite du vignoble Mas Amiel, dans l’appellation Maury.

Kilchoman Triskele Casks – Exclusivité Québec

49% alc./vol.
20% STR, 75% bourbon et 5% oloroso sherry – 600 bouteilles

Patrick 87%
Un des rares avantages du monopole de la SAQ est de permettre à des distilleries de taille moyenne, comme Kilchoman, de se frayer un chemin jusqu’à nous sans avoir à combattre une compétition parfois déloyale de la part des géants ou de se retrouver noyée dans un raz-de-marée d’une offre diversifiée (ouin, ça par contre, ce n’est pas en faveur des consommateurs). Nez: La fumée de tourbe maritime de Kilchoman est au premier plan, avec des notes d’agrumes, de fruits rouges cuits et de vanille. Bouche : La fumée de tourbe maritime est accompagnée de beaux petits fruits rouges sucrés, avec une bonne dose de bois carbonisé et un peu de chocolat noir amer. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, le sel, le bois carbonisé et une touche de petits fruits rouges subtile.

Martin 89%
Nez: La fumée de tourbe s’exprime sans brusquerie, accompagnée de citron confit, de pomme mûre et de vanille. On y ajoute des notes de fruits secs, de caramel et une légère touche de noix. Bouche: Les premières saveurs mettent en avant la tourbe et le malt grillé, rapidement rejoints par l’orange, le miel, le chocolat au lait et une pointe de poivre noir. La texture est grasse et souple. Finale: Persistante, sur les embruns, les braises, les épices douces et un chêne délicatement toasté. Équilibre: Les trois élevages se complètent avec naturel, offrant une expression à la fois gourmande, maritime et résolument Kilchoman.

Kim 88%
Nez : Pudding chômeur, bâton de cannelle, en fait, vin chaud aux épices. La tourbe s’intègre à ce côté réconfortant, évoquant un feu de bois dans un marché de Noël allemand. Bouche : Sirop antimucosités (pas mauvais, mais intense), pâte de coing, confiture de mures, cerises noires, feuilles mortes. D’une belle rondeur et d’une certaine sévérité à la fois.