A.D. Rattray Ledaig 9 ans

57.9% alc./vol.

André 87%
Nez de tourbe intense, de massepain et de vanille, notes de pain et de céréales grillées, d’huile à chauffage et d’herbe verte. Un peu bizarre comme saveurs mais challengeant pour le dégustateur. La bouche est huileuse et offre de solide notes d’herbe verte, d’eucalyptus, très médicinales. Quelques tonalités de plastique fondu, l’amertume du café et d’un feu de plage mourant sur la plage, léger twist citronné astringent en finale de bouche. Finale médicinale, notes d’eucalyptus et de tourbe terreuse parsemée d’herbe verte mouillée. Belle texture encore une fois, notes de tabac assaisonné d’un léger salé maritime.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Ledaig 1993

43% alc./vol.
Distillé en mai 1993 et embouteillé en août 2011 à partir de fûts de xérès de premier remplissage.

André 75%
Mélange floral et de feuilles mortes, tapis de grains vanillés, un peu de toffee aussi. La bouche est moche, un french anodin et maladroit, sans passion. Un peu d’épices qui disparaissent aussitôt et une larme de sel en finale. Boring !

RV 80%
Boite de céréales générique de marque que l’on croirait Speyside. Un peu floue olfactivement, derrière le malt huileux en façade de connaissance semble pointer le bout d’une baguette de pain assez humide. Particulièrement sucré sur les côtés de la langue, il est calme et livre bien, mais bien peu autre chose que le malt sucré, pas vraiment tourbé, qui s’éteint tout doucement en finale, toujours dans un lit de grain. Non pas nécessairement désagréable, j’aimerais dire « dénaturé par rapport au reste de la gamme Ledaig/Tobermory » mais cette distillerie bipolaire me montre ici qu’entre le pire et le meilleur, elle est aussi capable de l’ordinaire oubliable.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Ledaig 2000

46% alc./vol.
Embouteillé en 2015

Patrick 90%
Ledaig à son meilleur, superbe, intense et savoureux! Nez : Fumée de tourbe, banane verte et citron. Appétissant. Bouche : Un délicieux mélange de fumée de tourbe, de sel et de jus de citron. Avec une touche de pomme verte et de chocolat au lait. Yep, ça sonne bizarre, mais c’est bon. Finale : Longue, intense et épicée.

Ledaig 10 ans

46.3% alc./vol.
Édition 2011. En 1798, un négociant de l’île demanda aux autorités la permission de construire une distillerie ; celle-ci lui fut refusée (pour quelles raisons ?) cette année-là…mais accordée la suivante ! Ce fut donc en 1798 que John Sinclair put construire la distillerie qui ne fut complètement opérationnelle qu’à partir de 1823. Rachetée en 1890 par John Hopkins & Co., puis par Distillers Company Ltd. en 1916, la distillerie fut fermée en 1930. La réouverture n’intervint qu’en 1972 sous le nom de Ledaig. Acquise en 1978 par Kirkleavington Property Co., la distillerie appartient désormais à Burn Stewart qui y a opéré de gros investissements. Le whisky élaboré ici ne vieillit d’ailleurs pas sur l’île, mais dans une autre distillerie du groupe, Deanston dans les Highlands.

André 78%
Nez désagréable de pourri, herbe baignant dans de l’eau de pluie, un peu marin au nez également. Light en bouche, progressant sur la tourbe assez prononcée. Finale s’accrochant sur la vanille où l’herbe pourrie est disparue mais remplacée par le terreau d’empotage pour le bénéfice de l’ensemble.

RV 77.5%
Sans même prendre de chances, ce whiskey réussit à décevoir en chutant en milieu de parcours . L’expérience débute par une déconcertante odeur de préparation chimique, à la limite un mauvais gâteau dans lequel on aurait inversé les proportions de poudre à pâte et de farine. Avec le temps, on migre vers la tourbe et le foin pourri, qui se poursuit en finale. Heureusement, en bouche le nez se corrige – un peu – mais pas la bouche. Quand c’est le dégoût plutôt que l’anticipation qui me fait avaler un whiskey…

Patrick 90%
Nez de tourbe jaune, avec une pointe de sel, un peu de caoutchouc brûlé et une pincée de foin. En bouche, la tourbe montre sa pleine richesse. La pointe de sel est toujours présente, ainsi que le foin et un côté malpropre. La finale est marquée par le sel, avec un peu de céréales. Bien équilibré, une belle richesse de saveur, juste assez unique pour donner le goût d’en prendre un autre verre.

Martin 86%
Couleur d’un jaune pâlotte qui crie la tourbe. Nez: Une traînée de fumée de tourbe et de phénol surplombe une trop petite communauté de citron, de cuir, de pin, de noix et d’huile d’olive de façon savoureusement sinistre. Bouche: Surprenant, huileux et épicé en bouche. Des notes de miel et de citron, agrémentées d’herbe et de noix salées, sont au rendez-vous. Finale: On laisse de côté les fruits et le sucre pour tomber ici dans la boucane de tourbe, le cuir et les feuilles de tabac à pipe. Poivre et médicaments s’étirent un peu et finissent par se chicaner à mon grand dam. Équilibre: On reste tout de même loin des monstres tourbés de l’Islay, mais cette expression de Mull digne de mention reste toutefois solide. Je pourrais recommander sans honte cette expression, accompagnée du Tobermory 10 ans, pour quelqu’un qui souhaite avoir une idée de ce qui se fait dans les îles moins connues de l’Écosse.

Ledaig 15 ans

43% alc./vol.

André 89%
Les effluves de tourbe se baladent, enrobent et se dissolvent dans votre bouche comme par magie. D’une simplicité et une subtilité désarmante. Heureusement il m’en reste une bouteille dans mon armoire.

RV 89%
Démonstration de tourbe mais tout en douceur, du départ à la fin, un fil de tourbe très jaune, délicieuse. Maintenant une rareté, mais toujours aussi délectable, mais il faut aussi être assez chanceux pour tomber sur une bonne bouteille, car cet embouteillage semble très tempéramental , et lorsque l’on tombe sur une bouteille ordinaire (par expérience, 2 fois sur 3), elle est vraiment, vraiment ordinaire.

Patrick 84%
Le nez est frais, marqué par les fruits et les agrumes. Le goût montre une orge prononcée et une légère vanille que je n’avais pas détecté au nez. Huileux. Les fruits et les agrumes sont toujours présents mais plus discrets. Bon, avec des milliers de whiskies différents, il va sans dire qu’ils ne peuvent pas tous nous impressionner par leur personnalité émancipée. Celui-ci est très intéressant, sans faute, et se boit facilement. Indubitablement, les bouteilles de cette distillerie se suivent et ne se ressemblent pas! On dirait plus un Tobermory qu’un Ledaig ??!! Où est la fumée???

Ledaig 17 ans 1998

56.5% alc./vol.
Sherry Butt Cask #35, 540 bouteilles.

André 78%
Tourbe terreuse enveloppée de sherry hyper fruité et bien épicé. Pâte de fruits, gâteau de Noël, tourbe organique bizarre, caramel, cerises et framboises. La bouche est moelleuse avec une légère sensation de terre mouillée en arrivée de bouche, que la vague de fruits enveloppe comme elle le peut… mais il y a quelque chose qui cloche avec le sherry cask. Beaucoup de poivre noir moulu et de sel de mer, de tourbe, de chocolat noir, oranges. Punch d’épices aussi. C’est débalancé et maladroit comme présentation. La finale est longue, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons ; toutes les saveurs les plus pointues masquent presque complétement le sherry et les fruits tendres. Le whisky est trop franc et tranché, j’ai aussi un doute sur la qualité du fût de sherry, ou du mélange avec la tourbe particulièrement herbeuse de Ledaig que j’ai rarement aimé.

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