AnCnoc 12 ans (ancien embouteillage)

40% alc./vol.
John Morrison acheta le domaine de Knock en 1892 au Duke of Fife et découvrit plus tard quelques sources d’eau en friche sur les flancs sud des collines Knock Hill. John Morrison était tellement impressionné par la qualité de l’eau qu’il la fit examiner par un laboratoire spécialisé. La production de whisky commença en octobre 1894. En 1928, un nouveau broyeur de malt fut installé en remplacement du broyeur qui occasionna un incendie et démolit partiellement le mur de la pièce contenant les alambics. Durant la grande récession entre 1931 et 1933, la distillerie a fermé ses portes de même que durant la guerre 1940-1945. De nombreuses distilleries ont servi à loger les militaires durant la guerre. Knockhu fut occupée par une unité de l’armée indienne. En 1983, la distillerie ferma ses portes une troisième fois, avant d’être rachetée par Inver House qui redémarra la production le 6 février 1989.Son single malt fut rebaptisé An Cnoc en 1994 afin d’éviter toute confusion avec le célèbre Knockando. Le single malt de la distillerie entre dans la composition de nombreux blends, tels que MacArthur’s, Catto, Inverhouse, Blairmhor, Heater Cream, Glen Talloch et Hankey Bannister.

André 88%
Un embouteillage qui m’a renversé la première fois où je l’ai goûté. Fruité à souhait dès le départ, très structuré, viennent ensuite la vanille, le chêne et les épices sur une finale douce et très satisfaisante. Cette version n’est malheureusement plus disponible sur le marché.

AnCnoc 12 ans (embouteillage US)

43% alc./vol.

Martin 89.5%
Nez: Sucré mais sans être trop velouté. Butterscotch-vanille, orge et épices. Touche agrumeuse, presque du zeste d’orange. Bouche: Épices de plein fouet, talonnées par une délicate vague de fruits sucrés et de vanille. L’orge et les agrumes sont toujours là mais beaucoup plus effacées. Finale: De nouveau les épices frappent avant de s’estomper aussitôt dans un méli-mélo d’orge et de chocolat. Équilibre: On m’a vanté longtemps les mérites du 16 ans, tellement que je ne donnais pas cher de la peau du 12 ans. Comme je me trompais. C’est un autre bon petit whisky estival. Ça va être un été mignon si je décide de m’acheter une bouteille plein format. Et puis en plus ça m’a donné une belle occasion de me servir du mot « méli-mélo »…

AnCnoc 12 ans (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.

André 91%
Après avoir savouré le AnCnoc Rutter, ça décoiffe de voir la différence entre les 2 expressions. On pourrait jurer que AnCnoc est à voler le titre de ‘’gentle malt’’ à Tomintoul. La douceur, sucrée et mielleuse, les céréales (presque du wheat), les agrumes et le citron très doux, quelques épices effeuilleuses. De balancer ensemble tous ces doux éléments est un beau tour de force et de ne pas éteindre la lueur de ces tendres arômes avec une volée d’épices envahissantes est également un bel exploit. Belle fluidité en bouche, le taux d’alcool minimum est bien caché, rehaussé par les épices. On peut même détecter une petite touche de chauffé/toasté fort agréable, de la pomme verte peut-être, passablement de miel et des dérivés des céréales maltées toastées. Finale tout en douceur, la vanille, le miel encore une fois, les céréales omniprésentes, les agrumes et le citron. Un whisky très abordable qui en surprendra plus d’un!

Patrick 90%
Un drink délicieux, complexe et bien équilibré. Incroyable d’avoir une telle personnalité sans avoir recours à une tonne de tourbe. Nez : Complexe, avec des notes de chêne, orge, vanille, agrumes et une touche sucrée. Bouche : Une belle vague d’épices de chêne, de vanille et d’agrumes. L’ensemble est sucré-poivré. Finale : Longue et savoureuse.

AnCnoc 16 ans

46% alc./vol.

Patrick 86%
Un très bon dram, bien balancé, mais dont le rapport qualité/prix laisse à désirer.  Nez : Céréales et touche de fruits  Un peu de poussière de chêne.  Bouche : Délicieuses épices du chêne, avec une touche de caramel et une pointe de fumée délicate.  Finale : D’une longueur moyenne et un peu fumée.

RV 87%
Très très beau whisky… pour débutant. Peut-être un peu trop standard au nez mais à travers l’orge mouillée un parfum de copeauxde pin s’élève. En bouche c’est du bois mielleux, légèrement salé, qui prête un sentiment terroir à la chose. Finale plus standard même si on est toujours près de la scierie. Petit aftertaste mais savoureux, mais à 30$ de plus que le Lagavulin de même âge, pas le choix de lui faire perdre un gros point.

AnCnoc 18 ans

46% alc./vol.
Issu de l’assemblage de fût de chêne américain (ex-fût de bourbon) de premier remplissage et de fût de chêne espagnol (ex-fût de xérès) de second remplissage.

André 89%
Le raffinement habituel de la distillerie, cette édition suit celle de 12 ans d’âge mais est plus portée sur les fruits. Nez exquis; fruits séchés, bon taux de sucre qui rappelle une liqueur, épices en background, notes d’oranges et de raisins de Corinthe, miel et vanille, gâteau aux fruits, une touche florale aussi qui rappelle l’édition de 12 ans. On fait dans la dentelle de saveur et la légèreté des saveurs, aucun excès, de la justesse liquide. La bouche est sucrée avec un arrière-plan tannique; sherry, fruits séchés, ananas, abricots, poires, pelures d’oranges, texture ayant beaucoup de corps et de structure. Wow… Les épices prennent le relais en finale en seconde ligne, l’ensemble gagne en intensité, sensation tannique et légèrement vieillotte et amère. Finale moyenne logue mais satisfaction garantie. Pour le rendu qualité-prix, le 12 ans a une longueur d’avance sur celui-ci mais dans les 2 cas, cette distillerie vous étonnera de par la justesse de sa présentation pratiquement irréprochable. Je fais de nouvelles découvertes avec chacune de leurs parutions.

Patrick 88%
Un très bon whisky, très complexe, offrant une belle intensité et un bel exemple de la qualité que peux offrir cette distillerie. Nez : Subtile tourbe épicée, avec des fruits séchés, du chocolat, des oranges et du cuir. Bouche : Tonne d’épices avec une belle fumée subtile, à moins que ce ne soit simplement le bois brûlé. Le tout avec du gâteau aux fruits, des agrumes, du miel et une discrète note de vanille.

AnCnoc 1975

44.2% alc./vol.
Embouteillé en 2014.

André 92%
Sherry et cerises noires, dattes, raisins secs, miel, goulu et rond mais intense et plein. Pas mal du style bloc de fruit compressé. En bouche, très textural, le sherry est sur les stéroïdes, un peu vieillot et poussiéreux. Gâteau aux fruits, cerises noires, dattes, oranges et un brin d’épices en finale de bouche appuyé d’une fine astringence. Un peu terreux même, genre vieux fût de sherry oublié dans le fond du warehouse avec plancher de terre. Finale fruitée avec passion, peut-être un peu trop rectiligne au niveau saveurs mais livré avec exactitude et de façon très équilibrée. L’intensité des saveurs ne plaira pas à tous, ainsi que son prix exorbitant, mais une fois passé le choc de la facture, il faudra avouer que les gens de la distillerie ont vu juste et que c’est un superbe whisky.

Patrick 83%
Une certaine complexité, mais trop intense sur les fruits trop mûrs, ce qui contribue à donner un ensemble débalancé. Mon humble opinion est que ce whisky-là a passé 20 ans de trop en fût! Nez : Parfum de vieux vin sirupeux très intense. Cassonade brûlée et quelques épices, mais surtout du vin chaud. Bouche : Sirupeuse, vin chaleureux très boisé, caramel et raisins secs « Sun Maid ». Final : Longue et suave, dominée par les fruits trop mûrs.

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