Wiser’s Limited Special Edition – Recognizing 500,000 Cases Sold – Juin 2003

40% alc./vol.
Édition spéciale remise aux employés afin de célébrer le 500,000ème baril vendu par la distillerie en date de juin 2003.

André 82%
Étonnant de douceur, avec ce nez feutré et sucré, sucre brun, cannelle, confiture de fruits, sirop d’érable et bois blanc. Sans être un whisky de grande complexité, il est très agréable en bouche et livre une ligne directrice qui respecte bien le style. La bouche est un peu trop diluée, les épices fades et un peu molles, bien que le rye pousse quelques soupirs discrets au travers les notes de sirop d’érable et de bois de cèdre avec un arrière-goût légèrement poivré et pauvrement épicé. La finale est passagère et presque expéditive, ces mêmes épices, le rye et le poivre emmitouflé de draps de sirop d’érable et de cèdre séché. Bon, rien d’extraordinaire mais une présentation surprenante pour un whisky relativement basique de ce type. Je me vois plus le siroter par une chaude nuit d’été plutôt qu’au printemps pluvieux…

Patrick 84%
Riche, savoureux et bien balance à défaut de présenter une quelconque complexité. Nez : Caramel fruité très sucré. Parfum assez simple. Bouche : Caramel épicé et sucré, avec une petite touche de fruits et pas mal de vanille. Finale : Un peu courte, sucrée et fruitée.


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Wiser’s Special Blend

40% alc./vol.

Patrick 80%
Un peu rough, mais tout de même pas mauvais. Une belle complexité, mais manque un peu de balance. Pour 2$ de plus, je préfère le « De Luxe ». Nez : Rye, biscuits, cassonade et fruits subtils. Bouche : Tonne d’épices du seigle, poivre, un peu de fruits, des biscuits et une bonne dose de bois carbonisé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois carbonisé.


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Glann Ar Mor Kornog Roc’h Hir

46% alc./vol.

André 86.5%
Tourbé et maritime, jeune et vif. Poussière de pierre, nez poudreux et d’herbe verte mouillée, la poire et des feuilles de menthe. Caractère maritime et tourbé, texture un peu poussiéreuse. La bouche dévoile la force de la tourbe herbeuse, touche de menthol, très parfumé et fruité, mais les fruits tropicaux maintenant, ananas, vanille, amandes. Le parfum me rappelle l’odeur lointain des lilas en fleur au printemps, par une journée encore frisquet, le parfum étant atténué et farouche. On ressent la jeunesse du whisky au travers ses fugues de saveurs pointues et un peu imprévisibles. Finale fruitée, aromatisée d’oranges et de nectarines, vanille crémeuse transpercée de pointes tourbées et de saveurs d’herbe verte et de chlorophylle. Un style qui n’est pas à portée de tous. D’un côté, la fougue rappellera peut-être un peu trop le jeune whisky aux connaisseurs, de l’autre, les nouveaux adeptes le trouveront aussi peut-être un peu trop tranché. Ce qui est vraiment agréable, c’est que la distillerie étale ici son style et sa ligne directrice unique qui rappelle ses origines maritimes sans être confondu avec certains whiskies tourbés d’Islay par exemple.

Patrick 86%
Un très bon whisky, surtout pour ceux qui les aiment malpropres. Intense et savoureux. Nez : Fumée de tourbe légèrement sucrée, avec une touche de vanille, avec un je-ne-sais-quoi de malpropre. Bouche : de la cendre plein la bouche, puis la fumée de tourbe, tourbe qui d’ailleurs semble plein de sueur du gars qui l’a découpée. Finale : Longue, fumée et épicée.


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Glann Ar Mor Kornog Pedro

46% alc./vol.

Patrick 87%
Si je recherchais une tonne de fumée de tourbe, je serais déçu. Mais compte tenu que je recherchais plutôt un whisky intense et délicieux, je suis plutôt ravi ! Enfin, il manque encore un peu d’équilibre, mais ça demeure un réel plaisir à boire. Nez : Parfum de fruits frais et sucrés, avec une bonne dose de vanille. Bouche : De beaux fruits frais et sucrés, de la vanille et quelques épices venant du chêne qui semble encore frais. La fumée de tourbe typique du Kornog est extrêmement discrète. Finale : Longue, fruitée, épicée et très subtilement fumée.


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Ardbeg 1815

50.1% alc./vol.
Embouteillé pour le 200eme anniversaire de la distillerie, ce whisky est le fruit de whiskys distillées en 1974 et 1975 et ayant vieillis pour une période de 33 ans avec une période de mariage supplémentaire de 8 ans en contenant de verre. Le distillat de 1974 a vieilli en bourbon barrel et celui de 1975 en sherry cask. Une édition TRÈS limitée de 400 bouteilles, vendues 5500$ pièce.

André 95.5%
Difficile de ne pas se laisser emporter par l’excitation et l’émotion. Le nez est complet et très soutenue; mélange de fruits rouges, les cerises noires, le cuir, chocolat noir, sel de mer, tourbe soutenue et médicinale. L’intensité des saveurs est étonnante mais la délicatesse du rendu est désarmant. Après plus de 20 minutes dans le verre, les notes de sherry ont redoublé d’ardeur et la tourbe gonflé en intensité. Les deux se complètent mutuellement et le sherry prend des atours de prunes et de raisins séchés, la tourbe est médicinale et maritime mais très posée même si campée sur ses positions. J’ai l’impression que les nuances de tourbes diffèrent pratiquement à chaque lapées supplémentaires… elle présente maintenant des saveurs terreuses et de café torréfié, de chocolat noir amer, les cerises rappellent les barres Cherry Blossom. La finale est soyeuse et distinguée, mariage équilibré de tourbe, café noir, chocolat noir amer, iode, sherry, prunes, raisins secs. Un whisky unique pour un événement historique, sensations et souvenirs de haute voltige, les sens sont tous conquis.


Publié dans Islay Tagués avec :

Caol Ila 30 ans 1983 Special Release 2014

55.1% alc./vol.
Distillé en 1983 et vieilli en American & European Refill oak casks. Édition limitée de 7638 bouteilles.

André 92.5%
Melon au miel, ananas, bananes, camphre très léger, tourbe médicinale, fruits tropicaux, sel marin, sorbet au limoncello nappé de vanille tout juste sortie du frigo. Un whisky qui rappelle grandement ses origines et les éléments de sa fabrication. La bouche est intense, les saveurs exquises, l’équilibre des éléments est parfait; petits fruits sauvages, cuir mouillé et terre noire après un orage d’été, tourbe phénolique et camphrée, sel de mer, fruits tropicaux, melon, citron. La finale est une avalanche de tourbe et de saveurs maritimes, de fruits tropicaux, de phénol, camphre, d’ananas. Étonnant de pouvoir jumeler toutes ses saveurs disparates avec cohésion. Autant les saveurs prises seules trouvent leur place mais l’agencement global une fois que l’on prend nos distances est étonnant d’exactitude. C’est comme regarder un patchwork de près et de loin. De près, on apprécie les détails et le raffinement de la sélection des éléments, de loin, on est surpris du mariage des éléments singuliers et de la cohésion générale. Le chaos en devient presque organisé et le savoir-faire y trouve tout son sens.


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