Mars Iwai Tradition

40% alc./vol.
Originaire du Japon, la distillerie Mars a une histoire aussi tumultueuse qu’hors du commun. Son fondateur n’est autre que Kiichiro Iwai, l’homme à l’origine du départ pour l’Ecosse du fameux Masataka Taketsuru et surtout propriétaire d’une société de spiritueux productrice de shochu (eau- de-vie japonaise). La distillerie Shinshu Mars bénéficie d’une situation géographique exceptionnelle offrant à son whisky un caractère singulier. Perchée à 800 mètres d’altitude dans une région au climat rude, la distillerie bénéficie de sources d’eau pure filtrée par la montagne pendant des siècles. Autre particularité, la production de whisky n’a lieu que pendant les mois d’hiver. La baisse de la demande dans les années 80 oblige la distillerie à fermer ses portes en 1992 jusqu’à sa réouverture en 2011. Un blended whisky composé de 75% de malt whisky et de 25% de corn whisky.

André 78%
Nez atrophié et plat, un murmure de sherry, beaucoup de céréales et le corn est vraiment puissant comparé à son pourcentage entrant dans la composition; sirop de de maïs, céréales séchées, miel et vanille, une touche de fruits rouges, petite cannelle, raisins secs. C’est assez basic et pas mal drette au but. Le whisky est très volatile et les saveurs s’effacent rapidement du verre. La bouche est hyper douce, monotone et les saveurs passagères; fraise et petits fruits secs, sirop de maïs, céréales, banana split. On semble avoir voulu cacher la jeunesse et le manque d’équilibre du whisky en le noyant dans le xérès et le wine cask. Finale nonchalante, notes de moue de céréales aromatisé aux fruits sauvages. Décevant…

Patrick 80%
Pas mauvais, intéressant même, mais pas tout à fait au point. Est-ce que le problème vient de l’alambic ou des fûts, je ne saurais l’affirmer avec un seul échantillon, mais toujours est-il que je suis bien content de ne pas être celui qui a payé pour la bouteille! A ce sujet, merci à Jonathan du Pub Nelligan! Nez : Léger parfum de malt sucré, avec une bonne dose d’herbes amères qui m’ont un peu rebuté au premier abord. Bouche : Un intéressant mélange d’herbe, de fruits mûrs et de céréales sucrées. C’est intéressant, mais le jury n’a pas encore rendu son verdict à savoir si c’est bon. Finale : Un peu sèche, ou plutôt, marquée par de l’herbe séchée, voire brûlée.

Super Nikka – Limited Edition « Revival »

43% alc./vol.
Lancé en 2015 en mémoire du blend de 1962

Patrick 87%
Un grand blend, présentant une riche complexité qui demande d’avoir du temps pour la contempler dans toute sa splendeur. J’aime bien. Nez : Succulent parfum typiquement japonais présentant des herbes, des agrumes, du gingembre, des notes de café et une subtile touche de chêne fraichement coupé. Aussi, un je-ne-sais-quoi me rappelant un sous-bois après la pluie. Bouche : La première gorgée m’a surpris avec une note de fumée de tourbe qui, bien que délicate, n’est pas discrète pour autant. Ensuite, une fois la surprise passée, on y trouve aussi des notes épicées de cannelle, de poivre, de gingembre, des herbes, du miel, des fleurs et une touche subtile de vanille. Finale : Longue et savoureuse, s’étire sur les saveurs de fumée de tourbe, d’épices venant du bois brûlé et de subtiles notes florales.

Ichiro Malt Wine Wood Reserve

46% alc./vol.
Ichiro’s Malt Wine Wood Reserve est un vatted malt inhabituel puisqu’il est composé de Chichibu, de Hanyu mais aussi de single malt écossais. Cette rare expression a vieillie en fûts ayant contenu du vin rouge avant d’être affinée en barriques Ovum, qui sont des futs chêne français façonnés en Charentes par les Meilleurs Ouvriers de France de l’équipe Taransaud.

André 86.5%
Quand t’as quatre pouces de maquillage dans l’visage, c’est probablement le signe que ça cache un visage de cul. C’est un peu l’impression que donne le nez de ce whisky, noyé dans le wine cask costaud et pas subtil et le sucre. Au nez, avalanche de fruits rouges, d’épices mélangées de sucre, chocolat noir fourré à l’orange, un peu licoreux et pas subtil sur l’influence des fûts utilisés. Ce qui surprend en bouche c’est la force des notes de poivre noir broyé, de gingembre et d’épices, cintrées de notes de fruits rouges et de fruits sauvages, les cosses d’oranges, les gros raisins mauves. Il y a un off-key quelque part en bouche, un petit quelque chose dans le wine cask. La finale est hyper épicée et poivre, relativement longue, fruitée sans subtilité, avec un retour sur un mélange épicé-sucré un peu désorientant. Un whisky faisant preuve de beaucoup d’ambiguïté, parfois difficile à suivre mais aussi avec de belles saveurs et arômes.

Patrick 82%
Bon, mes attentes étaient élevées, alors oui, je suis déçu. Un whisky plutôt mono-dimensionnel, qui sera idéal pour ceux qui aiment plus le vin que le whisky! Mais pour les amateurs de whisky, on repassera… J’ai d’ailleurs tenté l’expérience avec des amis qui justement préfèrent le vin au whisky, et ils ont adorés leur dram! Nez : Parfum très marqué par un beau vin rouge sucré et fruité, avec une touche de caramel et de vanille. Bouche : Vin chaleureux très intense, chêne brûlé, caramel cramé et vanille épicée. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Zazu

40% alc./vol.

André 74%
C’est à se demander s’il y a conspiration pour ruiner l’économie du whisky Japonais… Tous les derniers whiskies de cette catégorie que j’ai analysés dernièrement était soit 1) juste ordinaire 2) insipide et sans vie. Ce whisky ne fait pas exception, avec sa dilution maximale et ses faveurs fanées et insipides. Le nez dégage un mélange de céréales baignant dans un jus d’agrumes, le grain whisky est hyper présent et les seules autres odeurs détectables sont la vanille et le miel, les poires peut-être. La bouche est aussi insipide que le nez l’annonçait alors pas de déception là, beaucoup de vanille et de caramel, légères notes toastées, genre céréales Sugar Crisp, une texture crissement ordinaire et des saveurs volatiles. La finale est… finale… ça arrête comme un coït interrompu pis ce n’est pas une mauvaise chose. Encore un whisky pour pogner quek nouveaux poissons avec le prix abordable mais qui au final va les décourager de continuer à découvrir le monde des whiskies.

Patrick 81%
Un whisky léger et sans grand relief, dont l’attrait majeur demeure le prix qui est très raisonnable, surtout pour un japonais. Nez : Léger parfum marqué par de fraîches céréales et de légères agrumes. Bouche : Un whisky léger, avec une texture un peu aqueuse en bouche, ce qui n’est pas surprenant compte tenu du taux d’alcool. Quelques céréales épicées, du bois et des agrumes subtils. Finale : Courte, marquée par des céréales mouillées.

SMWS 119.14 Yamazaki 11 ans

53.9% alc./vol.
« Rasberry imperial stout » – Distilled April 2003 from 1st fill bota corta cask, 538 bottles.

André 95.5%
Couleur hallucinante, très bois foncé, du rarement vu… Avalanche de cerises noires, chocolat noir et café expresso, boisé élégamment et qui rappelle le vieux fût vieillissant dans un entrpôt de terre légèrement humide, la pâte de fruits et la confiture de cerises. Ce whisky offre tout le savoir faire, l’exactitude des saveurs et des textures, l’accord des saveurs, toute la qualité et le détail que l’on retrouverait dans un kimono fait main et artisanal. Incroyable texture moelleuse et duveteuse en bouche. La pâte de fruits, les dattes et les pruneaux séchés, les figues, beaucoup de gingembre et d’épices, cerises noires et chocolat un peu amer, oranges, le toffee chauffé et la cassonnade, gâteau aux fruits. Léger pâteux en finale de bouche avec une montée à la Buzz Lightyear (up to the stars et beyond) des épices, ensemble un peu sec et astrigent. La finale est presque éternelle, sur toutes les nuances de fruits livrés en bouche, ensemble consistant et pâteux, mais combien réconfortant. Ce whisky a un sérieux et une noblette fine et raffinée, les saveurs sont intenses et inspire à la reflexion et presque à l’introspection. Chaque gorgée est un voyage de découverte de saveurs et une variante que l’on prend plaisir à découvrir et analyser. Ce whisky est dans mon top découverte de l’année…

Patrick 95%
Un grandiose whisky d’une complexité hors du commun, superbement original. Yamazaki? Incroyable! Nez : Parfum de vin sucré intense, chocolat au lait et framboises. Diablement appétissant. Bouche : D’une grandiose intensité, du bois brûlé, et… Oui, ils ont bien fait de le nommer « stout impériale à la framboise », ce fut exactement mon premier feeling! Aussi un peu de café, de chocolat noir et de pain de viande. Finale : D’une belle longueur, du bois brûlé, du café noir et du chaleureux vin épicé.

Mars Iwai Tradition

40% alc./vol.
Blended whisky composé de 75% de single malts et de 25% d’alcool de maïs.

André 80%
Rapidement au nez, alcool de grain très prononcé, caramel et céréales Sugar Crisp, bien fruité, genre fruits séchés et raisins secs, un brin de fumée aussi, très discrète ou peut-être un léger bois brûlé extirpé du fût. Belle texture en bouche, les jujubes gummy bears, fruits rouges et séchés, caramel et céréales. La texture a de quoi surprendre car, pour être franc, je m’attendais à une catastrophe en bouche. C’est tout de même dommage que cette même texture de l’arivée en bouche ne tienne pas la note car la sécheresse et le côté de céréales séchés un peu pointues reprend rapidement le dessus et le whisky perdra rapidement de son charme. Cette couverture un peu sèche favorise également le dévelopement des épices et des notes de gingembre ce qui dégrade la texture générale on the palate. La finale est acérée, un peu trop vive, sèche et épicée, grandement dominée par les grains de céréales.

Patrick 81%
Un whisky surprenant, mais pas nécessairement bien balancé. À boire s’il n’y a rien de mieux à boire. Nez : Alcool de grain, sucre et cassonade, avec une touche subtile de raisins secs et de bois légèrement brûlé. Bouche : Fumée de tourbe d’une intensité que le nez ne laissait pas deviner. Et aussi du bois sec, du gingembre et des raisins toujours subtils. Finale : Un peu courte, marquée par la fumée et le bois brûlé.

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