BenRiach 18 ans Dunder Dark Rum Finish

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46% alc./vol.

André 88%
Côté initiative, ce whisky est vraiment dans les essais les plus hasardeux… Raisins sucrés, fruité, bananes fumées, poires, poivre. Superbe texture, rhum sucré. Petit savonneux en finale de bouche. Le whisky étant plus doux (que l’autre édition Rhum finish de 15 ans), l’intégration du Rhum Finish trouve beaucoup plus facilement sa place dans le maelstrom d’arômes et de saveurs. En bouche, le sucre brun caramélisé, les amandes sautées à la poêle, bananes tourbées et fumées, fruits séchés avec une fine touche d’épices. La finale est souple et sucrée mais il y a une petite touche un peu bizarre que j’ai de la difficulté à décrire qui me chicotte en toute finale de bouche et même en rétro-olfaction. Points en plus pour la singularité et l’audace de la présentation, points en moins pour la finale un peu déséquilibrée. Cette distillerie livre, selon moi, la plus belle diversité de cask finish sur le marché et un niveau de réussite enviée de bien des concurrents.

Martin 88.5%
Or pur tirant sur le verdâtre. Nez: Whoa! Tourbe salée en puissance! Fond de canne à sucre, de cuir, de raisin et de chêne. Orge et herbe sont loin derrière. Bouche: Caramel chaud, cuir, raisins, bois, herbe et tourbe. Poivre et sel. Son nez ne nous avait pas menti. Finale: Très chaude et longue. Les épices nous présentent à la planche de chêne, au sucre d’orge et au bloc de tourbe trempé dans le caramel. Équilibre: Une expérience peut-être très linéaire, mais jouissant d’une exceptionnelle qualité d’exécution.


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Glenfiddich 19 ans Age of Discovery Bourbon Cask Finish

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40% alc./vol.

André 85%
Superbe nez, vraiment… Bananes, vanille, miel, pommes vertes, oranges, salade de fruits, ananas, toffee et miel très doux. Le genre de nez avec lequel vous restez pendu à votre verre. En bouche, le whisky est malheureusement trop dilué, un 43% d’alcool aurait été approprié mais pas plus. En bouche, poires au caramel, bananes, salade de fruits nappée de vanille et de toffee mielleux. Background d’agrumes un peu acide. Donc, sensiblement les mêmes saveurs présentées au nez. La texture est par contre moelleuse mais vraiment trop flasque, affaiblie par la trop généreuse dilution. Cela nous force à revenir au nez qui est définitivement d’une grande qualité et dévoile des saveurs singulières dans un équilibre parfait. La finale est douce et fruitée, pas très intense mais tout en nuances et en dégradés. Pour le prix déboursé, cela laisse sur notre faim une fois l’extase du nez passée.

Patrick 82%
Un whisky trop dilué pour plaire aux vrais amateurs de whisky, ou plutôt, aux amateurs de vrais whiskys! Dommage, il semblait avoir du potentiel. Nez : Parfum léger de fruits exotiques, mais au travers desquels ont retrouve aussi quelques fruits des champs bien de chez nous. Le tout est complété par des notes de vanille sucrée et une touche de chêne des plus subtiles. Bouche : Texture très aqueuse, décevante pour un scotch de 19 ans. Fruits exotiques, agrumes et chêne prennent l’avant-plan de mon dram… Mais il faut se concentrer pour oublier la texture en bouche qui est si mince. Finale : Courte et marquée par du chêne sec.


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Glenlivet Delnabo 19 ans

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51.3% alc./vol.
Single Cask, fût #125995, embouteillé le 06/07/2015

André 88%
Pommes vertes roulées dans le toffee fondu et de miel. Fine touche de fruits rouges en background et une pincée d’épices. En bouche, tarte aux pommes et bananes, réglisse rouge, toffee et caramel auxquels se mélangent les quelques épices. Salades de fruits exotiques, poires. Le chêne sec et épicé est très présent en finale de bouche. Le tout, jumelé au taux d’alcool, rend le whisky un peu agressif en bouche malgré ses saveurs qui sont dans l’ensemble très douces. Savoureuses vagues continues de toffee et de miel en finale qui calme le punch d’alcool et les épices trépidantes. Un bel embouteillage mais inférieur aux single casks précédents. Je salue l’idée d’embouteiller des single cask, cela nous permet de constater comment la distillerie assassine ses whiskies dans ses éditions régulières à 40% d’alcool.


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Macallan Rare Cask

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43% alc./vol.

André 90.5%
J’ai l’impression de retrouver le sherry de Macallan qui m’a conquis voilà plus d’une décennie et que je ne retrouve plus dans les nouvelles parutions. Un genre de Macallan Cask Strength… en version 43%. Sherry riche et somptueux, très classy. Prunes, raisins secs, dattes, chocolat et vieux sherry âgé. Feeling un peu vieillot au nez, goulu et rond, très aromatique. Superbe texture pulpeuse et chocolatée, je revois l’image de Halle Berry dans Die Another Day. Définitivement un SherryBomb de whisky. Cerises poussiéreuses, gingembre et quelques épices qui sautillent sur la langue, pâte de fruits, chocolat. Finale avec sa longueur appréciable, saveurs concentrée de cerises noires et de raisins secs, chocolat et café noir, un brin astringent en fond de bouche, avec sa sensation de vieux fût de sherry et d’oranges, relevé d’épices très douces. À défaut de faire preuve d’un éventail de saveurs hyper varié, la présentation est (presque) sans reproches. Avec cet opus à 300$us, on est propulsé dix ans en arrière et on retrouve le vieux sherry typé de l’ancien Macallan. Les anciens fans, déçus de la nouvelle direction qu’ont choisi les dirigeants de la distillerie, retrouveront leur premier amour mais le feront en se disant que cet amour passager se fait au prix du dépouillement imbu son leur portefeuille. Qu’à cela ne tienne, si vous avez besoin d’un dram dans lequel noyer votre nostalgie de Macallan…

Patrick 93%
André a raison, nous sommes ici face à Halle Berry, en fait, celle dont nous rêvions tous il y a 10 ans. Un whisky pulpeux, voluptueux et chaleureux, avec lequel on rêverait de passer la nuit. A 300$, c’est définitivement une aubaine pour une nuit en si bonne compagnie! Nez : La maîtrise de Macallan du vieillissement en fûts de xérès nous explose au nez. Bouche : Fruits parfaitement mûrs, chocolat, notes de chêne et café noir. Finale : Longue, voluptueuse et chaleureuse.

Martin 88%
Amber-Sienna, un sherry Macallan comme ceux auxquels ils nous ont habitués. Nez: Riche vent de raisins et de dattes, prunes, tabac, chêne, orange et chocolat noir. Exquis. Bouche: Rond et sirupeux, ample et bien nanti. Encore raisins secs, cuir, pruneaux, orange et chêne. Cerises, gingembre et gâteaux aux fruits. Finale: Plutôt courte, mais sur toutes les bonnes notes d’un bon fût de sherry. Équilibre: Pour tous les amateurs de vieux vieux scotchs du Speyside mûris en fûts de xérès. Si vous êtes prêts à claquer 300 douilles.


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Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Dallas Dhu 1971

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40% alc./vol.

André 87%
Beurre et vanille, beau toffee crémeux, sherry assez présent, fine touche de fumée à peine perceptible. L’alcool en s’évaporant laisse encore plus de place au sherry et au miel, notes de poires et de fruits secs, nappés de vanille. Le whisky offre une belle puissance en bouche aidée par les épices. Le sherry est même un peu meaty, condensé et un peu vieillot. 20 minutes plus tard, fruits tropicaux, salade de fruits, touche de chocolat au lait, mélangée d’un filin de tourbe fumée. La finale est épicée et de longueur moyenne, un peu de menthol du genre feuille verte écrasée. Une fois le verre vide, chocolat fondu et chaud. Historique mais pas dans ma palette de goût.


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Jack Daniels Rested Tennessee Rye Batch #2

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40% alc./vol.
Recette composée de 70% de seigle, 18% de maïs et de 12% d’orge maltée.

André 81.5%
Après des années de conservatisme digne du Parti Républicain, de voir apparaitre presque coup sur coup, 2 nouvelles parutions de cette distillerie à la fois très connue mais aussi qui nous offre peu de variante sur ses produits phare, est presque déstabilisant. Avec le JD Single Barrel Barrel Proof (60-65% abv) et de JD Rye, c’est à se demander si même les majors ne se font pas eux aussi chahuter par la vague de micro-distilleries qui pullulent partout aux États-Unis. Au nez, le rye est velouté et distinctif, plein de petits fruits sauvages bien rouges et de bonbons nounours en gélatine, sensation presque savonneuse. Je dois avouer que la dilution à 40% parait sans ambiguïté au nez qui est un peu mou et fané. En bouche, une touche de bois de chêne, quelques épices typiques du rye, fine couche de poivre. La texture et l’affirmation gênée du whisky me déçoit beaucoup. Avec le temps, les épices semblent remonter en puissance et s’affublent d’une pincée de poivre noir, de clou de girofle et de cerises noires. La finale est plus pointue, on dirait que les épices continuent d’augmenter en puissance, la texture demeure soyeuse et agréable, adoucie par les fruits rouges et les cerises. Un beau caramélisé ressort aussi au nez après un quart d’heure dans le verre. Sans être le style qui ébranlera vos habitudes whisky, ce rye est agréable et facile à apprécier. Par contre son manque de complexité et le maigre taux d’alcool déçoit un peu. Pour un prix semblable, je préfère garder mon Single Barrel à 47%.

Patrick 90%
Mes attentes étaient élevées, et elles ne sont pas déçues! Le rye à son meilleur : Complexe, bien balancé, punché et tout en douceur à la fois. J’aime. Nez : Parfum généreux et complexe du rye. En fait, un bol de céréales avec de petits fruits. Vraiment appétissant et complexe. Bouche : Complexe, avec des épices, des céréales, des fruits, du chêne brûlé et même une touche de chocolat. Wow, tout y est, et même plus! Finale : D’une longueur moyenne et savoureuse, marquée par les épices et un peu de chocolat.


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